Printemps précoce en France

Pendant que les Québécois célèbrent - enfin - l'arrivée du temps doux, les... (Photo: AFP)

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Pendant que les Québécois célèbrent - enfin - l'arrivée du temps doux, les Français eux profitent des beaux jours depuis quelques semaines déjà... et la vigne aussi. Dans certaines régions viticoles, les vignobles ont plus d'un mois d'avance sur l'an dernier.

De passage à Montréal, le vigneron Mathieu Lapierre établi dans le Beaujolais explique que ses pousses de gamay sont feuillues comme elles l'étaient cinq semaines plus tard au printemps dernier. L'hiver a été court et très doux dans l'Hexagone, dit-il.

« Déjà le 15 janvier, on pouvait dormir la fenêtre ouverte », relate le vigneron.

Frederik Wilbrenninck, représentant du domaine Moulin Touchais dans la Loire, a constaté la même chose. Les températures printanières sont aussi plus douces que la normale dans sa région. Résultat : ses vignes de chenin blanc ont deux semaines d'avance sur l'an dernier.

« On se dit entre collègues qu'on n'aura pas de vacances cette année, ajoute M. Lapierre. D'habitude, les vignerons sont en congé à la fin juillet et au début août. Mais cette année, on sera peut-être déjà dans les préparatifs de vendange. »

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, un printemps ne fait pas une récolte. Jean-Pierre Confuron, du domaine Chanson en Bourgogne, s'attend à ce que les vendanges soient devancées de quelques semaines par rapport à l'an dernier. Il note cependant que la pluie ou du temps froid en été pourraient chambarder le calendrier.  

Avec des pousses si avancées, les vignerons craignent d'ailleurs les gelées printanières. Les nouveaux bourgeons pourraient être abimés ou tués si le mercure tombait sous zéro, ce qui nuirait aux futures récoltes. Les vignobles restent aux aguets jusqu'aux « Saintes Glaces » à la mi-mai. 

De ce côté-ci de l'Atlantique, les vignerons québécois craignent moins le gel cette année. Car contrairement à la France, le printemps froid au Québec a ralenti la sortie des jeunes pousses. Les bourgeons restent donc à l'abri.

« C'est une bonne chose, dit Charles-Henri de Coussergues, président de l'Association des vignerons du Québec. Les deux derniers printemps ont été très précoces et on a eu des dommages. »




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