Les résolutions: bonne ou mauvaise idée?

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Prenez-vous des résolutions? Pour certains, c'est une façon de faire le bilan, alors que pour d'autres, c'est un exercice inutile et angoissant. Nous avons demandé à des personnalités publiques si, oui ou non, elles prendraient des résolutions en 2017.

Isabelle Racicot: «Je choisis un mot qui va teinter mon année»

«J'ai déjà pris des résolutions, mais je finissais toujours par les oublier ou ne pas les tenir très longtemps! Par contre, depuis quatre ans, c'est Élyse Marquis qui m'a donné cette idée de choisir un mot qui va teinter mon année. J'écris un mot, je le mets sur mon bureau bien en évidence et ça donne le ton à mon année. Il y a des décisions que j'ai prises en fonction de ce mot. Ça me donne une ligne directrice. Par exemple, j'ai eu le mot "audace", et cette année-là j'ai entrepris des projets que je n'avais jamais osé lancer avant. C'est une façon différente de prendre des résolutions. Cette année, pour 2017 ce sera le mot "efficacité", car je trouve que je dépense beaucoup d'énergie pour rien du tout, que ce soit à la maison, en affaires, au travail. J'ai envie de me recentrer et de dépenser mon énergie de manière plus pratique, moins dispersée.»

Pierre Brassard: «Pas de résolution parce que c'est dangereux»

«Pourquoi Pierre Brassard ne prend-il pas de résolution pour 2017? D'abord, avez-vous remarqué que je parle de moi à la troisième personne? Bon, ça, c'est une autre histoire qui sera traitée plus tard cette année dans le cahier Pause sous le titre "Nos artistes crackpots de 2017". Revenons à nos moutons (allusion subtile ici à tous ceux qui embarquent encore dans le concept des résolutions). Pas de résolution parce que c'est dangereux! Soyez avertis! Faites gaffe! Sachez que la résolution est une bête sournoise qui s'agrippe à vous et qui, dès la moindre défaillance de votre part, attend le moment précis où la valve de la CULPABILITÉ (carburant de base du judéo-chrétien) se rend disponible pour lui en souffler un surplus jusqu'à l'éclatement du sujet en sanglots. Dramatique comme image? Mais n'était-ce pas ça, 2016? Alors imaginez 2017!»

Sébastien Diaz: «Une sorte d'introspection que je m'oblige à faire»

«Pour moi, les résolutions n'ont rien de spirituel. C'est plutôt une sorte d'état des lieux, d'introspection que je m'oblige à faire à chaque début de nouvelle année. Comme un bilan où je réalise ce sur quoi j'ai à travailler, quels objectifs je souhaite atteindre... Ça fait des années que je me dis que je dois déléguer davantage au boulot parce que j'en fais trop. Sur les projets télé auxquels je participe, j'anime, je réalise, j'écris les textes, je fais le montage, la musique... Je dois donc apprendre à faire davantage confiance à l'équipe qui m'entoure. Ça m'évitera les quasi-burnout dans le futur! Généralement, je tiens mes résolutions au moins deux semaines, puis les mauvaises habitudes me rattrapent... Reste que j'aime devoir me regarder dans le miroir une fois par année pour savoir où j'en suis comme homme, comme père et comme collègue de travail. C'est mon moment psycho-pop annuel!»

Léa Clermont-Dion: «Non à cet exercice de résolution trop stressant»

«Premièrement, cet exercice finirait par semer une angoisse incontrôlable chez moi, déjà assommée par le doute de l'existence. Ça serait l'apothéose de mon anxiété. Je dis donc non à cet exercice de résolution trop stressant qui a d'ailleurs un côté judéo-chrétien qui sent le fond de tiroir.

Deuxièmement, ça fait déjà plusieurs années que je fais cette liste et ça n'altère pas mes mauvaises habitudes, c'est-à-dire perdre mes bas dans mon bordel infini. J'ai toujours pris cette résolution de mettre fin à mes traîneries. Et pourtant, mes bas continuent, d'année en année, à disparaître sans crier gare, mystérieusement. C'est bien la preuve que les résolutions, ça ne sert strictement à rien.

Bref, ce petit rituel rime, pour moi, à faire semblant d'être 1) une adulte épanouie et sérieuse, 2) une personne bonne qui prend le temps de respirer le matin, boire de l'eau chaude au citron ou pratiquer quotidiennement la méditation. Ce que je ne suis résolument pas.»

Patricia Paquin: «Des objectifs pour l'année à venir»

«Oui, je prends des résolutions, mais disons que c'est plus des objectifs pour l'année à venir que des résolutions pures et dures. C'est une façon de donner un thème à l'année à venir. Cette année, je souhaite être dans l'action! Ma fille va avoir 2 ans le 13 février prochain [elle a deux autres enfants de 6 et 15 ans], disons que je me suis beaucoup donnée à ma famille ces dernières années, et j'ai envie de penser un peu plus à moi en 2017 et de me remettre à l'avant-plan. Que ce soit de bien me sentir dans mon corps, dans mon travail, dans mon équilibre. Je veux être dans l'action, je veux réaliser mes projets et ne pas attendre la providence! Je ne veux pas être à la course non plus, je veux vivre, prendre le temps, avoir un bel équilibre de vie, c'est ce que je souhaite pour 2017.»




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