Les vins «septentrionaux» feront salon commun

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L'affiche du salon VinoVision qui se tiendra du 12 au 14 février 2017.

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Agence France-Presse
Paris

Bourgogne, Alsace, Loire et Champagne, ainsi que Jura, Lorraine, Savoie et Auvergne, les vins français des vignobles «septentrionaux», cultivés au nord du 46e parallèle, vont organiser leur premier salon commun à Paris pour promouvoir leurs exportations.

Le salon baptisé VinoVision, qui sera réservé aux professionnels, aura lieu du 12 au 14 février 2017, porte de Versailles à Paris, ont indiqué les organisateurs vendredi.

Bien que Paris soit vu dans le monde entier comme l'une des capitales gastronomiques du monde, elle ne possédait pas de salon professionnel du vin, puisque le plus grand en France, Vinexpo, a lieu tous les deux ans à Bordeaux.

Il est concurrencé par le salon - annuel celui-ci - Prowein, de Düsseldorf en Allemagne.

L'initiative de réunir les vins «septentrionaux» à Paris revient aux pays de Loire qui ont souhaité «créer une place de marché unique pour la clientèle étrangère, qui est notre première cible», a dit à la presse Jean-Martin Dutour, du comité interprofessionnel Interloire.

«Nous sommes sur des terroirs complexes à travailler, des climats plus rudes. Ce qui nous rassemble aussi c'est que nous sommes très sensibles aux aléas du climat» a souligné Pierre Clément, président de l'Association des vignobles septentrionaux.

Cette année, «le sud de la Champagne a connu un fort gel en avril qui a réduit de 50% le potentiel de récolte. Du coup la récolte se réduira à quelque 8000 kg de raisin cette année, au lieu de 10 à 12 000 kg une année normale» a dit Joël Falmet, vice-président Aube du syndicat des vignerons champenois.

En Bourgogne, «les vignerons sont traumatisés par le gel et la grêle: La production de vin s'élèvera à 1,15 million d'hectolitres alors qu'elle est normalement aux alentours de 1,5 million» a ajouté André Segala, directeur-général du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).

Pour les vins de Loire, le muscadet subit un déficit de 20 à 30%. Le quincy aura perdu un tiers de sa récolte, ainsi que le pouilly. L'Alsace n'a pas été touchée par les intempéries.

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