Aventures dans le ciel

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Le parachutisme

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Une belle journée d'été, un beau grand ciel bleu. On a envie de quitter la terre, de s'élever dans les airs, d'admirer le paysage d'en haut. Voici quatre aventures célestes accessibles aux débutants et à tous ceux qui veulent aller toujours plus haut.

Parachutisme: le moment présent

Ce qui a accroché Jean-Nicholas Lagacé à son parachute, c'est le fait de vivre le moment présent.

«Souvent, dans notre vie, on est porté à vivre dans le passé, à analyser le passé pour améliorer notre futur, raconte le copropriétaire de l'agence Parachutisme Adrénaline. Lorsqu'on saute en parachute, on n'est pas dans le passé à analyser, on n'est pas dans le futur à espérer, on est là, dans le présent.»

Pour lui, le parachutisme est toujours aussi merveilleux qu'à ses débuts (un vol d'initiation avec des copains de l'école secondaire). «C'est hors du commun. Même si j'ai fait beaucoup de sauts, le temps passé dans le ciel n'est pas si énorme que ça.»

Selon lui, les sensations sont uniques, notamment pendant la section de chute libre. «On est appuyé sur l'air, on est soutenu de partout. Et sur le plan visuel, il n'y a pas moyen d'avoir une vue plus panoramique.»

Pour qui?

Selon Jean-Nicholas Lagacé, le parachutisme vise tous ceux qui veulent vivre «quelque chose de différent».

Il n'est pas nécessaire d'être un athlète, surtout lorsqu'on parle d'un saut en tandem, c'est-à-dire un saut attaché à un instructeur.

«J'ai sauté avec ma grand-mère de 90 ans, se souvient M. Lagacé, amusé. C'est elle qui voulait sauter, c'est quelque chose qu'elle voulait vivre.»

Ceux qui suivent une formation pour devenir parachutistes autonomes ont principalement entre 22 et 36 ans, mais on trouve également des jeunes qui attendent patiemment d'avoir 18 ans pour s'inscrire et des gens dans la soixantaine.

Comparativement au saut en tandem, il faut un minimum de forme physique pour faire du parachutisme en autonomie.

Comment devenir parachutiste

Pour obtenir sa certification de parachutiste autonome, il faut assister à quatre heures de cours théoriques, réaliser un minimum de 10 sauts et réussir un examen.

«En gros, l'objectif de la formation, c'est d'enseigner à la personne comment sauter de l'avion, comment ouvrir le parachute en position sécuritaire et comment atterrir dans une zone d'atterrissage de façon sécuritaire», indique Jean-Nicholas Lagacé.

Pour accéder à cette formation, Adrénaline demande au candidat d'avoir fait un saut en tandem, histoire de voir si le parachutisme est vraiment pour lui. Il est déjà arrivé qu'un tel premier saut refroidisse des ardeurs.

Il est possible de faire des formations plus avancées pour pouvoir sauter dans des conditions plus difficiles (plus de vent, par exemple) ou pour sauter en groupe.

«Sauter, c'est bien, mais sauter à deux, c'est mieux, et sauter à trois ou quatre, c'est plus intéressant, on peut faire plus de choses», lance M. Lagacé.

Les contraintes

La grande contrainte, c'est la météo, soit le vent et le couvert nuageux.

«Quand on saute, on veut voir où on va, on veut atterrir au bon endroit, explique Jean-Nicholas Lagacé. Ça dépend des nuages.»

Le vent est également important. Si on fait face à un vent très fort, on peut se retrouver à atterrir «à reculons». «Ça complexifie l'opération!»

Le froid n'est pas trop un problème. En théorie, on peut sauter à -20 ℃. Ce ne sera cependant pas nécessairement très agréable.

«On n'en fait pas vraiment l'hiver», laisse tomber Jean-Nicholas Lagacé.

Les coûts

Les coûts varient évidemment selon les entreprises. Chez Adrénaline, un saut en tandem coûte autour de 189 $ sur semaine et 239 $ la fin de semaine. Un parachutiste autonome paie 31 $ par saut, auquel il faut ajouter 27 $ s'il loue l'équipement. Un équipement complet peut coûter entre 3500 $ et 8500 $

Une formation de parachutisme en autonomie coûte autour de 1639 $.

Consultez le site de Parachutisme Adrénaline: www.paradrenaline.ca

Le parapente... (Photo fournie par ParapenteQC) - image 2.0

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Le parapente

Photo fournie par ParapenteQC

Parapente: la liberté du mouvement

Après bien des «trips de jeunes» avec ses amis et cousins, des activités «plus ou moins téméraires», Claude LeBel s'est tourné du côté du parapente.

