Paternité sauce hollandaise

«Sortir les enfants de leur confort, je pense... (PHOTO FOURNIE PAR CATHERINE NGUYEN)

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«Sortir les enfants de leur confort, je pense que c'est une expérience positive», dit Philippe Larochelle, père de Simone (8 ans), Henri (7 ans), Irène (2 ans) et Adèle (9 mois).

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Avocat au Tribunal spécial pour le Liban à La Haye, Philippe Larochelle vit avec sa famille aux Pays-Bas depuis bientôt deux ans. Avec sa femme Catherine Nguyen, ils sont parents de Simone, 8 ans, Henri, 7 ans, Irène, 2 ans, et Adèle, 9 mois. Très occupé, le Québécois a trouvé un peu de temps pour parler à La Presse de paternité à la sauce hollandaise.

La Haye est-elle une bonne ville où vivre avec des enfants ?

Oui, c'est super agréable ici. C'est une vieille ville, avec un centre qui est très joli. Il y a des parcs partout, c'est très vert, pas trop gros. Il y a des pistes de vélo partout, c'est extraordinaire. Les transports, dans tout le pays, sont très bien organisés.

Tous les matins, on va à l'école en vélo, sauf s'il pleut trop, mais c'est rare. Il n'y a pas d'hiver ici - il fait 8 °C toute l'année. Il n'y a pas d'été non plus !

Est-ce commun d'avoir quatre enfants aux Pays-Bas ?

Non, mais trois enfants, oui. Les gens ont beaucoup d'enfants, il y a des poussettes partout. Nos enfants vont au lycée français, et beaucoup de mamans y vont avec de gros vélos qui ont des espèces de boîtes pour transporter plusieurs enfants, les Bakfiets.

Que font les pères néerlandais avec leurs enfants ?

Du vélo... Ce n'est pas évident pour moi de répondre. Malheureusement, les Néerlandais ne sont pas les plus bavards. On ne s'est pas fait beaucoup d'amis néerlandais. Il faut dire qu'il y a la barrière de la langue.

Vivre ailleurs, c'est une bonne expérience pour vos enfants ?

Oui, c'est une superbe expérience. Ça leur ouvre l'esprit, ça leur fait découvrir autre chose. On était ici quand la reine Béatrix a abdiqué en faveur de son fils, qui est devenu roi. C'était la fête aux Pays-Bas, il y avait des défilés partout, c'était la folie. Les enfants ont été très impressionnés ; ils ont beaucoup aimé ça. Ils ont aussi connu Noël, qui est différent ici. Les Néerlandais célèbrent plutôt la Saint-Nicolas et il y a toute une controverse autour de son assistant noir, Zwarte Piet.

Avez-vous aussi eu des chocs culturels ?

Notre fille Adèle est née ici. On est arrivés à l'hôpital alors que le travail était bien enclenché. Au bout d'une heure et demie, le bébé était né. On est restés une heure de plus pour des tests, puis comme tout était correct, ils nous ont dit qu'on pouvait rentrer à la maison ! Ç'a été une expérience un peu spéciale. On est partis à l'hôpital à 1 h du matin et on est revenus vers 3 h 30, avec Adèle ! Nos autres enfants dormaient encore...

Il faut venir aux Pays-Bas pour voir un hôpital vide. Des urgences désertes, avec des gens qui sont contents de vous recevoir, parce que ça leur donne quelque chose à faire. Ici, plusieurs femmes accouchent à la maison, avec des sages-femmes.

PAYS-BAS

  • POPULATION EN 2013 16,8 millions
  • TAUX DE FÉCONDITÉ EN 2012 1,72 enfant par femme
  • CONGÉ DE PATERNITÉ deux jours de congé payés par l'employeur.

QUÉBEC

  • POPULATION EN 2014 8 millions
  • TAUX DE FÉCONDITÉ EN 2012 1,67 enfant par femme
  • CONGÉ DE PATERNITÉ cinq semaines payées l'équivalent de 70 % du revenu (revenu maximal assurable de 69 000 $ par an).

Sources : Perspective monde Université de Sherbrooke, Institut de la statistique du Québec, Régime québécois d'assurance parentale et Statistique Canada

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