Les cinq frères qui se partagent le holding familial propriétaire de Pièces d'autos Montréal-Nord se sont dits « satisfaits » de la décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ), mais aussi « tristes et déçus d'avoir été traités de la sorte par l'Agence métropolitaine de transport et le ministère des Transports du Québec ».

Mis à jour le 17 déc. 2012
Bruno Bisson LA PRESSE

Dans une déclaration écrite transmise à La Presse par l'entremise d'un représentant de la famille, Claude Daigneault affirme que ce « dossier a été très difficile du point de vue personnel ». Deux des frères Daigneault ont ainsi connu de graves problèmes de santé pendant le processus, marqué par « plus de six ans de conflits avec l'AMT et le MTQ ».

« Nous sommes soulagés d'avoir terminé une procédure éprouvante face à un corps public qui a fait preuve de négligence, de sarcasme et d'abus, alors que de notre côté, nous avons toujours tenté de collaborer », a écrit Claude Daigneault, au nom de ses frères Louis, Camille, Henri et Bernard. Le soulagement des frères Daigneault pourrait bien être de courte durée. Vendredi, Brigitte Léonard, porte-parole de l'AMT, a affirmé que « l'AMT, le MTQ et le Procureur général du Québec étudient présentement la possibilité de porter ce jugement en appel ».

Mme Léonard a refusé de dire sur quel argument l'AMT entend contester cette décision, précisant que du point de vue de l'AMT, la décision du TAQ comporte « des erreurs » et qu'un examen du jugement est en cours pour déterminer des motifs d'appel.