«Ç'a été la piqûre, lance le propriétaire de l'école ParapenteQC, à Thetford Mines. C'est la sensation du vol, la liberté du mouvement, la possibilité de changer de direction, de glisser où on veut, de faire des acrobaties ou de faire de la distance.»

En fait, Claude LeBel était tellement certain d'avoir trouvé «son» sport qu'il s'est inscrit directement à une formation.

«C'était tellement clair que c'était ce que je voulais que je n'ai pas perdu temps à faire une journée découverte ou un vol en tandem», raconte-t-il.

Après quelques années, il a eu envie de faire partager sa passion et d'ouvrir sa propre école. Il a choisi Thetford Mines comme site principal, notamment parce qu'il avait un chalet dans le coin, mais aussi parce qu'il n'y avait pas d'autres écoles dans les alentours.

«Il y a cinq ou six écoles dans la province, une ou deux dans l'est, trois dans la région de Montréal, explique-t-il. Entre Québec et Montréal, il n'y avait pas d'école.»

Pour qui?

Le vol en tandem est à portée de pratiquement tout le monde. Claude LeBel demande toutefois à ce que les intéressés soient majeurs, qu'ils pèsent entre 40 à 110 kg et qu'ils soient en forme physiquement.

Plusieurs personnes offrent un vol en cadeau à un conjoint.

«Il y a de la nervosité au début, des papillons dans l'estomac, mais à la seconde où on décolle, toute cette émotion se transforme en joie, en sourires», raconte M. LeBel.

Les personnes qui veulent aller plus loin et suivre une formation doivent être prêts à un sérieux investissement en temps et énergie.

«Il y a beaucoup de retraités parce que c'est un sport qui demande beaucoup de disponibilité, explique M. LeBel. Nous sommes à la merci de la météo. La personne qui est à la retraite va donc davantage profiter des journées volables.»

Comment devenir pilote de parapente

Il faut prévoir toute une saison pour suivre la formation de pilote de parapente.

«Souvent, les gens ne sont disponibles que les fins de semaine, explique Claude LeBel. Mais j'ai déjà vu des gens faire toute la formation en deux semaines : ils y allaient tous les jours et la météo avait été très coopérative.»

La formation comprend une trentaine d'heures de cours théoriques, au sol et sur une pente-école.

«On ne commence pas tout de suite sur une montagne, note M. LeBel. On commence dans un champ, on s'exerce longtemps sur une petite pente avant de gravir les échelons.»

Il faut ensuite faire une trentaine de vols supervisés avant d'obtenir un brevet de pilote.

Les contraintes

Il faut tenir compte de la météo, notamment de la pluie et du vent.

«Le parapente est un aéronef qui vole lentement, indique Claude LeBel. Si les vents dépassent 25 km/h, il est difficile de prendre l'air. Il faut donc des vents inférieurs à 25 km/h et il faut qu'ils soufflent dans la bonne direction.»

Il ne faut pas voler non plus dans la pluie. Mais M. LeBel a une bonne façon de contourner le problème.

«Il y a une trentaine de sites de parapente à travers la province, affirme-t-il. Pour moi, c'est facile d'aller dans une direction ou dans l'autre. J'ai accès à beaucoup de sites à moins de trois heures de route. S'il pleut à Montréal, ça va être encore beau à Québec et à Tadoussac.»

Les coûts

Un vol de découverte en tandem coûte entre 120 $ et 160 $. Il faut compter une heure pour l'ensemble de l'activité mais le vol lui-même durera une quinzaine de minutes.

Pour une formation, il faut compter de 2000 $ à 3500 $, tout dépendant des écoles. Le parapente coûtera entre 4000 $ et 6000 $. Un parapente usagé peut toutefois se trouver pour 2000 $ à 3000 $.

Consultez le site de ParapenteQC: http://parapenteqc.com/?Accueil

Le deltaplane... (Photo fournie par Vue du Ciel) - image 3.0

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Le deltaplane

Photo fournie par Vue du Ciel

Deltaplane: voler comme un oiseau

Pour Jean-Sébastien Cloutier, il y a une grande poésie dans le fait de voler en deltaplane.

«C'est ce qui se rapproche le plus de voler comme un oiseau», affirme le propriétaire de la petite entreprise Vue du Ciel, à Mont-Saint-Pierre, en Gaspésie, qui offre des vols d'initiation en tandem.

