Gilles Dubé, photographe de finissants

Chaque année, Gilles Dubé croque le portrait de plus de 3000 étudiants. Pour... (PHOTO Daphné Caron/URBANIA)

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PHOTO Daphné Caron/URBANIA

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Joanie Guérin / URBANIA

Chaque année, Gilles Dubé croque le portrait de plus de 3000 étudiants. Pour lui, la photo de finissant, c'est beaucoup plus qu'une simple façon d'immortaliser un excédant de sébum ou un sourire de broches à une époque où on a les sourcils trop épilés. Cheese!

Qu'est-ce que représente la photo de finissant dans la vie d'un étudiant?

Au secondaire, cette étape arrive avec un paquet de nouveautés, comme le permis de conduire, le cégep, la liberté... Ça représente un gros changement, mais je crois que plusieurs étudiants ne le réalisent seulement qu'un peu plus tard dans leur vie.

À l'université, c'est différent. Les étudiants sont très fiers quand je les photographie. Même s'ils sont au bout du rouleau et qu'ils ont hâte que ça finisse, ils sont plus confiants. Mais, pour moi, les plus beaux étudiants sont ceux des Centres d'éducation des adultes, ceux qui finissent leur secondaire V à 27-28 ans par exemple. Ils sont tellement heureux quand je les photographie qu'ils veulent presque partir avec le diplôme que je leurs mets dans les mains!

Le milieu de la photographie de finissants est très compétitif. Quelle est votre marque de commerce?

Depuis cinq ans, je prends des photos humoristiques où les étudiants lâchent leur fou. Par exemple, ils placent leur diplôme comme si c'était une guitare, ils font une pose «Monsieur Muscle», ils envoient un bisou à la caméra, ils font une grimace, etc. Ça marche très bien!

Avez-vous remarqué une différence entre les étudiants d'aujourd'hui et ceux d'il y a 20 ans? 

Depuis sept-huit ans, on sent que les gars accordent plus d'attention à leur look. En 2013, les gars sont là! Avant ça, quand je les voyais arriver, j'étais parfois découragé. Pour les filles, la photo des finissants a toujours été très importante et c'est pour ça qu'elles sont souvent plus difficiles à satisfaire...

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui s'apprête à se faire photographier?

Faire confiance au photographe. On est tous unis d'un même souhait: faire de belles photos. J'ai deux minutes pour faire sortir «le meilleur», alors ta collaboration est toujours appréciée.

Et à un prof?

Honnêtement, les profs sont les plus difficiles à photographier. Chaque année, quand vient le temps de la photo, ils se voient vieillir, alors ils aiment de moins en moins ça... Il faut parfois que je leurs cours après!

Et vous, votre photo de finissant, elle était comment?

Quand je vais chez ma mère et que je la regarde, je me dis que, à cette époque, je ne me doutais pas une seconde que je ferais ça de ma vie... Au moment de la prendre, je n'avais même pas porté attention à l'éclairage, c'est bien pour dire!




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