Le millésime 2015 de Bordeaux dégusté en primeur

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Laurent Abadie
Agence France-Presse
Bordeaux

La semaine des primeurs des prestigieux vins de Bordeaux, où sera dégusté puis noté le très attendu millésime 2015, se tiendra dans tout le vignoble à partir du lundi 4 avril avec la venue de milliers de négociants, importateurs, cavistes et oenologues, notamment des États-Unis, d'Asie et d'Europe de l'Ouest.

Depuis 2010 et son millésime classé «exceptionnel», au même titre que les 2005, 1990, 1982, 1961, 1959, 1953, 1947 ou 1945, le millésime 2015, élaboré dans des conditions climatiques optimales de la floraison aux vendanges, est très attendu par les négociants, importateurs et journalistes du monde entier qui feront alors de Bordeaux «la planète vin».

«On pressent que ce millésime va attirer du monde, on attend nos clients pour le déguster et le comprendre avec nous», confirme Séverine Bonnie, cogérante des vignobles Malartic-Lagravière, grand cru classé de Pessac-Léognan où seront réunis les vins de l'appellation Graves.

Selon elle, le 2015 «est un très beau millésime, au-dessus des 2011, 2012, 2013, 2014, il n'y a pas photo et il fera partie des très, très beaux à Bordeaux». «Après, c'est difficile de le comparer avec les deux derniers grands, les 2005 et 2010. 2010 était très concentré, le 2015 apparaît plus souple, plus féminin, il a une approche plus raffinée et gourmande avec tout autant de matière», a-t-elle dit.

Dégustations privées de grands crus

Organisé par l'Union des grands crus de Bordeaux qui propose du 4 au 7 avril des dégustations privées de ses 119 membres aux négociants, c'est l'ensemble des appellations du Bordelais qui entend néanmoins profiter de la présence de professionnels de tous pays.

Ainsi, que ce soient les Côtes de Bordeaux, les Bordeaux liquoreux ou encore les Bordeaux bio, des dizaines de dégustations sont organisées, et ce dès ce vendredi, dans divers endroits du vignoble.

Seront très attendues ensuite les notes de dégustation qu'attribueront les dégustateurs les plus influents. Elles détermineront pour partie les prix des bouteilles que fixeront les propriétés.

En raison de contrats d'exclusivité, seuls des négociants partenaires pourront passer commande. Ces derniers les revendront dans la foulée à des acheteurs qui prendront livraison de leur bien de 12 à 18 mois plus tard lors de sa mise sur le marché, à un tarif généralement supérieur à celui qu'ils auront payé.

C'est tout le sens des primeurs, système unique à Bordeaux, où les propriétés récoltent de la trésorerie deux ans avant de livrer leur marchandise et où les acheteurs réalisent le plus souvent une économie.

Les millésimes, comme ce 2015, ayant une grande capacité de garde sont généralement très demandés, ce qui entraînera des tarifs à la hausse par rapport aux précédents, notamment par rapport au très moyen 2013 qui se vend difficilement. D'autant plus que les grands crus bordelais partent pour plus de 80% à l'exportation et que la parité euro/dollar actuelle leur bénéficie.

Les amateurs de chiffres remarqueront eux que les millésimes en 5 proposent depuis le fameux 1945, et mis à part le 1965, toujours de très beaux millésimes.

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