Pas plus de six pintes de bière par semaine pour les Britanniques

La consommation d'alcool au Royaume-Uni est plus élevée... (PHOTO PHIL NOBLE, REUTERS)

Agrandir

La consommation d'alcool au Royaume-Uni est plus élevée que la moyenne observée dans les pays de l'OCDE, selon les statistiques de l'organisation.

PHOTO PHIL NOBLE, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LONDRES

Les Britanniques, hommes et femmes confondus, ne devraient pas consommer plus de 14 unités d'alcool par semaine, soit l'équivalent de six pintes de bière, selon les recommandations mises à jour vendredi par les autorités sanitaires britanniques.

Chaque unité représente 10 millilitres d'alcool pur et correspond à environ une demi-pinte de cidre ou de bière, un verre de vin ou 25 ml d'un alcool fort. «Boire régulièrement six pintes de bière moyennement alcoolisée signifierait atteindre le total de 14 unités».

Ces recommandations, actualisées pour la première fois depuis leur publication initiale en 1995, sont désormais les mêmes pour les hommes et les femmes. Auparavant, la limite était de 21 unités d'alcool par semaine pour les hommes.

«Boire de l'alcool régulièrement représente un risque pour la santé de tout le monde, mais si les hommes et les femmes limitent leur consommation à un maximum de 14 unités par semaine, ils maintiendront bas le risque de maladie (cancer, cirrhose)», a déclaré Sally Davies, principale conseillère du gouvernement britannique pour les questions de santé publique.

«Avec ces recommandations, nous voulons transmettre au public les informations scientifiques les plus récentes et les plus à jour afin que les gens puissent prendre des décisions éclairées sur leur propre consommation d'alcool et le niveau de risque qu'ils sont prêts à courir», a-t-elle ajouté.

Il est désormais recommandé aux Britanniques d'observer plusieurs jours sans alcool par semaine tout en ne concentrant pas la consommation des 14 unités en un ou deux jours, et de boire plus lentement, en mangeant et en alternant avec de l'eau.

Pour les femmes enceintes, les recommandations sont clarifiées en établissant qu'elles ne devraient pas boire durant la grossesse. Auparavant, les conseils stipulaient que si une femme enceinte décidait de boire, elle devait se limiter à une ou deux unités, une ou deux fois par semaine.

«Ces recommandations sont un pas dans la bonne direction», a réagi la professeure Linda Bauld, de l'organisation Cancer Research UK. «Avoir au moins deux jours consécutifs sans alcool par semaine est une bonne façon de commencer à réduire l'alcool et c'est meilleur pour votre foie».

Mais pour Rob Lyons de l'association de défense des consommateurs Action on Consumer Choice, «les nouvelles lignes directrices semblent dépourvues de bon sens». «Le réel danger est qu'elles soient utilisées pour justifier plus de politiques paternalistes, qu'il s'agisse de prix plus élevés, d'avertissements alarmistes ou de restrictions à la vente».

«Il est surprenant que le Royaume-Uni aille à l'encontre des normes internationales en faisant les mêmes recommandations pour les hommes que pour les femmes», s'est étonné pour sa part le Portman Group, qui représente les producteurs d'alcool britanniques.

La consommation d'alcool au Royaume-Uni est plus élevée que la moyenne observée dans les pays de l'OCDE, selon les statistiques de cette organisation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer