Balsam Inn: baume gourmand au centre-ville

La décoration a été conçue avec beaucoup d'objets... (Photo Andre Pichette, La Presse)

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La décoration a été conçue avec beaucoup d'objets récupérés, comme un décor de théâtre, pour avoir l'air d'un bar à l'ancienne.

Photo Andre Pichette, La Presse

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Installé rue Metcalfe, en plein centre-ville, juste à côté de la Taverne du Square Dominion dont il est le petit frère, le Balsam Inn est un bar où l'on va aussi manger.

N'essayez pas d'arriver là avec vos jeunes enfants, il faut avoir au moins 18 ans pour y entrer. On y sert des cocktails inventifs - j'adore le concept du Sbagliato: campari, vermouth et prosecco, donc une sorte de Sprits Apérol fortifié - ainsi que du vin de petits producteurs indépendants triés sur le volet. Pensez importations privées, productions bio, cépages excentriques...

Le lieu, d'ailleurs, comme la Taverne, a l'air d'un vieux pub. Pourtant, l'espace n'était aucunement un établissement de restauration avant que le Balsam Inn s'y installe, porté par le même trio que la Taverne d'à côté, Alexandre Wolianski, Nicole Lemelin et Alexandre Baldwin, qu'on connaît depuis le temps du Baldwin de l'avenue Laurier et du Whisky Café.

La décoration a été conçue avec beaucoup d'objets récupérés, comme un décor de théâtre, pour avoir l'air d'un bar à l'ancienne. Il y a une énorme rampe en laiton provenant de l'Oratoire, des banquettes de cuir trouvées Chez Gauthier - le restaurant de l'avenue du Parc aujourd'hui fermé -, un vieux meuble de magasin général adapté aux lieux pour accueillir les bouteilles du bar, du bois recyclé. Avec les briques peintes en vert forêt en prime, on s'y sent comme si la pièce avait été habitée par des buveurs de bourbon depuis toujours.

Dehors, une de ces terrasses montréalaises plantées en pleine rue plutôt que sur le trottoir - tel que l'exigent les règlements de la Ville - est joliment ombragée et permet de manger al fresco durant les beaux jours.

Le menu, lui, va droit au but. Chaque jour, la cuisine propose un thème différent - le mardi où j'y suis allée, c'était l'agneau, une autre fois, le poulet - et une soupe du moment, en plus du menu habituel, qui se compose d'une demi-douzaine d'entrées et d'autant de plats principaux.

Plusieurs de ces assiettes sont pour partager, comme l'entrée de purée de haricots cocos, qu'on monte à l'huile avant de la garnir de haricots séchés bien croquants et de piment d'Espelette. Pour déguster, le pain plat est une sorte de croisement des plus heureux entre la pâte à pizza et le pita, avec une touche de naan. C'est moelleux et réconfortant.

L'entrée de hareng fumé est plus individualiste, avec ses morceaux de poisson bien charnus, imbibés de la saveur du bois torréfié, et accompagnés d'une salade de pommes de terre aux cornichons. Un joli plat qui nous prépare à l'automne. Pour des saveurs plus estivales, on choisit tout simplement l'assiette de tomates ancestrales à la mozzarella du Québec et au basilic frais. À moins que le fromage ne soit accompagné d'un autre légume puisque ce plat fluctue selon les arrivages du marché.

Concept surprenant, on propose les antipasti en plat principal alors que c'est par définition une entrée en Italie. Peu importe. C'est un bon plat à partager pour ceux qui ne sont venus que prendre un verre et c'est une des rares possibilités légères dans le menu, qui en compte trop peu. On aime le prosciutto, les morceaux de saucisson, les olives, la petite portion de ricotta - pas maison toutefois - qu'on combine avec ce fameux pain plat.

Pour un repas plus costaud, on choisit le thon confit, donc doucement cuit dans l'huile et qui reste moelleux, qu'on accompagne de rapini dont l'amertume est amortie par une bonne poignée de raisins secs. Un joli plat, mais encore là, bien riche, plus automnal qu'estival.

Au dessert, la cuisine propose ses classiques - tiramisu, beignets au goût du jour, dont les marrons une des fois où j'y suis passée - et une création de saison, qui était encore récemment le brownie au chocolat blanc, donc «blondie», à la pistache, déposé sur une crème anglaise et coiffé d'une pêche ou d'une poire pochée. Lourd, à la fois bien sucré et bien ponctué par l'acidité du fruit, parfait pour les amateurs de desserts costauds à la nord-américaine. On le mange en mettant de tout dans chaque bouchée.

Sympathique et honnête, sans exploit.

Balsam Inn

1237, rue Metcalfe, Montréal

514 507-9207

lebalsaminn.com

> Prix: Entrées entre 7$ et 15$, plats principaux entre 16$ et 20$. Desserts entre 5$ et 9$.

> Atmosphère: Gens d'affaires du centre-ville le midi, amateurs de hockey ou de musique les soirs d'événements au Centre Bell, qui est à deux pas. L'univers hipster version centre-ville. Réussi.

> Service: Sympathique et efficace.

(+) La déco chaleureuse, les plats pas compliqués à partager autour d'un cocktail.

(-) Trop peu d'options légères dans un menu résolument plus automnal que printanier ou estival.

On y retourne? Oui.

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