L'Espagne simplifie les étiquettes du jambon ibérique

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Victimes de la crise économique qui frappe le pays depuis 2008, les éleveurs ont réduit leurs élevages, passant de quatre millions de têtes il y a trois ans à deux millions et demi aujourd'hui.

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Agence France-Presse
MADRID

Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une norme visant à consolider la réputation internationale du jambon ibérique en simplifiant les différents labels et renforçant les contrôles qualité de la vedette de sa gastronomie, qui peut atteindre des prix mirobolants.

Parmi les viandes les plus réputées au monde, ce jambon est tiré du porc ibérique, au groin effilé et à la peau et aux sabots sombres, qui se nourrit en plein air de «bellotas», glands de chênes typiques de la péninsule ibérique.

«Le jambon ibérique est un produit vedette de la gastronomie espagnole, c'est son emblème», a déclaré vendredi le ministre de l'Agriculture Miguel Arias Cañete.

Mais ses multiples appellations sont «extrêmement confuses», laissant le consommateur, aussi bien espagnol qu'étranger, souvent perplexe devant la qualité réelle de ses fines tranches sombres, a-t-il ajouté après le Conseil des ministres au cours duquel la nouvelle norme régissant le secteur a été adoptée.

Le nombre de dénominations désignant le jambon ibérique a été réduit à trois: «bellota» pour un porc qui s'est nourri de glands en plein air, «cebo de campo» pour les animaux élevés en plein air, mais qui se nourrissent de céréales et d'aliments composés et enfin «cebo» pour les animaux élevés en enclos.

La nouvelle réforme introduit aussi un code de couleurs pour l'étiquetage, avec une étiquette noire réservée aux seuls porcs 100% ibériques élevés aux glands.

L'appellation «pata negra», parfois accolée à des jambons de moindre qualité, ne pourra désormais être appliquée qu'à la viande de porcs 100% ibériques.

Le gouvernement renforce aussi les contrôles de qualité, en précisant notamment les temps d'affinage et en établissant les superficies minimums obligatoires sur lesquelles doivent pouvoir fouiller les porcs.

Victimes de la crise économique qui frappe le pays depuis 2008, les éleveurs ont réduit leurs élevages, passant de quatre millions de têtes il y a trois ans à deux millions et demi aujourd'hui.

Les prix suivent la finesse du goût: souvent plus de 100 euros le kilo et même jusqu'à 4000 euros pour un jambon, affiné pendant plus de sept ans, dans le cas le plus spectaculaire.




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