La partie riveraine de la municipalité de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, sur laquelle s’est portée l’attention de tout le Québec après la rupture de sa digue, le mois dernier, devrait être considérée comme une zone inondable.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

C’est la recommandation des experts chargés de réévaluer les cartes du secteur, recommandation formulée à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), selon Radio-Canada. Leurs nouvelles cartes font simplement abstraction de la digue qui protège le village.

Ce changement pourrait chambouler la vie des résidants du secteur, notamment en bloquant la reconstruction de maisons sinistrées et en en rendant d’autres impossibles à assurer.

La mairesse de la municipalité, Sonia Paulus, s’oppose de façon ferme à cette proposition.

« C’est certain que ma position n’est pas du tout en ce sens », a-t-elle déclaré hier à la télévision publique. « J’ai quand même 1500 maisons, j’ai des citoyens qui vont être déplacés, c’est un drame humain, ça n’a pas de sens. Je ne crois pas que notre gouvernement ne soit pas à l’écoute. »

Toujours hier, Statistique Canada a rendu publique une analyse avançant que près de 10 000 logements avaient été inondés ou menacés d’inondation au Québec ce printemps.

« Des satellites ont relevé plus de 600 kilomètres carrés de terres inondées, les régions de l’est du Canada étant les plus touchées », a indiqué Statistique Canada. « Les zones inondées comprenaient 153 kilomètres carrés de terres agricoles où les inondations pourraient retarder l’ensemencement du printemps ou entraîner la perte de terres productives pour la saison de végétation de 2019. »