Enfin un bon couscous!

Avec ses couscous au poisson ou aux crevettes... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Avec ses couscous au poisson ou aux crevettes dont les grains sont légers et parfumés, Aux deux oliviers réussit à nous faire oublier les semoules détrempées qu'on retrouve trop souvent ailleurs.

Photo: André Pichette, La Presse

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Robert Beauchemin
La Presse

Pas facile de trouver du bon couscous par les temps qui courent. Trop de carottes et de navets, pas assez de goût.

Pourtant, ce ragoût tonifiant du Maghreb, emblème de l'immigration et symbole de la présence arabe en Europe, est devenu le plat préféré des Français. Ça ne risque pas de se produire ici très bientôt, étant donné la piètre qualité générale de ce qui nous est servi partout en ville.

 

Souvent bâclé - la semoule précuite ou lyophilisée (quand elle n'est pas réchauffée) et les viandes préparées à part du bouillon (sacrilège!) -, le couscous a pris la voie de la facilité, à l'instar des sushis et autres petits plats agréables des «autres» cultures. Malgré cela, quand on a la chance de tomber sur un vrai petit troquet, on peut faire mentir le pronostic.

Par exemple, ce microresto sur deux étages et demi (la demie étant la cuisine, en contrebas du comptoir de plats à emporter) qui réussit à nous faire oublier les semoules détrempées d'ailleurs avec un couscous au poisson ou aux crevettes (plat qu'on trouve à peu près uniquement en Tunisie), dont les grains sont légers et parfumés.

Ce qui ne vous empêchera pas de choisir les autres variantes, agneau, légumes ou merguez, et de repartir de là satisfait car la préparation est faite sur place, de manière transparente, sur une petite cuisinière à quatre éléments. Comme à la maison.

La patronne prépare aussi d'excellentes salades mechouia (sorte de ratatouille très relevée), aux carottes, ou tunisienne (tomates, concombres, oignons, coupés en petits cubes) qui peuvent aisément faire une entrée vitaminée.

En finale, de petites délicatesses à la pâte d'amandes, aux pistaches et aux noix, dont les ardents coloris sont vaguement inquiétants. Mais une fois en bouche, on oublie vite ces petits détails tant ils sont affriolants. Une adresse vraiment sympathique, ça!

Aux Deux Oliviers

1870, rue Rachel Est, 514-526-4429

(") Des patrons a-do-ra-bles! Et on peut apporter son vin!

(-) Le menu est un peu limité et convenu. Et on ne retrouve pas certaines spécialités typiquement tunisiennes, parmi les plus populaires.

 

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