Bien sûr, il y a les gens qui dévalent le long des falaises à toute vitesse en vol libre avec un wingsuit.

«Pour nous, ça se fait en douceur, explique M. Cloutier. On vole couché, avec une aile au-dessus de nous. Il n'y a pas de cockpit, on sent les éléments. S'il y a un nuage, on peut passer les mains dedans. On sent le soleil, on vole avec les oiseaux, au-dessus des arbres.»

Et il y a les paysages. C'est ce qui a amené M. Cloutier à essayer le deltaplane.

«J'étais photographe de formation et des amis me disaient ce qu'ils voyaient: ils voyaient des baleines dans le fleuve, ils volaient au-dessus des nuages, ils voyaient des arcs-en-ciel circulaires.»

Il y a aussi l'adrénaline du départ, ce moment où on s'élance du haut d'une montagne. «Je le ressens chaque fois.»

Après plus d'une dizaine d'années à faire du vol en solo, il a décidé d'offrir des vols d'initiation en tandem. «J'ai voulu partager ma passion.»

Pour qui?

Presque tout le monde peut participer à un vol d'initiation en tandem: il ne faut toutefois pas peser plus de 80 kg et il faut être capable de faire quelques pas de course pour s'élancer de la falaise.

La clientèle est très diverse : les amateurs de plein air reconnaissables aux kayaks sur le toit de la voiture, les parachutistes qui viennent essayer le deltaplane, les gens qui veulent simplement vivre cette expérience.

«Nous sommes dans une vallée glaciaire, c'est typique comme paysage, les gens veulent l'observer d'en haut, note Jean-Sébastien Cloutier. Chacun a sa raison et son histoire. Il n'a pas de clientèle type.»

Il y a toutefois beaucoup d'émotions.

«Pour certains, c'est le rêve de toute une vie que de voler. Les gens rient, pleurent, crient. C'est très vivant.»

Comment devenir pilote de deltaplane

À en croire Jean-Sébastien Cloutier, c'est très facile de devenir pilote de deltaplane.

«J'ai suivi un cours, j'ai acheté un deltaplane et j'ai commencé à voler», résume-t-il.

Distance Vol Libre, à Saint-Paul-d'Abbotsford, en Montérégie, offre une formation en deltaplane, ce qui inclut 16 heures de cours théoriques, 10 heures de formation sur une pente-école et au sol, 10 vols en tandem remorqués et 25 vols supervisés en solo, dont au moins 15 en montagne. Il est possible de suivre une formation plus courte si on ne veut faire que des vols en remorqué.

Les contraintes

La météo demeure la grande contrainte. Il ne faut pas qu'il vente trop fort, il faut que le vent souffle dans la bonne direction, il ne faut pas qu'il y ait des cellules orageuses.

«Nous travaillons avec l'air, un fluide invisible, indique Jean-Sébastien Cloutier. Le matin, nous observons les effets de ce fluide sur les arbres, sur l'eau des plans d'eau, les drapeaux, nous regardons comment se comportent les oiseaux. Nous devons analyser tout ça.»

Selon la force et la direction des vents, un vol peut durer entre une dizaine et une trentaine de minutes. Si les conditions sont particulièrement bonnes, les pilotes expérimentés peuvent voler beaucoup plus longtemps.

«Le record ici est de 12 heures et quart, raconte M. Cloutier. J'ai déjà fait cinq heures et je trouvais ça pas pire.»

Les coûts

Vue du ciel offre un vol d'initiation en tandem à 250 $. Ce vol s'effectue du haut d'une montagne. D'autres entreprises, comme Distance vol libre, offre des vols qui décollent du sol en étant remorqués par de petits avions. Ces vols coûtent 235 $.

Pour une formation, il faut compter 3000 $.

Il reste encore à se procurer un deltaplane, ce qui peut tourner autour de 10 000 $, avec le harnais, le parachute de secours, les instruments de vol et le casque.

Consultez le site de Vue du ciel: http://www.deltaplanetandem.ca/

Consultez le site de Distance Vol Libre: http://www.dvl.ca/dvl/index.php

La montgolfière... (Photo fournie par Balad'Air) - image 4.0

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La montgolfière

Photo fournie par Balad'Air

Montgolfière: à la recherche du champ perdu

Ce n'est pas toujours facile de gérer une petite entreprise, même si c'est dans un domaine aussi agréable que le vol en montgolfière. Il faut suivre la météo, prendre des décisions, faire plusieurs coups de téléphone pour remettre une sortie lorsqu'il ne fait pas assez beau.

