L'Alsace pourrait ne produire aucun vin de glace cette année

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Le vin de glace s'obtient par cryogénisation naturelle, avec une gelée brutale du raisin.

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Agence France-Presse
BORDEAUX

«Cette année, il ne devrait pas être question de vins de glace», estime Frédéric Bach, directeur de l'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA).

Hormis quelques «coups de givre», la douceur des températures en novembre et décembre dans la région n'a pas permis de réunir les conditions climatiques pour ce vin récolté habituellement par -7 ou -8 degrés Celsius.

Le vin de glace s'obtient par cryogénisation naturelle, avec une gelée brutale du raisin. «Très classiquement, le vin de glace est obtenu à partir de cépages de gewurztraminer, un raisin qui résiste dans la durée, plus sucré, qui a une tendance à la conservation», a rappelé Frédéric Bach. Selon les années, on recense en Alsace jusqu'à une dizaine de producteurs de vin de glace.

Appelés parfois «vin des neiges» ou «vin des frimas», les vins de glace ne possèdent aucun étiquetage reconnu en France, contrairement à l'Allemagne, à l'Autriche et au Canada, mais leur production très confidentielle - parfois de l'ordre de quelques centaines de litres par viticulteur - en font des vins rares dont les bouteilles peuvent se négocier autour de plusieurs centaines de dollars.

2015, une année favorable au riesling alsacien

Le Riesling se taille cette année une place notable dans la production des vins d'Alsace. Habituellement marginal, il se hisse en 3e position avec 3698 hectolitres (hl). La production alsacienne 2015 totalise 2742 hl, dont 13 852 hl de gewurztraminer, 5662 hl de pinot gris et 528 hl de muscat. «Cette année, nous avons beaucoup de riesling parce qu'il a mûri très vite», a expliqué Frédéric Bach, directeur de l'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA).

«L'automne, quasiment sans pluie, le soleil et les températures clémentes avoisinant parfois les 22 degrés ont été particulièrement favorables à la récolte, avec des conditions comparables aux grands millésimes de 1947 et 1959. Les viticulteurs ont pu récolter le raisin comme ils voulaient, sans pression de la météo. Les qualités sont exceptionnelles et cela se traduit sur le haut de gamme, les grands crus et les sélections vendanges tardives».

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