Chéri, j'ai réduit la maison

Aux États-Unis, on répertorie environ un millier de... (Photo: fournie par Tumbleweed Tiny House Company)

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Aux États-Unis, on répertorie environ un millier de ces maisons lilliputiennes qui abritent parfois des familles entières.

Photo: fournie par Tumbleweed Tiny House Company

Ce ne sont ni des cabanons, ni des maisons de poupée, ni des pavillons de jardin. Antithèse du rêve américain, solution au surendettement, le phénomène des tiny houses fait de plus en plus d'adeptes en Amérique du Nord.

Vivre dans un espace minuscule de  8 pieds par 12 pieds? C'est ce qu'a osé Jay Shafer, quand il a construit sa première tiny house en 1999.

«Je l'ai fait par nécessité: je n'avais pas les moyens d'acheter une maison plus grande et je ne voulais pas prendre une grosse hypothèque. J'aimais aussi l'idée de dessiner une maison dont la taille n'excéderait pas mes besoins réels», confie en entrevue téléphonique Shafer, le fondateur de Tumbleweed Tiny House Company, qui à ce jour a vendu 50 de ces minimaisons aux États-Unis, au Canada anglais de même qu'en Australie et dans quelques pays d'Europe.

Les Tiny Housesde Tumbleweed ont une dimension moyenne variant entre 100 et 130 pi2 et sont construites sur des plateformes mobiles (un acheteur peut aussi se procurer un plan et construire de ses mains sa minimaison). Aux États-Unis, on répertorie environ un millier de ces maisons lilliputiennes qui abritent parfois des familles entières. Tout dépendant des matériaux utilisés, le coût de leur construction varie entre 40000$ et 50000$.

La philosophie derrière le mouvement Tiny Houses, poursuit Jay Shafer, consiste à se délester de tous ses avoirs superflus pour faire de la place à ce qui rend réellement heureux. Pour élire domicile dans sa minidemeure, il a dû se départir d'une tonne de choses. «Notre rapport aux objets est très psychologique. C'est très libérateur, de laisser aller tout le superflu», exprime Shafer, qui a déménagé dans une minimaison de 500 pieds2, depuis qu'il s'est marié et a eu un enfant.

La vie dans une boîte minuscule ne rend-elle pas claustrophobe, à la longue? «Non, à part quand il y a plusieurs personnes dans la maison», répond M. Shafer.

Se loger petit, pour vivre grand

Les acheteurs deminimaisons se divisent en trois grandes catégories. La première se compose de jeunes gens qui voient dans l'acquisition d'une telle demeure un moyen de devenir propriétaire sans se ruiner et en évitant de payer de lourds impôts fonciers. La deuxième est faite de gens qui ont soit vendu leur maison ou carrément abandonné une maison qu'ils n'avaient plus les moyens de payer.

Et bien sûr, il y a ceux qui adoptent cette philosophie pour des motifs écologiques. «Plusieurs personnes sont attirées par une vie plus simple. Et les tiny houses sont étonnamment confortables. La clé est dans un bon design et une abondance d'espaces de rangement.» Sans parler du fait que ces petits volumes ne coûtent pas cher à chauffer, allégeant l'empreinte écologique de leur propriétaire.

Sur son Tiny House Blog, Kent Griswold publie depuis 2007 des photos de microchalets, de yourtes et autres minuscules habitations qui incarnent la philosophie du «vivre petit».

Mimi Zeiger, journaliste au magazine Dwell et auteure d'un ouvrage sur les minimaisons, résume ainsi l'avantage de vivre dans une petite boîte. «Je vis dans un studio, ce qui n'est guère surprenant, puisque j'habite à Brooklyn. Quand j'ai besoin d'espace pour déployer mes ailes, je vais dans un espace public. Je vais dans un parc, un marché public ou un café. Mon espace de vie a beau être petit, j'occupe beaucoup d'espace dans le vaste monde.»

Infos: www.tumbleweedhouses.com




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