Le prix d'un enfant

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Avoir un enfant, ça n'a pas de prix. Enfin... façon de parler. Entre les cours... (Photo: Photothèque La Presse)

Agrandir

Photo: Photothèque La Presse

Isabelle Hachey
La Presse

Avoir un enfant, ça n'a pas de prix. Enfin... façon de parler. Entre les cours de piano et l'attirail de hockey, les parents savent bien qu'en réalité, leur progéniture coûte cher. Très cher. Selon les estimations, pour une famille québécoise moyenne, la facture liée au premier enfant s'élève à 10 000$ par an. Lorsqu'il aura atteint sa majorité, fiston aura donc coûté 180 000$ à ses parents.

Cela dit, que les Québécois se consolent : nulle part au monde n'est-il plus facile d'avoir des enfants - du moins, d'un point de vue strictement financier, selon une étude réalisée en novembre 2008 par Luc Godbout, professeur de politiques fiscales à l'Université de Sherbrooke. Grâce à sa politique familiale généreuse, le Québec permet aux parents de moins dépenser pour leurs enfants que ceux du reste du Canada. Les États-Unis, la France et même les pays scandinaves, pourtant réputés pour leurs politiques sociales, ne font pas mieux que la Belle Province, selon l'étude.

Garderies à 7$ par jour, soutien financier bonifié, régime d'assurance parental offrant une meilleure couverture aux travailleurs : les différentes mesures adoptées par le gouvernement depuis une décennie ont contribué à faire du Québec un véritable «paradis pour les familles», selon M. Godbout.

Par exemple, grâce aux garderies subventionnées, les Québécois ne consacrent que 2% de leurs revenus nets en frais de garde, comparativement à 6% en Suède, 12% dans le reste du Canada et 20% aux États-Unis.

«Avec un revenu de 75 000$, une famille québécoise représentative de la classe moyenne a vu son soutien financier en dollars constants doubler entre 2000 et 2008», estime M. Godbout. Pour cette famille, au bout de 18 ans, l'État aura assumé 31% des dépenses engendrées par ses deux enfants.

Est-ce à dire que le Québec est le meilleur endroit au monde pour faire des enfants ? M. Godbout n'ose pas répondre par l'affirmative. Après tout, le bonheur d'enfanter ne se limite pas à une simple question d'argent. «J'ai vécu deux ans à Bamako, au Mali, raconte l'économiste. Là-bas, malgré la pauvreté, des enfants malheureux, ça ne semblait pas exister.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Rima Elkouri | La maison des miracles

    Rima Elkouri

    La maison des miracles

    Pourquoi fait-on des enfants? J'ai posé la question à la Dre Vania Jimenez. La maternité, elle connaît. Un peu, beaucoup, passionnément. Elle a eu... »

  • Pourquoi fait-on des enfants ?

    Famille

    Pourquoi fait-on des enfants ?

    «Voiture! Voiture! Attention, on ne bouge plus!» Dans la ruelle, trottinettes, chariots et tricycles s'immobilisent d'un coup sec. Même le pyjama de... »

  • L'enfant du désir

    Famille

    L'enfant du désir

    On ne fait plus le don de la vie ; désormais, on s'offre un enfant. »

  • Les gens qui ne veulent pas d'enfants

    Famille

    Les gens qui ne veulent pas d'enfants

    Quand le photographe de La Presse lui a demandé si elle acceptait de montrer son visage à la caméra, Sophie Gravel s'est esclaffée : «Ben oui ! Je... »

  • Faire un enfant sur commande

    Famille

    Faire un enfant sur commande

    Josée Lussier prenait encore la pilule quand elle s'est rendue à la clinique de fertilité Ovo. Ce jour-là, elle ne voulait que des renseignements.... »

  • Les antinatalistes

    Famille

    Les antinatalistes

    «Je ne veux pas d'un futur consommateur engraissé et abreuvé par l'ignoble industrie alimentaire pour en faire un obèse allergique qui, par la force... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer