Bourgognes magiques!

La SAQ a fait goûter à la presse spécialisée, à la mi-février, deux douzaines... (PHOTOMONTAGE LA PRESSE)

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La SAQ a fait goûter à la presse spécialisée, à la mi-février, deux douzaines des 118 bourgognes 2010 qu'elle commercialise en ce moment par le truchement du Courrier vinicole.

Sur les 24 vins dégustés (16 rouges et huit blancs), un seul - un blanc dont on déboucha deux bouteilles - était décevant... En deux mots: 2010 a été, pour la Bourgogne, un grand millésime, de facture «classique» comme le souligne la SAQ dans son catalogue, et tout aussi réussi en rouges qu'en blancs.

Classique en ce sens que les vins n'ont pas le côté... dodu, gourmand des 2009 (autre grand millésime), tout en étant bâtis, pour ce qui est des rouges, sur de beaux tannins à la fois serrés et dépourvus de toute rugosité. Quant aux arômes, et donc aux saveurs, ils sont d'une pureté exemplaire.

Curieusement, on se retrouve en quelque sorte dans le même cas de figure qu'à Bordeaux pour ce qui est des deux millésimes. Des 2009 denses, presque trop, tant à Bordeaux qu'en Bourgogne, et puis, pour les deux vignobles, des 2010 équilibrés, d'une grande distinction.

Chose à souligner: les rendements, c'est-à-dire la production de vin par hectare, ont été en 2010, en ce qui regarde la Bourgogne, d'environ 40% plus faible que la normale, ce qui a de toute évidence grandement contribué à la qualité des vins.

À noter que ce catalogue du Courrier vinicole réunit une gamme proprement étourdissante de grands viticulteurs et négociants bourguignons, tels Anne Gros, Armand Rousseau, Domaine Dujac, Domaine Leflaive, Roumier, Confuron-Contétidot, Méo-Camuzet, Domaine de la Pousse d'Or, Boisset, Simon Bize, Sauzet, etc. De quoi inciter les amateurs québécois à se ruiner!

J'ai goûté les 24 vins à l'aveugle, dont voici un choix - fort difficile à faire, tant la qualité est au rendez-vous -, de cinq vins seulement. Soit à mon avis les cinq meilleurs du lot, sans égard aux prix.

Les vins sont à commander à partir du lundi 4 mars, uniquement en ligne (www.saq.com/courriervinicole).

Les premiers numéros entre parenthèses sont ceux du catalogue. Quant aux quantités, elles sont indiquées, aussi entre parenthèses, en nombre de bouteilles.

Enfin, les indications sur le potentiel de garde sont forcément approximatives.

______________________________________________

12-13 CORRECT

14-15 BON

16-17 TRÈS BON

18-19 EXCELLENT

20 EXCEPTIONNEL

_______________________________________________

Puligny-Montrachet Étienne Sauzet, 62 $ (n° 81 au catalogue)

Pureté, élégance, finesse, et un boisé parfaitement maîtrisé, sachant donc rester à l'arrière-plan, tel est ce vin, très typé Puligny-Montrachet, d'un domaine on ne peut plus réputé. À mon sens, ce très beau vin blanc pourrait même faire ombrage à d'autres bourgognes blancs d'appellations plus prestigieuses... «Puligny?» me suis-je demandé en mettant le nez dans le verre. Vinification et élevage en fûts, sans fûts neufs. Exquis. 13% (348 bouteilles). Garde: 2013-2017?

Pommard Grand Clos des Épenots Domaine de Courcel, 120$ (70)

Magnifique Pommard, vinifié en grains entiers (sans foulage des raisins, ce qui donne davantage d'arômes), dense et corsé comme bourgogne, et dont le bouquet, large, généreux, laisse pleinement deviner à quelle sorte de bouche on peut s'attendre. Une bouche bien en chair, en même temps équilibrée, harmonieuse, l'élevage se faisant en fûts bourguignons (228 litres), dont 15% de neufs. Dans ce cas, je croyais déguster un vin de Gevrey-Chambertin. 13,5% (360 bouteilles). Garde: 2013-2019.

Clos des Lambrays Grand cru Domaine des Lambrays, 145 $ (32)

Ce vin, d'un domaine longtemps laissé à l'abandon, a retrouvé de toute évidence son statut de grand cru. Le bouquet, épicé, quoique sans excès (c'est le bois), est extrêmement séduisant. Et la bouche suit, plus que moyennement corsée, assise sur des tannins soyeux typiques des plus grands bourgognes rouges. Élevage en fûts, dont 50% de neufs. Grand vin. 13,5% (600 bouteilles). Garde: 2013-2018.

Meursault 1er cru Clos des Perrières Domaine Albert Grivault, 91 $ (109)

Bien que ce vin soit un premier cru, on considère, en règle générale, qu'il est du niveau de grands crus. Rien qu'à le humer, je... salivais. Un bouquet dense et concentré, mais également tout en finesse, qu'accompagne une bouche ample, d'une parfaite harmonie. «Top bourgogne blanc», ai-je noté. Et il n'a naturellement rien de... pataud, comme c'est le cas pour certains Meursaults. Vinification et élevage en fûts. 14% (480 bouteilles). Garde: 2013-2018.

Corton Clos du Roi Grand cru Domaine de la Pousse d'Or, 110$ (72)

Comptant parmi les plus colorés, mais sans rien d'opaque, ce vin se présente avec un bouquet de bonne ampleur, au très beau fruit, et qui ne cesse de se complexifier avec l'aération. Magnifique bouche, ne manquant pas de corps, charnue, avec une bonne persistance des arômes. Élevage en fûts, dont 30% de neufs. 13% (300 bouteilles). Garde: 2013-2020.

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