Terrasse du William Gray: une très belle terrasse sur tout Montréal

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La terrasse du William Gray est située au 8e étage du 421, rue Saint-Vincent, à Montréal.

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Cet été, on sort ! Avant un spectacle, après une randonnée ou dans le cadre d'une escapade, nos critiques mettent à l'essai des restaurants un peu partout à Montréal et autour. Cette semaine, une spectaculaire terrasse qui domine le Vieux-Montréal.

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Les meubles blancs et noirs, aux lignes pures, sont simples et de qualité, ce qui est agréable après trop de terrasses pour touristes aux chaises de plastique bon marché.

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Quand je suis allée pour la première fois à la terrasse de l'hôtel William Gray, c'était vide. On était au début de l'été et j'avoue avoir alors eu une petite pensée inquiète. Le lieu me semblait tellement spectaculaire. Comment était-il possible que les Montréalais et tous les gens de passage dans la ville le boudent ?

En fait, c'était apparemment tout simplement parce que ce restaurant était encore trop neuf. J'étais de retour au 8étage de l'hôtel du Vieux-Montréal tout récemment et il était bondé. Un mardi soir. Donc le mot s'est bien vite répandu et la terrasse haut juchée est devenue, avec raison, l'un des lieux les plus courus de l'été du 375anniversaire de la métropole. Pour tout dire, quand j'y suis arrivée, il y avait une file d'attente.

L'atout principal, loin devant les autres, sur la terrasse du William Gray, c'est la vue. Tout simplement. On est sur le toit de la vieille ville et on domine tout. On voit le décor d'Avudo s'illuminer, on voit la grande roue, le fleuve, L'homme de Calder, Habitat 67...

Des chaises noires au design original, des tables blanches, un long bar minimaliste et une marquise amovible nous rappellent que dans cet hôtel, on soigne les décors.

Contrairement à ce que j'ai déjà vu trop souvent, la cuisine du restaurant est elle aussi tout en haut de l'immeuble, ce qui améliore grandement la qualité de l'offre et la rapidité du service. On n'est pas chez des professionnels de tables étoilées et il serait sûrement payant que les serveurs suivent quelques ateliers de plus sur l'art de servir le vin. Mais on est dans un restaurant fonctionnel. Et où tout le monde semble fort gentil et poli. C'est une copine parisienne de passage qui me l'a fait remarquer. Tant de sourires excusent bien des maladresses.

TOUCHE ESTIVALE

Côté assiette, les plats se succèdent et ne sont pas tous aussi délicieux les uns que les autres. Mon préféré : la salade de crevettes nordiques, petites crevettes de Matane, dans une mayonnaise au citron vert, beaucoup de citron vert, et à l'aneth. Servie sur des tranches de concombre qui apportent des vitamines vertes et croquantes. Un peu d'oeufs de saumon pour des notes maritimes accrues. De bonnes tranches de pain au levain grillées sur le feu. C'est vrai et frais, juste assez salé, parfaitement estival.

La salade de tomates et mozzarelle n'est pas tout à fait aussi réussie. Les tomates sont en saison, donc bien fraîches et juteuses, mais le fromage pourrait être plus moelleux, plus délicat. On en produit au Québec et on le réussit. Et pourquoi la sauce rose ? Est-ce vraiment aux fraises, comme le serveur nous l'a dit ?

La personne avec qui je mangeais, elle, a adoré le poulpe grillé, tendre - mais juste un petit peu sec -, que l'on sert avec beaucoup de crudités en salade - impeccables - et une purée de betteraves. Là encore, on est dans le plat d'été charmant, à la fois léger et savoureux.

Dommage que l'assiette de gravlax avec salade de trévise et autres verdures ne nous ait pas plus transportées. Le poisson mariné était non seulement servi en toute petite portion, mais très peu goûteux, voire fade. Probablement une bonne introduction pour ceux qui veulent apprendre à aimer ce mets venu du Nord. C'est servi avec une crème aux herbes, un fin croûton.

Et là, comme dans chaque assiette, on est généreusement servi en verdures fraîches. Et déjà ça rend heureux par une belle soirée d'été.

Au dessert, on a choisi le nougat glacé que l'on sert avec bleuets et amandes grillées. C'est servi dans une verrine, et ma convive m'a fait remarquer que le tout ressemblait à ces yogourts que l'on commande à l'hôtel. De la crème blanche en dessous, des amandes ensuite, des fruits frais...

En tout cas. On a cherché en vain le goût de miel et les pistaches ou les amandes dans l'appareil qui n'était pas super glacé. Je me demande souvent, quand je vois ça, en plein coeur de l'été, pourquoi les restaurants ne mettent pas simplement les fraises fraîches ou les framboises ou les bleuets de saison au menu. Avec de la crème et du sirop d'érable. Je parie qu'ils pourraient vendre ça à bon prix et qu'on serait quand même tous totalement ravis. Parce que l'été, a-t-on besoin de plus que de bons produits, pas compliqués ?

NOTRE VERDICT

Prix : Plats à partager, de 12 à 29 $ ; desserts, 8 $.

Carte de vins : On n'est pas ici chez des amateurs fous de vins naturels ou de petit crus artisans uniques, mais on n'est pas au royaume des clichés non plus. Quelque part entre les deux, avec de jolies bouteilles canadiennes notamment. Quand on compare avec les prix de la SAQ, on constate que les marges ne sont pas basses, mais pas excessives non plus.

Décor et lieu : Les meubles blancs et noirs, aux lignes pures, sont simples et de qualité, ce qui est agréable après trop de terrasses pour touristes aux chaises de plastique bon marché. La vue est tout simplement spectaculaire. On est juché sur le toit de l'hôtel William Gray, dans le Vieux-Montréal, entre la rue Saint-Vincent et la place Jacques-Cartier. On voit loin. Le fleuve, le pont Jacques-Cartier, le Vieux-Port, le Vieux-Montréal, le début du centre-ville, etc.

Ambiance : C'est devenu cet été un endroit très couru où on va pour sortir ou amener des amis en visite à Montréal. Idéal si on est de passage dans la ville.

Service : Gentil, mais les puristes resteront sur leur soif. (Et on a hâte, en passant, que tous les restaurants de Montréal sachent que même quand on sert du vin au verre, on apporte la bouteille à table...)

Plus : La vue.

Moins : Quelques plats pourraient être peaufinés.

On y retourne ? Oui.




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