Du cheval dans des hamburgers vendus en Irlande et Grande-Bretagne

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Agence France-Presse
LONDRES

Des hamburgers vendus entre autres dans les supermarchés Tesco en Grande-Bretagne et en Irlande contenaient de la viande de cheval, selon une enquête menée par les autorités irlandaises qui a suscité l'émoi dans les deux pays, où l'hippophagie est taboue.

«C'est une affaire extrêmement grave. Nos concitoyens ont dû être très inquiets d'apprendre ce matin que lorsqu'ils achetaient des burgers au boeuf, ils achetaient en fait quelque chose avec de la viande de cheval», a réagi mercredi le premier ministre britannique, David Cameron, devant les députés.

L'Autorité de sécurité alimentaire irlandaise (FSAI) a testé 27 hamburgers censés contenir exclusivement du boeuf et a trouvé de l'ADN de cheval dans 10 d'entre eux (37 %) et de porc dans 23 (85 %).

Les produits contenant du cheval provenaient de deux usines en Irlande appartenant à Liffey Meats et Silvercrest Foods et de l'usine Dalepak Hambleton au Royaume-Uni. Ils étaient en vente dans des chaînes de supermarchés populaires comme Tesco, Lidl, Aldi et Iceland.

Les hamburgers contenaient généralement peu de cheval, sauf dans un échantillon relevé chez Tesco, où il en contenait 29 %.

Les autorités irlandaises expliquent les traces de porc par la fabrication de produits contenant cette viande dans les mêmes usines, mais s'interrogent en revanche sur la présence de cheval, qui n'est normalement pas utilisée.

«En Irlande, ce n'est pas dans notre culture de manger de la viande de cheval et par conséquent on ne s'attend pas à en trouver dans un burger», a souligné Alan Reilly, le directeur général de la FSAI, tout en rappelant que ces produits ne présentaient pas de risque pour la santé.

La consommation de cheval est en effet aujourd'hui quasiment inexistante dans le pays comme en Grande-Bretagne, où elle est tombée en désuétude dans les années 1930.

«De même, la présence d'ADN de porc est inacceptable pour certains groupes religieux ou individus qui ne mangent pas de porc», a ajouté M. Reilly.

Les supermarchés concernés ont annoncé qu'ils allaient retirer immédiatement les lots concernés et ont présenté leurs excuses. Silvercrest, qui possède l'une des usines incriminées, a aussi suspendu de la vente tous les produits en question.

«Silvercrest n'a jamais acheté ou fait commerce de produits équins et a lancé une enquête à grande échelle sur deux fournisseurs situés en Europe continentale, qui sont suspectés d'être la source du produit en question», a indiqué un porte-parole du groupe.

David Cameron a pour sa part demandé une enquête urgente de l'agence britannique des aliments (Food Standards Agency, FSA), qui va rencontrer les responsables des chaînes de supermarchés et fabricants pour les aider à tracer l'origine du problème parmi leurs fournisseurs.

«Il n'y a pas de risque pour le public parce qu'il n'y a pas de risque alimentaire, mais c'est un état de fait complètement inacceptable», a estimé le premier ministre.

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