Petite maison: la petite maison de Danny

Le nouveau restaurant du chef Danny St-Pierre que l'on connaît grâce à ses... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Le nouveau restaurant du chef Danny St-Pierre que l'on connaît grâce à ses nombreuses présences à la télévision, mais aussi toutes ses autres tables - Auguste à Sherbrooke, anciennement Laloux à Montréal ou même Derrière les fagots à Laval - s'appelle la Petite maison.

Il est installé avenue du Parc, en plein Mile-End, dans ce qui ressemble à un appartement de rez-de-chaussée. On n'est pas dans ce qu'on appellerait une maison classique, style pavillon détaché comme dans les contes d'enfants, mais on a effectivement l'impression, quand on y entre, d'arriver chez quelqu'un.

L'espace est divisé en deux, avec une salle à manger en avant et une autre en arrière, la cuisine étant entre les deux. Les plafonds relativement bas et les pièces d'échelle plus résidentielle que commerciale complètent cet effet. Dans ces deux espaces, les tables sont rapprochées, la décoration est toute simple - des livres empilés, des photos, des plantes - et l'atmosphère, très vivante.

Même si le restaurant attendait encore son permis d'alcool au moment où nous y sommes passés, le zèle des distributeurs du droit de vendre du vin n'avait pas eu raison de l'enthousiasme des dîneurs, prêts à mordre avec un jus ou un smoothie dans la cuisine néo-ménagère du sympathique chef. Parce que St-Pierre, qui n'était pas là exceptionnellement quand nous sommes passés, est particulièrement cordial, et cela se voit dans son restaurant.

L'accueil est souriant, généreux. Rapidement, on nous met à l'aise, on explique bien les plats et les concepts des lieux. Le sourire est au rendez-vous.

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Au lunch ou au brunch - en attendant le permis d'alcool, le restaurant n'est pas ouvert le soir -, difficile de passer à côté des fameuses «poutines renversées», une création du chef bien connue des clients de son Auguste à Sherbrooke. Il s'agit en fait d'une sorte de cromesquis modifié, où la bouchée frite à base de pommes de terre est farcie de fromage et de sauce. C'est brûlant, fondant, peut-être pas exactement léger, mais délicieux. Et c'est une façon certainement raisonnable d'apprécier le goût de ce plat québécois populaire, car on ne prend qu'une ou deux de ces poutines en bouchées avant de passer au reste des ingrédients recommandés par le guide alimentaire.

D'ailleurs, parlant de bon pour la santé, il faut essayer le smoothie vert à base d'avocat, crémeux et rafraîchissant. Joyeux et probablement antioxydant. Mon plat préféré? L'omelette, sans hésiter, qui est hyper légère, parfaitement cuite pour rester très moelleuse et qu'on farcit d'une crème aux herbes vertes variées fraîches et parfumées.

La lasagne aux courgettes et à la viande est aussi intéressante parce que la proportion de légumes est grande, ce qui donne au plat une jolie élégance.

En entrée, on nous avait conseillé de prendre le tartare, taillé au couteau de façon traditionnelle, mais apprêté avec miso et tomate plutôt que les traditionnelles moutarde et câpres. Le résultat, légèrement sucré, est effectivement fort intéressant, moelleux, et se laisse manger aisément avec le croquant net de quelques croustilles.

La salade d'endives, pommes et noix, classique, est plus légère, peu surprenante, mais impeccablement exécutée. Partout sur ces plats, le chef utilise généreusement du cresson rouge très frais et bien croquant qui apporte son goût poivré. On pourrait se plaindre de la redondance, mais le résultat est probant et les feuilles tranchent agréablement avec la richesse des autres ingrédients des assiettes.

Seule déception de ce repas de cuisine ménagère très bien faite? Les desserts, dont un brownie impeccable côté texture et qualité du chocolat, mais où l'utilisation du cumin nous a semblé malheureuse. Mais peut-être est-ce uniquement une question de goût. Quant à la brioche au bacon, très costaude, elle a plu surtout à un ado recruté pour la tester qui a apprécié la combinaison du sucre à la crème et du gras bien salé du bacon.

En plus de l'atmosphère et de la décoration du lieu qui nous donnent vraiment l'impression d'entrer chez M. St-Pierre, la cuisine semble aussi être celle que le chef prépare tous les jours, en famille, et c'est franchement fort sympathique. Bienvenue à la Petite maison.

Petite maison. 5589, avenue du Parc, Montréal. 514 303-1900.

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Notre verdict

Prix: menu complet du midi pour 20 $. Menu du brunch, à la carte, avec des plats entre 4 $ et 14 $.

Carte de vin: pas encore de permis d'alcool.

Service: efficace et courtois même dans un restaurant très achalandé.

Atmosphère et décor: un restaurant qui ressemble à un appartement avec des pièces séparées plutôt qu'une grande enceinte ouverte. Niveau de bruit costaud et tables rapprochées, ce qui crée une atmosphère très conviviale et chaleureuse, mais peu propice aux confidences.

On aime: la cuisine toute simple, fraîche, très bien faite.

On aime moins: les petites pièces et les tables rapprochées pas idéales pour les conversations privées.

On y retourne? Oui, c'est sûr, dès que la Petite maison a son permis d'alcool.

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