Un entrepôt de l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau a été évacué après qu'on y ait détecté du TNT dans une boîte qui devait être expédiée en Algérie.

David Santerre LA PRESSE

Le bâtiment sis au 800, rue Stuart-Granham à Dorval, à l'ouest de l'aérogare principale, abrite les aires d'entreposage de nombreuses compagnies aériennes, dont Air France, Delta, KLM et Olympic, Korean Air et Air Algérie.

Vers 13h50, un employé qui menait une inspection de routine des paquets qui devaient être expédiés sous peu a eu toute une surprise en s'intéressant à une caisse de bois faisant 16 cm de hauteur par 56 cm de largeur et 96 cm de longueur. Une boîte arrivée des États-Unis sur place il y a deux jours environ, et qui devait être réexpédiée en Algérie sur les ailes d'Air Algérie.

En y passant un petit bâton muni d'un tampon servant à détecter des matières suspectes, le même genre qui est utilisé à la sécurité pour inspecter les bagages à main des passages, il a détecté une faible quantité de TNT.

Puis, selon nos sources, il a entrouvert la boîte et répété l'opération. «Cette fois, le taux était de 28%, ce qui est très élevé. Souvent, on détecte des trois ou quatre pour cent, mais jamais autant», rapporte un habitué de ces manoeuvres.

Les pompiers ont été alertés, et le grand bâtiment a été évacué. Un périmètre de sécurité a été érigé et les spécialistes en matière dangereuse des pompiers et artificiers de la police de Montréal ont été appelés sur les lieux. 

«Il arrive que des matières explosives se retrouvent dans des colis, par exemple des dispositifs de coussins gonflables, mais en général c'est clairement identifié sur la boîte, il y a un logo qui indique qu'il y a des matières dangereuses. Là, rien», poursuit notre source. 

L'employé qui a inspecté la boîte ne l'a pas trop manipulée, mais à vu à l'intérieur ce qui semblait une longue pièce de métal. La boîte était négligemment fermée. 

La police de Montréal ne confirme pas qu'il s'agit de TNT. 

«Nous sommes sur place afin de déterminer la nature de la substance et comprendre comment elle est arrivée là, légitimement ou non», explique l'agent Anie Lemieux, porte-parole du SPVM. 

Les activités aéroportuaires habituelles de l'aéroport ne sont pas perturbées par l'opération des services d'urgence.