• Accueil > 
  • Vins 
  • > À boire, des vins de la Sérénissime 

À boire, des vins de la Sérénissime

Nous vous présentons ici quelques produits issus des... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

Agrandir

Nous vous présentons ici quelques produits issus des vignes entourant la Sérénissime.

Photo Olivier PontBriand, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les bacari, ces minuscules bars à vin et cicchetti, font certainement partie du charme de Venise. CoVino, Estro, Adriatico Mar, Cantina Arnaldi sont autant d'endroits où on peut siroter un verre de soave, debout au comptoir ou dehors, appuyé sur une vieille barrique.

Mathilde Lambert et Diego Carraro, qui travaillent au... (Photo David Boily, La Presse) - image 1.0

Agrandir

Mathilde Lambert et Diego Carraro, qui travaillent au bar à vins Vino Vero, à Venise

Photo David Boily, La Presse

À l'incontournable Vino Vero, vous vous ferez peut-être servir un verre de garganega nature par une Québécoise. Mathilde Lambert a atterri à Venise il y a un an et des poussières, après avoir fait les vendanges chez Paraschos, un vignoble du Frioul dont on retrouve les vins ici. Elle s'est ensuite jointe à l'accueillante famille du Vino Vero, y trouvant même un amoureux, Diego Carraro. Ce dernier est originaire de Padoue, à 30 minutes à l'est de la ville aux gondoles.

Vino Vero a beau être situé dans un des coins les moins touristiques de Venise, le quartier Cannaregio, il donne l'impression d'être là depuis (et pour) toujours. Les clients sont réguliers. L'équipe est tissée serré. Les vignerons sont des amis.

« C'est un lieu de rencontre pour beaucoup de vignerons, ceux qui viennent d'ici, mais aussi ceux d'ailleurs, raconte Mathilde Lambert. Comme Venise est une ville très touristique et que ceux qui trouvent le Vino Vero sont souvent des initiés, il est facile de faire des rencontres très intéressantes. »

Dès qu'ils ont quelques jours de congé, Mathilde et Diego partent dans les vignes. Ils n'ont pas toujours à aller très loin. À une heure à l'ouest se trouvent les domaines de nombreux vignerons de qualité, comme Angiolino Maule, Stefano Menti, Gianfranco Masiero et Davide Spillare. Au nord, c'est la renaissance du prosecco, avec Casa Belfi, Bele Casel, Costadilà, etc.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler des appellations valpolicella et soave ? Elles proviennent aussi de Vénétie.

Nous vous présentons ici quelques produits issus des vignes entourant la Sérénissime. Vous en trouverez bien d'autres dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) et dans plusieurs restaurants de la province.

Prosecco

Le Col Fondo est un prosecco plus rustique, qui a subi une deuxième fermentation en bouteille et n'a pas été dégorgé. Les lies restent donc dans la bouteille. Le résultat est naturellement trouble, avec un frizzante plus léger et des arômes fermentaires bien présents. Ce produit est en commande privée, mais peut aussi s'acheter pour emporter au Comptoir Rhubarbe ou au 462 Tamarac (Shawinigan). Pour une bulle italienne plus classique et offerte à la SAQ, le Bisol Crede est parfait à l'apéro, tandis que le Bisol Vigneti Del Fol, un peu plus sucré, est idéal pour les biscottis et le panettone.

Soave

La zone de production du soave se trouve au nord de l'autoroute qui relie Vérone à Venise. Le cépage principal est le garganega. La fraîcheur et le côté un peu salin de ce vin blanc en font un apéro idéal. Le soave de Corte Sant'Alda est typique : il sent la roche mouillée et goûte la pomme jaune, avec une finale d'amande amère. Celui de Filippi soufre un peu de réduction, à ce stade-ci de sa jeune vie. Son nez de chou s'atténuera avec l'aération. En bouche, c'est agréablement anisé et résineux. L'amertume finale est affirmée.

Davide Spillare

Les vins naturels de Davide Spillare sont d'une dangereuse buvabilité. Ce ne sont pas des vins complexes, du moins en ce qui concerne les cuvées d'entrée de gamme, mais plutôt des jus de grande soif. Ils ont une délicatesse de fruit et une fluidité qui donne envie d'y regoûter toutes les deux secondes. Le blanc est une expression gourmande et rustique du garganega. Le rouge, lui, est un merlot de fête. Ces vins s'achètent en commande privée, mais on peut aussi les prendre pour emporter au Comptoir Rhubarbe, chez 462 Tamarac (Shawinigan) et chez Nina (Québec), ou les boire au restaurant. Entre 25 et 28 $, avant la marge du restaurateur.

Valpolicella

De manière générale, le valpolicella est élaboré principalement avec du corvina. Celui d'Adalia est ensuite « repassé » (ripasso) sur les peaux d'amarone, fameux vin rouge fait avec des raisins séchés sur claies pendant trois ou quatre mois. Il fait ensuite un séjour de 18 mois en fût de chêne. Voici une bouteille pour amateurs de vins sombres, denses et épicés, mais tout de même onctueux. Un bon carafage et la cerise noire finit par apparaître. En commande privée ou pour emporter au Comptoir Rhubarbe. Environ 35 $, avant la marge du restaurateur.

Grappa

Le muscat est sans doute un des cépages les plus exubérants, avec le gewurztraminer. En eau-de-vie, il s'exprime avec plus de subtilité, même si on reconnaît aisément ses envoûtants arômes de poire et d'abricot. C'est une excellente grappa pour s'initier à cette catégorie de spiritueux. Vittorio Capovilla est un distillateur d'une farouche intégrité, qui ne travaille qu'avec des fruits biologiques ou sauvages et avec des marcs de vignobles de qualité. Après une double distillation dans son alambic en bain-marie, il laisse ses alcools reposer pendant trois ans, pour que la complexité du fruit se développe.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer