Virée gourmande: Montréal à l'italienne

Les Italo-Montréalais ont de bonnes adresses à faire... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Les Italo-Montréalais ont de bonnes adresses à faire découvrir, lesquelles sortent parfois des frontières de la Petite Italie et de sa célèbre rue Dante. C'est ce que l'on découvre dans le nouveau ouvrage intitulé Montréalissimo, vivre et manger à l'italienne.

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La communauté italienne a depuis longtemps fait sa place au soleil à Montréal. Au-delà des tomates fraîches et de leurs jardins luxuriants, les Italo-Montréalais ont une histoire à raconter et de bonnes adresses à faire découvrir, lesquelles sortent parfois des frontières de la Petite Italie. C'est ce que l'on découvre en parcourant Montréalissimo, vivre et manger à l'italienne, un livre signé Lynne Faubert et Michele Forgione. Découverte des saveurs du Montréal italien avec les auteurs.

IMPASTO

Ici, c'est un peu comme le quartier général. C'est dans ce restaurant, copropriété de Michele Forgione et de Stefano Faita, qu'a eu lieu le lancement du livre. C'est également ici que nous retrouvons Lynne Faubert et Michele Forgione pour entamer ce circuit italien. Avec la cuisine ouverte et l'accueil, on se sent vite ici comme à la maison.

Un menu italien. Une ambiance montréalaise.

48, rue Dante 

www.impastomtl.com

Le Caffè San Simeon... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE) - image 2.0

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Le Caffè San Simeon

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CAFFÈ SAN SIMEON

S'il n'y avait pas d'écrans au plasma, on jurerait que l'endroit n'a pas changé d'un iota depuis son ouverture en 1979. Pendant quelques décennies, le local enfumé était un lieu de prédilection pour les hommes de la communauté, qui venaient y discuter et jouer aux cartes. Et voilà que dans les années 2000, la cigarette a été bannie et les femmes ont commencé à pousser la porte de cet établissement reconnu pour son café. On en sert d'ailleurs entre 700 et 800 par jour. La clientèle s'est diversifiée. Les Italiens pur jus côtoient les Québécois. Les poussettes, les familles envahissent maintenant l'endroit. Mais les vieux clients sont toujours fidèles au poste. Ils lisent chaque jour leur journal en italien en attendant qu'on les appelle par leur prénom pour qu'ils puissent venir chercher leur café au comptoir. 

39, rue Dante

PÂTISSERIE ALATI-CASERTA

Ceux qui n'ont jamais mordu dans un cannolo doivent absolument faire « connaissance » avec cette coquille de pâte frite farcie de crème de ricotta à la pâtisserie Alati-Caserta, où le propriétaire Marco Calderone met encore la main à la pâte. Le comptoir garni de gâteaux et de biscuits fait le bonheur de ceux qui vont à la messe le dimanche à l'église Notre-Dame-de-la-Défense, située juste en face.

277, rue Dante

alaticaserta.com

La Baia dei Formaggi... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE) - image 3.0

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La Baia dei Formaggi

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LA BAIA DEI FORMAGGI

Ici, nous ne sommes plus dans la Petite Italie. Et pourtant, l'endroit, dans le décor depuis 42 ans, sent, goûte et respire l'Italie. Les immenses meules de fromage qui trônent un peu partout sur le comptoir ajoutent à l'authenticité du décor. On vient ici pourquoi ? « Pour le parmigiano reggiano », répond sans détour Patricia Occhiuto, l'une des filles du propriétaire, Franco Occhiuto. C'est que celui que l'on trouve à La Baia est âgé de 36 mois, précise-t-elle. Le goût et la texture ne sont évidemment pas les mêmes que ceux du fromage âgé de 18 mois, le plus fréquent sur le marché. Le défi ici, c'est d'arriver à la caisse avec un seul produit. Les fromages, les charcuteries, les pâtes fraîches : tout est alléchant.

1715, rue Jean-Talon Est

www.labaia.ca

PIZZERIA DI MENNA

Les amateurs de mets italiens doivent inévitablement avoir une adresse de Saint-Léonard dans leur carnet. Après tout, on trouve dans ce secteur de la ville une forte proportion de gens originaires du Bel Paese. La Pizzeria Di Menna fait partie de ces destinations à connaître. Avec ses cinq écrans diffusant des parties de soccer ou de tennis, son bar aux tabourets rembourrés et son éclairage bleuté, la Pizzeria Di Menna accueille ses clients dans un décor kitsch-rétro. Le dimanche, l'endroit qui, au départ, disposait d'à peine quelques chaises est pris d'assaut par de nombreuses familles italiennes. Les pâtes aux fruits de mer comptent parmi les spécialités de la maison. Le vendredi, le restaurant qui offre également des commandes pour emporter prépare en moyenne 300 pizzas. Parole d'Enrico Di Menna, fils du fondateur qui a repris le restaurant. 

6313, rue Jarry Est

dimenna.com

GELATERIA VINCENZO

Un café l'hiver, un gelato l'été ? Certains clients fidèles de Vincenzo Vinci osent sortir même par temps froid et achètent un pot de crème glacée pour emporter. Ici, pas de couleurs fluorescentes, pas de bonbons multicolores. Celui qui dirige cette gelateria du quartier Villeray depuis quatre ans croit qu'il ne sera jamais populaire auprès des enfants. Mais leurs parents, par contre, en redemanderont. Et pour cause, le jeune homme a appris l'art du gelato dans la région de Calabre avec un vieux fabricant de glace, Palmerino Mercuri, qui, devant l'absence de relève, a voulu faire partager ses connaissances. Vincenzo Vinci est même rentré à Montréal avec en poche les recettes de son mentor. On craque pour la glace à la pistache ou au chocolat, qui rappelle le goût du Nutella. 

500, rue Villeray

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Michele Forgione et Lynne Faubert

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LES AUTEURS

« Il est dur à expliquer, ce livre », lance d'emblée Lynne Faubert, qui cosigne Montréalissimo avec Michele Forgione. Et non, ce n'est pas un livre de recettes, tient-elle à préciser. C'est une lorgnette. Évidemment, l'ouvrage contient des recettes, mais on y trouve aussi des lieux, des portraits, de l'histoire. Le tout est illustré par les photos de David de Stefano. « Tout le monde pensait que ce livre avait déjà été fait », raconte en riant Lynne Faubert. Et finalement, non. Maintenant qu'il a laissé partir son bébé, Michele Forgione souhaite que les gens partent en pèlerinage, visitent les bonnes adresses et échangent avec les Italiens d'ici.

Montréalissimo, vivre et manger à l'italienne

Lynne Faubert et Michele Forgione

Les Éditions de l'Homme, 232 pages, 34,95 $

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