Catherine Dionne-Foster: brasser les préjugés

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Catherine Dionne-Foster, copropriétaire de la microbrasserie La Korrigane.

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Tout comme la distillation, le brassage est un métier très physique, constitué à 75 % de nettoyage, de charriage de chaudières, de poches de céréales et de barils de bière. Mais cela n'a pas fait peur à Catherine Dionne-Foster, copropriétaire de la microbrasserie La Korrigane. Depuis toute petite, elle a toujours été attirée par les loisirs et les métiers plus typiquement masculins.

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« Historiquement, le brassage était fait à la maison par les femmes», aime rappeler Catherine Dionne-Foster, copropriétaire de la microbrasserie La Korrigane.

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La filiforme jeune femme aime la pêche à la mouche, la chasse et la cueillette de champignons. Géologue de formation, elle n'a jamais, ô grand jamais, demandé à un homme de l'aider à trimballer ses carottes de forage.

« On développe des trucs pour être capable de se débrouiller toute seule », admet celle qui croit que certaines brasseries hésitent à embaucher des femmes pour cause de capacités physiques différentes.

« Historiquement, le brassage était fait à la maison par les femmes, aime rappeler la Saguenéenne désormais installée à Québec. Ce n'est qu'avec l'industrialisation que le brassage est devenu un métier d'hommes. Mais tranquillement, les femmes reprennent le fourquet. »

Et aujourd'hui, elles bâtissent leurs entreprises à leur image. Dans le cas de Catherine, c'est une microbrasserie « artistique » qui, après sept ans d'activité, vient d'agrandir sa cuisine pour mieux fournir à la demande.

« Je viens du milieu des sciences, alors j'ai une approche vraiment rigoureuse. En même temps, j'ai une sensibilité pour tout ce qui est artisanal et créatif. Je ne sais pas si mes bières ont une "touche féminine", mais je privilégie la finesse, la fraîcheur et l'équilibre. J'aime travailler avec les plantes sauvages, les petits fruits, le miel urbain, les hydrolats d'Aliksir. »

Si elle a d'abord eu du mal à se faire accepter comme brasseuse - « En plus, les gens ont du mal à dire brasseuse, j'entends souvent brasseure, mais c'est brasseuse ! » -, elle ressent aujourd'hui une grande fierté d'avoir pu contribuer à dissiper quelques préjugés.

Elle espère maintenant côtoyer de plus en plus de femmes dans son milieu, pour la parité, pour la diversité et pour faire taire quelques-uns de ces consommateurs à gros bras tatoués qui pensent encore que les femmes ne savent pas apprécier la bière, encore moins la faire !




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