France: la récolte 2015 de vin sera inférieure à celle de 2014

Un travailleur récolte des raisins au Domaine de Rombeau... (PHOTO RAYMOND ROIG, ARCHIVES AFP)

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Un travailleur récolte des raisins au Domaine de Rombeau à Rivesaltes, le 7 août.

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Agence France-Presse
PARIS

La récolte de vin, qui a débuté mi-août de façon précoce, devrait être inférieure d'un million d'hectolitres à celle de l'an passé, mais offrir un bon millésime, selon le président du Conseil Vin de France AgriMer, Jérôme Despey.

«On va avoir, d'après nos prévisions réalisées avec les professionnels, une récolte inférieure d'un million d'hectolitres [à celle de l'an passé], on va se retrouver à 46 millions d'hectolitres», a déclaré samedi matin sur France Inter Jérôme Despey, qui est également secrétaire général adjoint de la FNSEA et viticulteur dans l'Hérault.

«Il ne faudrait pas descendre plus si on ne [veut] pas perdre en compétitivité», a-t-il continué, faisant état d'un «marché porteur, dynamique sur l'aspect mondial», qui nécessite «un approvisionnement pour ne pas se faire concurrencer par les principaux pays producteurs», citant l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud.

Par ailleurs, cette baisse de production a «des conséquences, parce que derrière c'est des coûts de production», a continué Jérôme Despey, qui en appelle au gouvernement, pour «veiller à ce que là où il y a des difficultés, il puisse y avoir des réponses pour accompagner les producteurs».

Les vendanges ont «démarré dans les principaux vignobles de notre pays, avec un peu plus de précocité que d'habitude, liée aux conditions climatiques et aux périodes de coups de chaud et de sécheresse de cet été», a-t-il expliqué.

«Depuis 1950 [...], c'est le millésime le plus précoce jamais enregistré, avant ceux de 2003 et 2006», a détaillé le viticulteur.

Néanmoins, c'est «plutôt un bon millésime vers quoi nous nous tournons cette année», grâce à une «maturité optimale, avec des saveurs et une vinification qui est prometteuse».

Dans les années à venir, le réchauffement climatique devrait conduire à une évolution des cépages: «ça se déplace déjà en termes de cépage et de production», a souligné Jérôme Despey, qui précise avoir «vu des cartes [montrant] que notre vignoble méditerranéen, par exemple, remonte plus vers le nord de la France».

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