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Des nids-de-poule quelques mois après un réasphaltage

Un nid-de-poule de la taille d'un ballon de... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Un nid-de-poule de la taille d'un ballon de soccer s'est formé dans la rue Saint-François-Xavier, dans le Vieux-Montréal.

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Un nid-de-poule et des fissures ont commencé à se former dans une rue de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie complètement réasphaltée il y a cinq mois à peine. Même phénomène dans une rue du Vieux-Montréal, elle aussi asphaltée en novembre dernier. L'opposition à l'hôtel de ville remet en question l'efficacité du programme lancé par la métropole pour prolonger la durée de vie de certaines chaussées en attendant des réparations en profondeur.

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Un nid-de-poule et des fissures ont commencé à se former dans la rue Saint-Zotique, complètement réasphaltée il y a cinq mois à peine.

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Lionel Perez, élu responsable des infrastructures

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

L'automne dernier, la rue Saint-Zotique a été réasphaltée entre la 1re et la 6e Avenue dans le cadre du Programme complémentaire de planage-revêtement (PCPR). La Ville de Montréal décrit ces travaux comme des soins palliatifs servant à prolonger la durée de vie des chaussées de 7 à 12 ans en attendant des travaux en profondeur. 

Mais alors que ces travaux d'asphaltage ont été terminés en novembre dernier, des fissures et un trou ont déjà fait leur apparition. Montréal dit également avoir constaté plusieurs défauts. « L'inspection visuelle montre des signes d'usure prématurée, et cela nous indique que l'entrepreneur devra faire des corrections à ses frais », a dit Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville. 

Ce cas n'est pas isolé. Un nid-de-poule de la taille d'un ballon de soccer s'est également formé dans la rue Saint-François-Xavier, dans le Vieux-Montréal, une rue bordant la basilique Notre-Dame. « Les travaux ont eu lieu l'été dernier et ils vont devoir recommencer encore l'année prochaine », s'indigne un commerçant voisin. 

L'arrondissement de Ville-Marie explique que cet asphalte a été installé de façon temporaire seulement. La chaussée doit être faite en vieux pavé plutôt qu'en bitume. Or, le chantier de 5,2 millions pour refaire les infrastructures sous la rue Saint-François-Xavier a été plus complexe que prévu. Les travaux devaient être terminés en novembre, mais ils ont pris du retard. Pour éviter de nuire aux célébrations du 375e anniversaire de Montréal, il a été décidé de faire un asphaltage temporaire et de reporter à 2018 la fin des travaux. Le trou apparu depuis sera colmaté, indique l'Arrondissement. 

Programme problématique ?

Projet Montréal, qui a dénoncé ces deux chantiers lors de la dernière séance du conseil municipal, y voit une nouvelle preuve que les interventions en surface sont souvent inefficaces et qu'une réfection en profondeur s'imposerait plutôt. « Faire du pavage de surface là où la dalle de béton est complètement finie, c'est la pire idée. C'est comme mettre une couche de peinture sur un mur couvert de moisissures », dénonce l'élu François Limoges. 

L'élu responsable des infrastructures Lionel Perez a défendu la stratégie en disant que « ce serait la pagaille totale de tout refaire en profondeur ». 

Montréal mise de plus en plus sur ces réhabilitations de surface. La vaste majorité des 290 km de rues que Montréal compte refaire en 2017 doit être simplement réasphaltée et non reconstruite en profondeur. M. Perez souligne que les entrepreneurs garantissent la qualité de leur travail et que la Ville compte intervenir lorsque des cas problématiques lui seront signalés. 

« Toutes les chaussées sont garanties pour un an, alors on va régler cela », laisse entendre Lionel Perez, élu responsable des infrastructures.

La Ville affirme en effet effectuer une inspection de chacun des tronçons réasphaltés un an après la fin des travaux. « Dans le cas où les attentes ne sont pas satisfaites, la Ville demande à l'entrepreneur de corriger, à ses frais, les déficiences observées », précise Philippe Sabourin. 

Des travaux réalisés dans le cadre du PCPR étaient dans la ligne de mire du Bureau de l'inspecteur général (BIG), ses enquêteurs ayant estimé que d'importants correctifs s'imposaient sur des chantiers visités. À l'automne 2015, le contrat d'un entrepreneur avait été temporairement suspendu. La commission responsable du BIG avait alors recommandé de mettre en place un « suivi des chaussées traitées pour mesurer l'efficacité réelle du programme sur la durée de vie des chaussées ». Un suivi est effectué, mais les résultats ne sont pas encore disponibles.




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