L'homme arrêté hier relativement au meurtre de Mélissa Beaudin a un lourd passé criminel. Richard Bérard, 44 ans, a vécu une bonne partie de sa vie derrière les barreaux pour divers crimes, de la séquestration au vol en passant par la possession de cocaïne.

Mis à jour le 31 juill. 2008
Catherine Handfield

L'homme qui comparaîtra aujourd'hui n'en sera donc pas à sa première visite devant le juge. Bérard a entrepris sa vie criminelle dès l'âge de 19 ans, alors qu'il vivait avenue De Lorimier, dans Rosemont.

En 1983, il a écopé de deux mois de prison et d'une probation de deux ans pour avoir enlevé l'un de ses enfants. À l'époque, son fils Alexandre n'était pas encore né.

Quatre ans plus tard, Bérard a été reconnu coupable de vente frauduleuse d'un bien immeuble, ce qui lui a valu deux mois d'emprisonnement. Et deux ans plus tard, Bérard a écopé de deux ans de probation pour vol.

Au début des années 90, Bérard, alors domicilié dans l'est de Montréal, a commis plusieurs infractions. En 1991, il a écopé de huit mois d'emprisonnement pour méfaits. L'année suivante, il a été condamné à six mois pour entrée par effraction, harcèlement criminel et entrave à la justice.

Drogues dures

En 1993, Richard Bérard a écopé de 30 jours d'emprisonnement pour possession de cocaïne. Il avait d'ailleurs consommé des drogues dures la nuit du meurtre de Mélissa Beaudin, selon le témoignage de son fils.

Le plus récent (et plus grave) crime inscrit à son casier judiciaire remonte à 1998. Richard Bérard avait alors été reconnu coupable de prise d'otage, séquestration et voies de fait. Des accusations qui lui avaient valu trois ans de prison, suivis d'une période de probation de quatre ans.