L’effet direct du confinement sur les déplacements automobiles a fait chuter drastiquement le nombre de constats d’infraction émis grâce aux radars photo. Moins de 8500 contraventions du genre ont été données le mois dernier, comparativement à 30 000 contraventions de radars photo en avril 2019.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

La situation sans précédent se traduit jusque dans les données concernant les radars photographiques et caméras aux feux rouges compilées par La Presse. Inévitablement, le nombre d’infractions au code de la sécurité routière détectées par ces appareils est proportionnel aux véhicules en circulation.

Alors qu’ils menaient à plus de 37 000 constats d’infractions mensuels pour les premiers mois de l’année, une légère chute a commencé à se faire sentir au début du confinement, avec un peu plus de 30 000 constats émis lors du mois mars. Pour le mois d’avril, la baisse est draconienne. Un peu moins de 8500 contraventions générées par les radars-photos ont été données pour l’ensemble de la province, alors que la consigne demandée à tous les Québécois était de rester à la maison, excepté pour les urgences et les services essentiels.

Cette diminution se traduit inévitablement par une baisse de revenus dans les coffres de l’état. Les contraventions émises grâce aux radars photographiques et caméras aux feux rouges avaient rapporté 3,6 millions $ à Québec en avril 2019, alors que le mois dernier, elles ont rapporté à peine 1,3 million $. Janvier et février ont chacun permis d’ajouter 4,8 millions $ dans les poches du gouvernement, contre 4,2 millions $ pour le mois de mars.

– Avec la collaboration de William Leclerc