Souvenirs de camp

Mélyssandre Petit (à droite) a commencé à fréquenter le... (Photo fournie par Mélyssandre Petit)

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Mélyssandre Petit (à droite) a commencé à fréquenter le camp à l'âge de 11 ans, avant de devenir aspirante monitrice, monitrice et formatrice d'aspirants moniteurs.

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Charles-Édouard Carrier

Collaboration spéciale

La Presse

Que l'on ait été campeur ou moniteur, les camps de jour ont marqué la vie de bien des jeunes. Mais que reste-t-il de ces souvenirs d'été ? La Presse est allée à la rencontre de ces enfants et adolescents aujourd'hui devenus adultes.

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Mélyssandre Petit a commencé à fréquenter le camp à l'âge de 11 ans, avant de devenir aspirante monitrice, monitrice et formatrice d'aspirants moniteurs.

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Catherine Gougeon a passé 15 étés au Ranch Massawippi,... (Photo fournie par Catherine Gougeon) - image 1.1

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Catherine Gougeon a passé 15 étés au Ranch Massawippi, où elle a été campeuse, monitrice et coordonnatrice.

Photo fournie par Catherine Gougeon

LES SOUVENIRS DE ZOOM

Catherine Gougeon, 35 ans

Elle a été campeuse, monitrice et coordonnatrice. Quinze étés passés au même endroit. « Le Ranch Massawippi, c'était ma vie, jusqu'à six mois par année », dit-elle. Plus jeune, elle se souvient à quel point le rôle de moniteur impressionnait : « Ils étaient nos idoles, nos vedettes à nous. » Puis ce fut à son tour d'occuper cette place. Tradition oblige, on lui a donné un nom de camp. Parce qu'on disait qu'elle courait vite, ses collègues l'ont baptisée Zoom.

« Ça m'a toujours impressionnée : tu avais Catherine Gougeon dans la vraie vie et Zoom dans la bulle qu'était le camp. »

- Catherine Gougeon

Aujourd'hui, elle occupe un rôle de gestion et fait plusieurs parallèles entre son travail et ses premières expériences comme coordonnatrice du camp. « Notre mandat était d'épauler l'équipe de moniteurs, mais aussi de les superviser. Mes premières interventions avec un employé, je les ai vécues là. Le processus de formation, d'évaluation, établir des objectifs, etc. On accueillait 500 enfants et on gérait une soixantaine de moniteurs... Honnêtement, ça a forgé ce que je suis devenue. »

LA FOLIE DU THÉÂTRE

Benoit Drouin-Germain, 35 ans

Il a été campeur, puis moniteur sous le nom de Cheez-Whiz. Il entretient encore aujourd'hui un lien profond avec le Camp De-La-Salle et s'implique toujours auprès de cette colonie de vacances qui a marqué sa vie de jeune adulte. « J'y retourne chaque année. C'est très émotif comme lien », explique-t-il.

« Quand on arrive là, on sort à peine de l'adolescence, c'est notre premier emploi, c'est un moment où on se cherche un peu, puis on se fait confier des responsabilités. Ça nous en apprend énormément sur nous-mêmes. »

- Benoit Drouin-Germain

Benoit Drouin-Germain se souvient de cette troupe de théâtre au camp que les moniteurs avaient créée avec les moyens du bord. « À cette époque, nous étions plusieurs qui soit entraient à l'école de théâtre, ou encore qui avaient des aspirations à devenir comédien. Nous montions des pièces pour les jeunes du camp. On les présentait sur le toit du local d'arts plastiques, déguisés par le costumier de fortune. Roméo et Julien, Hensel et Bretelle, etc. Il y avait énormément de folie et de grandeur dans ce qu'on racontait aux jeunes. »

SON PETIT UNIVERS 

Amélie Badier, 36 ans

Dès l'âge de 7 ans, ses parents l'envoyaient en colonie de vacances trois semaines par été. Puis, à 14 ans, toujours au même endroit, elle a entrepris ses cours d'aspirant moniteur. « On vivait dans un tipi pendant un mois et demi. On dormait sur un tapis de sol, on mangeait dans nos gamelles, c'était vraiment un cours d'apprenti-survie. On était reclus du camp de vacances dans le bois. On avait le droit de prendre une vraie douche peut-être une fois par semaine, et il fallait gagner des points pour la douche ! » 

