L'ABC de la santé des enfants: parole de pédiatre

La pédiatre Gaëlle Vekemans nous parle de quelques-uns... (PHOTO THINKSTOCK)

Agrandir

La pédiatre Gaëlle Vekemans nous parle de quelques-uns des sujets qui s'ajoutent à la nouvelle édition de son livre  L'ABC de la santé des enfants.

PHOTO THINKSTOCK

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Gaëlle Vekemans, pédiatre et collaboratrice à La Presse+, a lancé une nouvelle mouture de son populaire livre L'ABC de la santé des enfants. Voici un tour d'horizon des nouveautés et un jeu-questionnaire pour tester vos connaissances sur les bobos des touts-petits.

L'ABC de la santé des enfants, Dre Gaëlle Vekemans,... (PHOTO FOURNIE PAR L'ÉDITEUR) - image 2.0

Agrandir

L'ABC de la santé des enfants, Dre Gaëlle Vekemans, Éditions La Presse. 29,95$.

PHOTO FOURNIE PAR L'ÉDITEUR

Bobos, bébés et bilinguisme

La pédiatre Gaëlle Vekemans nous parle de quelques-uns des sujets qui s'ajoutent à la nouvelle édition de son livre  L'ABC de la santé des enfants.

Le bilinguisme

Papa parle français, maman parle anglais, et parfois Béatrice mélange les deux langues. Si elle demande « veut milk », on s'inquiète ? « Être exposé à deux langues n'entraîne pas un trouble ou un retard de langage », explique d'emblée la Dre Gaëlle Vekemans. Elle ajoute toutefois cette nuance : si, à 2 ans, un enfant utilise en général 200 mots, le compte est bon avec 100 mots en anglais et 100 mots en français. L'enfant pourrait mettre plus de temps à maîtriser la syntaxe des langues, et il pourrait en préférer une, mais à l'entrée en maternelle, il y a de fortes chances qu'il soit bilingue !

L'examen de la vue

« Les parents pensent souvent au dentiste, aux vaccins, au pédiatre... mais pas toujours à l'examen des yeux », fait remarquer la Dre Vekemans. Elle précise que si tout va bien (l'enfant ne colle pas le nez sur son livre, il ne penche pas la tête pour observer des objets ou il ne se cogne pas contre les cadres de porte !), on peut prendre le premier rendez-vous vers 3 ou 5 ans, avant l'entrée à l'école. L'examen, couvert par la Régie de l'assurance maladie, est d'ailleurs adapté aux enfants qui ne reconnaissent pas les lettres de l'alphabet.

L'arrivée d'une frère ou d'une soeur

Un autre sujet récurrent dans le bureau de Gaëlle Vekemans : les bouleversements provoqués par la naissance d'un autre enfant. « C'est normal que [le grand frère ou la grande soeur] réagisse : il perd sa place ! », rappelle la pédiatre. Or, les parents sont parfois surpris de voir que l'animosité du plus grand ne se dirige pas vers le bébé... mais vers eux. D'où l'importance de réserver des moments où l'aîné se sent privilégié. « À partir du moment où il devient le héros du bébé - qui rit quand il le voit faire le clown, par exemple -, tout va généralement beaucoup mieux... »

La maladie du hamburger

La maladie du hamburger continue de faire des siennes. « On vit dans un pays très sécuritaire au niveau de l'alimentation, mais ça existe. Chez un grand comme nous, ça donne une bonne diarrhée, mais chez un plus jeune, ça peut vraiment mal tourner. J'en ai vu aux soins intensifs », raconte la Dre Vekemans. On peut retrouver l'E.coli O157:H7 dans la viande hachée rosée, mais parfois aussi dans les saucisses à hot-dog, les viandes froides, les produits laitiers non pasteurisés et le jus de pomme non pasteurisé. Les signes à surveiller : la fièvre, les crampes, les vomissements et la diarrhée (parfois contenant du sang) jusqu'à 10 jours après l'ingestion.

Avaler un médicament

Dans son livre, l'auteure propose une méthode plutôt efficace pour apprendre à avaler un médicament, parce que parfois, la « pilule » ne passe pas (littéralement !). On achète d'abord sept formats de petits bonbons au rayon de la pâtisserie (des mini-billes colorées jusqu'aux menthes Tic-Tac). Puis, on procède par étapes : l'enfant doit avaler cinq fois le plus petit bonbon (ridiculement petit, mais c'est fait exprès !) avant de passer à l'autre format... et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il arrive à avaler des Tic-Tac. Utiliser une bouteille d'eau force l'enfant à lever le menton, et hop, il avale le comprimé plus facilement ! À essayer graduellement, quand on est en pleine forme.

La peur des piqûres

« Il y a vraiment des enfants qui ont une peur bleue des piqûres ! », raconte la Dre Gaëlle Vekemans. La pédiatre prie les parents de ne jamais brandir la menace d'une piqûre si l'enfant n'est pas sage chez le médecin : la peur n'en sera que décuplée. Jouer la carte de l'honnêteté, montrer à l'enfant qu'on est confiant, lui donner le contrôle sur certaines choses (« Tu veux y aller seul ou pas ? ») et, pourquoi pas, appliquer avant un peu de crème anesthésiante à l'endroit où il recevra le vaccin... tous ces petits gestes demeurent les meilleurs moyens d'aider un enfant effrayé. Courage !

Ronger ses ongles

Dans ce chapitre, la Dre Vekemans s'adresse directement aux enfants. Elle leur explique en 10 points (pour les 10 doigts !) à quels risques ils s'exposent s'ils rongent leurs ongles. Ensuite, elle passe aux stratégies : gomme à mâcher, tableau de récompense, balle antistress, vernis qui goût mauvais... Se débarrasser d'une mauvaise habitude n'a rien de facile, mais c'est possible. « Ne vous attendez pas à ce qu'un comportement change du jour au lendemain, précise-t-elle toutefois. Ça prend un minimum de six à huit semaines avant de changer un comportement. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer