Jean-François Lisée a lancé un « appel au rassemblement » autour du Parti québécois, mardi, car il faut « éviter à tout prix » la réélection du Parti libéral. Il a prévenu qu'un tel scénario est maintenant possible à la lumière du sondage publié dans La Presse.

Publié le 25 sept. 2018
Martin Croteau LA PRESSE

Selon l'enquête Ipsos-La Presse-Global News, la Coalition avenir Québec et le Parti libéral trônent en tête des intentions de vote avec 30% des appuis chacun. Le Parti québécois obtient 20% de la faveur populaire et Québec solidaire, 16%.

Ce résultat prouve qu'il y a une possibilité très réelle que le PLQ soit réélu, a prévenu M. Lisée. Selon lui, seul le PQ peut lui barrer la route.

« Je lance cet appel au rassemblement pour empêcher les libéraux de se faufiler à cause de notre division », a-t-il déclaré.

« J'ai beaucoup de respect pour les électeurs qui pensent que ce serait mieux que ce soit la CAQ, qui pensent que ce serait mieux que ce soit QS, a-t-il ajouté. Mais le fait est que, si on reste chacun dans notre coin, on aide les libéraux à gagner leur pari. »

Le chef péquiste a fait valoir que jusqu'à un électeur sur cinq prend sa décision finale dans les deux derniers jours de la campagne. Il y a donc « beaucoup de volatilité » et son parti est loin d'être battu, a-t-il dit.

« Je vous invite à rester jusqu'à la fin, a-t-il dit. Ce n'est pas fini, c'est un magnifique suspense. Cette élection est une boîte à surprises, et la surprise, c'est nous. » 

La veille, en entrevue éditoriale à La Presse, le chef péquiste avait pesté contre l'échec de la « convergence » de son parti avec Québec solidaire. Un échec qui fait que  « les libéraux sont morts de rire », a-t-il déclaré.

Pas de coalition, mais...

Au cours de cette même entrevue, M. Lisée a exclu la possibilité de former une coalition advenant l'élection d'un gouvernement minoritaire, un scénario qui apparaît pourtant de plus en plus probable.

Le chef péquiste a maintenu mardi que les divergences entre les partis sont trop importantes pour former un gouvernement d'unité nationale. En revanche, il n'exclut pas de former des alliances pour ne pas faire tomber un éventuel gouvernement minoritaire.

Cela dit, il est hors de question que son parti appuie des propositions de la CAQ sur l'immigration, sur les compressions dans l'appareil de l'État et sur la baisse des taxes scolaires, a-t-il prévenu.

« Si un malheur s'abat sur le Québec et que la CAQ forme un gouvernement minoritaire, aucune de ces choses n'aura de majorité à l'Assemblée nationale », a-t-il dit.