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Grogne autour d'une nouvelle piscine olympique

Le Centre aquatique du parc Jean-Drapeau.... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Le Centre aquatique du parc Jean-Drapeau.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Quatorze des quinze maires des villes liées de Montréal sont mécontents de se faire imposer une dépense de 2,8 millions pour une nouvelle piscine de calibre olympique au parc Jean-Drapeau alors que des installations semblables existent ailleurs dans l'île.

Le conseil d'agglomération de Montréal a voté, la semaine dernière, pour la construction d'un bassin temporaire de compétition aux normes internationales afin d'accueillir les Championnats du monde de la Fédération internationale de natation (FINA) des maîtres 2014. La fermeture des quatre piscines du Parc olympique, en restauration jusqu'à la fin de l'année, ainsi que l'exigence de la FINA de limiter à deux le nombre de sites de compétition ont motivé les élus à faire cet investissement. Mais la décision n'a pas fait l'unanimité.

«C'est une question de gros bon sens. On a déjà des centres aquatiques pour la compétition. Et à Pointe-Claire, notre piscine est disponible», affirme Morris Trudeau, maire de Pointe-Claire. M. Trudeau souligne également que «les olympiques et toutes les grandes compétitions se déroulent toujours à plusieurs endroits différents». «C'est une dépense inutile», lance M. Trudeau avant d'ajouter qu'il «aurait fallu que Montréal partage la compétition».

Dans une lettre de la Fédération aquatique du Canada (FAC) que la présidente Lisa Schott a fait parvenir au maire Denis Coderre en décembre dernier et que La Presse a obtenue, il est souligné que le Centre aquatique de Pointe-Claire a été rejeté bien qu'il soit «conforme en tout point». Mme Schott explique que la centralisation des compétitions permet entre autres de réduire les coûts et les risques liés au transport tout en offrant «une meilleure opportunité d'exploitation des commandites».

«Tout à gagner»

«Le Canada, le Québec et Montréal ont tout à gagner... et à perdre», prévient la présidente de la FAC qui souligne également les retombées économiques, la notoriété internationale et olympique. Mme Schott termine sa lettre en rappelant le championnat de 2005 qui a connu un dérapage financier important. «Montréal et la FINA ne veulent certainement pas revivre l'expérience de FINA 2005», écrit-elle.

Un seul des quinze maires des villes défusionnées applaudit à la tenue du championnat. Il s'agit d'Anthony Housefather de Côte-Saint-Luc qui est maître-nageur et participera à la compétition mondiale.

«C'est important que Montréal attire les grands événements sportifs. Il y aura plus de 10 000 participants sans compter les familles. C'est bon pour le tourisme et l'économie», affirme M. Housefather.

À la Ville de Montréal, on estime à quelque 100 millions de dollars les impacts des championnats sur l'économie. On souligne également qu'un tel événement permet à «la métropole de demeurer dans la course pour les prochaines compétitions de sports aquatiques d'envergure internationale».

À l'issue de l'événement, Montréal pourra récupérer le bassin puisqu'il s'agit d'une installation «modulaire et démontable». «Il pourra être réutilisé en tout ou en partie, pour rénover une piscine existante», note-t-on à l'hôtel de ville.

Les Championnats du monde se dérouleront du 27 juillet au 10 août 2014, au parc Jean-Drapeau ainsi qu'au Complexe Claude-Robillard.




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