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Incursion dans le quotidien d'un top modèle

À l'aube de la trentaine, Félix s'estime chanceux... (photo fournie par Spot 6 management)

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À l'aube de la trentaine, Félix s'estime chanceux de toujours travailler.

photo fournie par Spot 6 management

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Samuel Larochelle

Collaboration spéciale

La Presse

L'air mystérieux et l'attitude désinvolte du Québécois Félix Bujold, 28 ans, sont en vedette dans la collection automne-hiver de LAMARQUE pour hommes. Un contrat qui s'ajoute à sa longue carrière de mannequin installé à New York.

Débuts à 17 ans

Félix Bujold a été abordé à 14 ans par une agente de mannequins lors d'un road trip à Salt Lake City, mais ce n'est que trois ans plus tard qu'il a vu sa carrière débuter. Sa soeur a organisé sa première séance photo avec la photographe Colombe Boileau et ses clichés ont immédiatement obtenu du succès. «Le lendemain de mon dernier examen du secondaire, je me suis envolé pour Milan, là où plusieurs directeurs de casting cherchent des visages vierges. Je ne suis même pas allé à mon bal de finissants.» Depuis 11 ans, il a posé et défilé notamment pour Louis Vuitton, Lacoste, Diesel, Fila, Levi's et Philippe Dubuc, en plus d'être apparu dans les pages des magazines Vogue, Esquire et GQ.

Six vols chaque mois

Au cours de la décennie qui a suivi, Félix a travaillé dans 16 pays en Asie, en Europe, en Océanie, en Afrique et en Amérique du Nord. Plus jeune, il participait aux semaines de la mode de Londres, Paris, Milan, Berlin et New York la même année, faisant d'innombrables allers-retours pour les essais et les défilés. Bien qu'il affirme avoir ralenti la cadence aujourd'hui, il prend plus d'un avion par semaine, en moyenne. Résultat : les congés se font rares. «C'est difficile de faire des plans de vacances avec ma copine ou mes amis. Je ne connais pas mes horaires à l'avance et je ne peux pas dire non à de gros contrats. [...] Heureusement, mon travail me permet de voyager énormément et de changer d'air.»

Neuf colocs

Les beaux et les belles du mannequinat sont souvent logés dans des appartements où ils dorment trois par chambre. «Ce n'est pas un cadeau... Les jeunes mannequins ont souvent peu d'expérience en colocation, ils ne savent pas nettoyer et ils ne sont pas conscients des autres. Heureusement, j'ai peu vécu dans ce type d'endroits. Je suis souvent hébergé chez des amis ou je loue un appartement. Parfois, les clients nous paient l'avion, l'hôtel et la nourriture.»

Dix heures de sport par semaine

Se décrivant comme un «grand mince relativement musclé», Félix Bujold est un adepte de plusieurs sports (basketball, football, ski, jogging, volleyball, tennis), en plus d'aller au gym, où il définit ses abdominaux, ses pectoraux, ses biceps et ses épaules. Mais jamais à l'extrême. «J'ai une obligation envers mes clients de maintenir une certaine shape, mais je ne vois pas ça comme une tâche. J'essaie de toujours m'amuser et de rester constant. Mais je suis aussi gâté par la génétique.»

3000 $ US (près de 4000 $ CAN)

Son salaire moyen pour une journée de travail, quand il pose pour des catalogues ou certaines campagnes publicitaires. Par contre, il est fréquemment sous-payé par les magazines. «Le Vogue m'a déjà payé 75 euros [110 $ CAN], alors que j'étais bien installé dans le milieu. Les dirigeants de magazine nous disent que c'est bon pour notre réputation et notre visibilité... Parfois, ils ne paient rien du tout.» Les défilés ne sont pas non plus rentables. «Ça paie entre 300 et 500 $, mais tu travailles plus que tu es payé. J'en faisais plus à mes débuts. Aujourd'hui, j'en fais un peu pour garder une espèce d'image fashion.»

2225 calories par jour

Le genre de calcul qu'il ne fait jamais. « J'évite les sucres, les gras et le sel. Je m'assure de manger de la nourriture de qualité, la plus biologique possible. Mais je mange de tout. »

28 ans

À l'aube de la trentaine, Félix s'estime chanceux de toujours travailler. «Chez les filles, rares sont celles qui travaillent après 25 ans, mais elles débutent souvent plus tôt, vers 14 ans. Les gars travaillent beaucoup plus vieux. Je pourrais continuer toute ma vie, même avec les cheveux poivre et sel. Je pourrais annoncer des vêtements, des crèmes, des rasoirs ou des montres pour hommes.»

N'empêche, le côté superficiel de sa profession lui pèse de plus en plus. «Je trouve que je n'apporte rien d'important au monde. Je trouve ça un peu plate de me limiter à ça.» Contrairement à certains mannequins, il ne rêve pas d'une transition vers le métier d'acteur, mais plutôt d'un saut en affaires. «J'ai acheté un terrain à deux heures au nord de New York et je veux construire plusieurs chalets dans le bois pour la location. Avec le temps, j'aimerais en avoir partout dans le monde, tant en montagne que sur la plage.»

Douze heures par jour

Nombre d'heures que durent certains contrats. Son métier exige de l'endurance. «C'est difficile de recevoir tous ces flashs sous une lumière intense, d'être debout sans bouger, de trouver la pose qui fonctionne avec le décor, l'ambiance et le mouvement, alors que le styliste arrange les détails de ton linge et que le maquilleur fait des retouches. C'est dur sur le corps.» Notons tout de même que beaucoup de contrats durent deux ou trois heures.

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