Où trouver des gardiens, accompagnateurs ou tuteurs?

Lisa-Marie Nantel a réussi le cours Gardiens avertis... (Photo Bernard Brault, La Presse)

Agrandir

Lisa-Marie Nantel a réussi le cours Gardiens avertis de la Croix-Rouge canadienne. «Depuis que je suis toute jeune que j'avais hâte de le suivre», dit la gardienne, très motivée.

Photo Bernard Brault, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Lisa-Marie Nantel a gardé deux petits garçons les mardis et vendredis soir, de janvier à juillet. «J'aime beaucoup les enfants», dit la Lavalloise de 11 ans, qui a suivi le cours Gardiens avertis de la Croix-Rouge canadienne.

Désormais sans contrat régulier, Lisa-Marie propose sa candidature comme gardienne sur le site de petites annonces Kijiji. «Tant que ça ne nuit pas à ses études, je suis d'accord pour qu'elle garde», indique Patrick Nantel, son père.

Bien des parents d'écoliers rêvent d'avoir de l'aide pour superviser les devoirs ou accompagner leurs enfants à leurs activités, en semaine à partir de 15 h 30. Soit juste après la classe, alors que les enfants sont pleins d'énergie et les adultes, coincés au boulot. Voici quelques pistes pour trouver la perle rare.

Kijiji et Facebook

Les sites de petites annonces comme Kijiji permettent d'afficher gratuitement une offre d'emploi pour un gardien ou un tuteur scolaire. Ou encore, de fouiller parmi les candidatures proposées.

Une famille de Saint-Lambert cherchait récemment, sur Kijiji, une gardienne pour s'occuper de Lily, 8 ans, et de Noé, 6 ans, de 17 h à 19 h 30, trois jours par semaine. «Nous avons fait le choix d'avoir une personne familière qui peut aller chercher les enfants un peu plus tôt quelques soirs par semaine pour leur permettre de rentrer souper et jouer tranquillement en attendant notre retour, sans avoir à passer une trop longue journée à l'école, explique Elsa, leur mère. Cela nous permet aussi à nous de partir un peu après les heures de trafic pour passer moins de temps dans l'auto, de rentrer moins stressés à la maison, et d'alors mieux nous consacrer aux devoirs et aux câlins.»

Facebook est une autre bonne talle où placer une annonce. Par exemple, dans le groupe Facebook Parents de Mercier et Anjou, une mère espérait trouver quelqu'un qui voudrait ramener sa fille de l'école et aller la conduire à ses cours de gymnastique.

Universités

Sur le campus de l'UQAM, de nombreux babillards permettent d'afficher une annonce (en bon vieux papier!) pour recruter un étudiant. C'est permis, à condition d'utiliser les babillards «destinés à l'affichage libre», précise Jenny Desrosiers, directrice de la Division des relations avec la presse de l'UQAM.

Encore mieux, il est possible de publier une annonce en ligne dans la banque d'emplois de l'UQAM. Elle est accessible à tous les étudiants actuels et à ceux qui ont obtenu un diplôme depuis moins de cinq ans.

C'est aussi le cas à l'Université de Montréal, qui a sa propre banque d'emplois en ligne. «Il arrive régulièrement que nous recevons ce genre de demandes faites par des parents qui recherchent de l'aide aux devoirs ou encore des tuteurs dans certaines matières», indique Geneviève O'Meara, conseillère en relations avec les médias de l'Université de Montréal.

Cégeps

Les cégeps regorgent aussi d'élèves qui peuvent donner un coup de main - il suffit de s'y rendre pour placer une annonce. «Il est possible pour les parents d'afficher une offre d'emploi pour de l'aide aux devoirs ou autres, sur le babillard à l'attention des étudiants [...] à droite de l'entrée principale», indique Geneviève Lachance, conseillère en communication au cégep Édouard-Montpetit. Pareil au Collège de Rosemont, où il faut toutefois faire autoriser les annonces par le Secteur des communications, entre 8 h 30 et 16 h.

Vérifications

Avant de confier ses enfants à un inconnu, il vaut évidemment mieux faire quelques vérifications. Rencontrer le candidat - et en profiter pour demander à voir deux cartes d'identité avec photo - est essentiel. Se donner la peine d'appeler ses références est une autre bonne précaution à prendre.

Comme parent, il n'est pas possible de vérifier les antécédents criminels d'un candidat. «C'est plutôt la personne elle-même, dans votre cas, le candidat pour être tuteur ou gardien, qui doit se présenter au quartier général du SPVM avec ses pièces d'identification afin de se faire octroyer un rapport d'antécédents judiciaires, indique par courriel la section des relations médias du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Le candidat pourra ensuite le montrer aux parents pour prouver sa bonne conduite et l'absence d'infractions relatives à des actes sexuels.»

Combien ça coûte?

Une jeune gardienne comme Lisa-Marie Nantel demande aux parents de 5 $ à 7 $ l'heure, selon le nombre d'enfants à garder. Un tuteur qualifié réclame 30 $, 40 $ ou plus l'heure pour enseigner, parfois à domicile.

Depuis le 1er mai, le salaire minimum est de 11,25 $ l'heure au Québec. Les nounous et gardiens «réguliers» y ont droit. Les personnes qui gardent un enfant de manière ponctuelle ne sont toutefois pas assujetties à la Loi sur les normes du travail ni au taux du salaire minimum.




publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer