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De la déception, mais pas de casse

Déçus, les partisans du Canadien n'ont pas tous... (Photo: David Boily, La Presse)

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Déçus, les partisans du Canadien n'ont pas tous attendu laf ind u amtch pour rentrer à la maison avec comme résultat que les abords du Centre Bell n'ont pas connu de tumulte.

Photo: David Boily, La Presse

À la sortie du Centre Bell, hier soir, pas de larmes. Pas de cris, pas d'élans de passion. De la casse et du grabuge? Encore moins. Les partisans du Canadien ont encaissé l'élimination de leur club avec une pointe de déception, certes, mais dans le calme le plus total.

À 22h, Sylvain Lemay, inspecteur-chef de la division planification opérationnelle, était serein au bout du fil. Il nous parlait du centre de commandement, où le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) supervise l'intervention depuis le début des séries.

 

«La sortie s'est déroulée dans le calme, tant au Centre Bell qu'au centre-ville», a-t-il indiqué. Deux personnes ont été arrêtées, mais elles ont été aussitôt relâchées.

«On est contents, parce que les Montréalais n'ont pas à subir des émeutes», a poursuivi Sylvain Lemay, faisant référence aux événements du 21 avril 2008, lorsque le Canadien a éliminé les Bruins en huitième de finale. Des commerces avaient été saccagés et des voitures de police, incendiées.

Force est de constater que la défaite n'incite pas aux attroupements. Au terme du match, les partisans ont quitté les lieux sans converger vers la rue Sainte-Catherine, où le SPVM avait déployé d'importants effectifs, hier. Des policiers étaient postés à tous les coins de rue entre Crescent et Peel, vêtus d'un brassard jaune fluo, casque à la main. Une entreprise de suppléments alimentaires avait embauché un gardien de sécurité pour surveiller sa vitrine.

Au Centre Bell, la foule a commencé à s'en aller après la deuxième période, alors que le Canadien accusait un retard de trois points. Berthier et Noëlla Pelletier, de Montréal, étaient de ceux-là. «C'est décourageant, a laissé tombé la dame. On aurait aimé qu'ils gagnent au moins une partie à Montréal. Mais bon, la défense n'était pas là.»

Maxime Bélanger, de Longueuil, a également décidé de partir, voyant que le ton montait entre les partisans des Bruins et ceux du Canadien. «J'aime mieux ne pas prendre de chance», a-t-il confié.

Ses craintes ne se seront finalement pas concrétisées. «Un gars a lancé une bière à un fan des Bruins, mais les gardiens de sécurité sont aussitôt intervenus, a indiqué Éric Lavoie au terme du match. Il y a eu des grosses tensions, mais pas de bataille.»

Défaite appréhendée

Même avant le match, la défaite semblait acquise pour plusieurs partisans. Les fans du Canadien ont été beaucoup moins nombreux à assister au match, hier soir, à la Cage aux sports du Centre Bell.

Le sous-sol de l'établissement était pratiquement désert et peu de partisans portaient les couleurs du Canadien. Rien à voir avec les séries éliminatoires de l'an dernier, où l'euphorie régnait dans l'établissement.

Où est partie la fièvre du hockey? «Les 10 dernières défaites d'affilée n'ont pas dû aider, a répondu la gérante du restaurant, Phanie Charbonneau. Pour nous, c'est la pire année depuis le lock-out de la Ligne nationale de 2004.»

Quelques irréductibles ont toutefois espéré la victoire jusqu'à la toute fin, dont Sean Read, qui a fait un détour par la synagogue, hier. «J'ai demandé à Dieu un miracle», a dit le jeune homme. Il est finalement parti après la deuxième période. Pour refaire ses prières, peut-être.

Avec Paul Journet

 




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