«Mais quand on arrive dans le ballon et qu'on fait l'envolée, là, on a du plaisir, commente Marc Bégin, propriétaire de Balad'Air. C'est tellement agréable de voir les gens apprécier l'expérience.»

M. Bégin a commencé à s'intéresser au vol en montgolfière il y a plus d'une vingtaine d'années. Il s'était porté volontaire pour assister les pilotes de l'étranger qui venaient participer au festival de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Il s'est acheté un ballon, a suivi la formation requise et a commencé à voler pour le simple plaisir.

«De fil en aiguille, les gens t'approchent, te disent qu'ils aimeraient faire un tour, raconte-t-il. Tu fais de petits dépliants, tu les mets dans les offices de tourisme.»

Avec la venue de l'internet et la mise en place d'une page web, la demande s'est accrue.

«À un moment donné, tu te dis: ou bien tu rapetisses, ou bien tu grossis. Nous avons décidé de faire ça à temps plein.»

La récompense, ce sont tous ces gens qui descendent de la nacelle avec un grand sourire. «Les gens sont toujours émerveillés, s'enthousiasme Marc Bégin. C'est le fun de partager ce sentiment avec tous ces gens.»

Pour qui?

Tout le monde peut aller faire un petit tour en montgolfière, des enfants de 6-7 ans aux aînés de 99 ans.

«Un tour de montgolfière est souvent offert pour un anniversaire spécial, comme un 40e anniversaire, note Marc Bégin. Les gens cherchent un cadeau pour ceux qui ont tout.»

Ou encore, c'est un cadeau que les gens se donnent à eux-mêmes.

Il y a également des gens qui se paient un vol privé pour une demande en mariage. Romantisme, quand tu nous tiens...

Comment devenir pilote de montgolfière

La formation de pilote de montgolfière s'est structurée avec les années. Il faut une vingtaine d'heures de formation pratique en vol, avec un instructeur spécialisé, pour obtenir sa certification. Il faut aussi suivre une quarantaine d'heures de formation théorique, souvent donnée par une école régulière de pilotage.

Les contraintes

La météo est une contrainte importante. Il ne faut pas qu'il pleuve, ou qu'il vente trop fort, ou que le temps soit orageux. Marc Bégin doit parfois attendre à 14 h, soit lors de l'émission du dernier bulletin météo aérien, pour décider si le vol de fin d'après-midi aura lieu. Or, parfois, la météo change subitement entre 14 h et l'envolée de 18 h.

L'autre contrainte, c'est le besoin de trouver un bon terrain d'atterrissage.

«Pour nous, une région hospitalière, c'est une région où il n'y a pas de boisés, pas de lacs, pas de cultures, mais des terrains plats, comme des champs de foin coupé», explique Marc Bégin.

Le problème, c'est qu'il y a moins de production laitière en Montérégie, donc moins de vaches, moins de pâturages, moins de champs de foin.

La grande difficulté du pilotage de montgolfière, c'est donc de se diriger vers un champ acceptable.

«Il n'y a pas de volant sur un ballon, note M. Bégin. Il faut utiliser les couches de vent disponibles pour essayer de se diriger vers les régions plus propices.»

Parfois, les vents vont dans des directions très différentes selon l'altitude, ce qui donne une certaine flexibilité au pilote. Parfois, ils vont tous dans la même direction. C'est plus difficile.

Lorsque les vents sont plus forts, la montgolfière peut parcourir une plus grande distance et ainsi explorer plusieurs sites d'atterrissage. Lorsque les vents sont plus faibles, ça peut prendre un certain temps avant de trouver le bon site.

Les coûts

Chez Balad'Air, une envolée d'environ une heure coûte autour de 200 $ par personne.

L'amateur sérieux doit prévoir des sommes appréciables pour s'équiper. Pour un ballon simple qui peut transporter de deux à trois personnes, on parle de 35 000 $ à 45 000 $. Pour transporter huit personnes, il faut compter 75 000 $. Quelqu'un qui veut une montgolfière avec une forme inusitée devra s'alléger d'au moins 100 000 $. Il faut ajouter à tout cela les radios de communication, de navigation, le camion et la remorque pour ramener le ballon.

«Ça grimpe vite!», s'exclame Marc Bégin.

Heureusement, il n'est pas difficile de trouver des gens prêts à payer une petite somme pour aller faire un tour.

«Ces gens-là nous permettent d'absorber les coûts.»

Consultez le site de Balad'Air: www.baladair.ca

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