En tant que campeuse comme en tant qu'aspirante monitrice, Amélie Badier conserve d'excellents souvenirs de ses étés au camp. « J'ai été à ce même camp de l'âge de 7 à 15 ans, dit-elle. Je connaissais tout le monde. Et d'année en année, ce qui était génial, c'est que c'était toujours la même gang. J'ai beaucoup d'amis de l'époque du camp de vacances que je vois encore aujourd'hui. »

« C'était ma vie, ce camp-là. C'était mon petit univers à moi. »

- Amélie Badier

SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT 

Alexandre Laperrière, 33 ans

Moniteur de camp, cela a été son premier emploi.

« J'étais payé 105 $ par semaine pour probablement 92 heures de travail... ! Tous mes amis étaient là, on travaillait ensemble, tout l'été. »

- Alexandre Laperrière

Il a eu la responsabilité des groupes des garçons 8-9 ans et des adolescents 12-14 ans, avant de gravir les échelons jusqu'à directeur de parc. « Tu apprends à gérer des situations de la vie qui ne sont pas toujours simples. Ça fait certainement grandir et ça te sort de ta zone de confort. À peine 16 ans et gérer une douzaine d'enfants de 8 ou 9 ans, ça développe ton sens des responsabilités. »

Il se souvient d'une fin de journée particulièrement marquante au Village Vacances Valcartier. « Il nous manquait un enfant. Je suis resté là-bas pour le chercher pendant deux heures, pour finalement apprendre que le parent était venu le chercher sans nous avertir. J'ai tellement eu peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. »

DÉCOUVRIR SES FORCES 

Mélyssandre Petit, 34 ans

Elle a commencé à fréquenter le camp à l'âge de 11 ans. Puis elle a poursuivi en étant aspirante monitrice, monitrice et formatrice d'aspirants moniteurs. De l'enfance au début de la vie d'adulte, c'est une grande partie de son existence qu'elle a passée à l'Auberge Le P'tit Bonheur.

« Ça laisse des traces à tout jamais. J'ai passé les meilleurs moments de ma vie d'enfant, d'adolescente et de jeune adulte là-bas. »

- Mélyssandre Petit

« Ça nous marque parce qu'on vit des moments intenses, où on dépasse nos limites. On crée notre identité, ça forme notre personnalité », poursuit-elle.

De toutes les expériences qu'elle a vécues, une sort du lot : une escapade en canot-camping au cours de laquelle un violent orage a forcé le groupe à quitter les rapides de la rivière, à monter les canots aux abords de la route et à trouver refuge chez l'habitant. « En plein air, il y a plein de choses qui sont hors de notre contrôle, dont la température. Il fallait garder la tête froide. C'est dans les moments les plus intenses que l'on découvre nos forces. »

SCOUT UN JOUR, SCOUT TOUJOURS

Guy Laverdière, 66 ans

Il se remémore avec grand plaisir ses premières expériences de camp d'été, ou d'hiver, alors qu'il était scout.

« J'ai commencé louveteau, puis éclaireur. Ce que je retiens surtout, c'est le côté camaraderie et la fraternité qui se dégageaient de ça. »

- Guy Laverdière

« Puis, par notre engagement scout, c'était d'apprendre le dévouement auprès de la communauté pour faire une bonne action », explique-t-il.

Pour Guy Laverdière, ces premières années au sein du mouvement scout se sont avérées très positives. « Les camps permettaient de mettre en pratique tout ce que nous avions appris pendant l'année. C'était de nous valoriser. C'était d'apprendre à se découvrir, apprendre à respecter l'autre, comprendre la nature, les bienfaits qu'elle nous procure, puis tout le côté humanitaire, aider son prochain, le respect de l'autre. » Une fois éclaireur, il a reçu le nom de totem Aigle Dévoué, un nom qu'il considère encore comme très à propos aujourd'hui.

En 1980, il a participé à la fondation d'un mouvement scout dans la paroisse de Saint-Côme. Il organise cette année, les 11, 12 et 13 août au Camp Richelieu, un grand rassemblement de jeunes et d'adultes qui ont marqué cette page d'histoire de Saint-Côme.




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