Jasey-Jay Anderson en quête de vitesse et de réponses

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Jasey-Jay Anderson

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Sportcom

Lorsque l'on recherche les résultats du spécialiste du surf des neiges Jasey-Jay Anderson dans la base de données de la Fédération internationale de ski (FIS), sa plus vieille compétition est datée du 18 décembre 1996. Ce jour-là, le planchiste avait pris le troisième rang au slalom-géant de la Coupe du monde de Sun Peaks, en Colombie-Britannique. 20 ans plus tard, le vétéran athlète poursuit toujours son parcours sportif et il sera du slalom géant en parallèle de la Coupe du monde de Carezza, jeudi, en Italie.

Dans les faits, le palmarès d'Anderson est encore plus étoffé, car il a pris part à plusieurs courses de la défunte International Snowboard Federation pendant les années 1990.

En Italie, Anderson sera accompagné des Québécois Sébastien Beaulieu et Marianne Laurin-Lalonde.

Toujours présent

Le jour de son entrevue avec Sportcom, Anderson voyait son ancienne coéquipière de l'équipe nationale Dominique Maltais annoncer son retrait de la compétition. Lorsqu'on lui demande d'entrée de jeu à quoi carbure-t-il pour continuer à l'âge de 41 ans, Anderson a cette réponse pince-sans-rire: «Aux bleuets!» lance tout de go celui qui exploite une bleuetière sur le terrain familial de Lac Supérieur dans les Laurentides. «Sinon, je carbure à la pure détermination.»

Oui, la détermination du dépassement athlétique, mais surtout une quête pour créer la meilleure planche de snowboard qui soit. Sa compagnie, Jasey-Jasey Snowboards, fabrique aussi des skis et le planchiste voit les épreuves de Coupes du monde comme le meilleur terrain pour tester son matériel.

«Je veux pousser mes connaissances encore plus loin. En fait, c'est carrément une étude de recherche et de développement qui se base sur ce que j'ai appris en Coupe du monde depuis six ans. C'est ce qui m'a permis de développer les planches les plus rapides au monde. La pire chose, ce serait d'arrêter sans avoir de réponses à mes questions. J'ai pas mal trouvé la réponse et je suis entièrement satisfait des recherches que j'ai faites. Maintenant, je suis dans le terrain de jeu pour mettre ça dans une planche. Si j'obtiens de gros résultats, j'aurai ma réponse.»

À son rythme

En plus de la bleuetière, une fermette où vivent poules et sangliers s'est ajoutée dans le quotidien de ce père de deux jeunes filles. C'est en partie pourquoi son travail chez Jasey-Jay Snowboard relève plus de l'artisanat et de la quête du meilleur produit plutôt que de vouloir conquérir les marchés internationaux.

«Je n'ai pas d'aspirations à ce que ça devienne une grosse compagnie. Je fabrique le plus de planches que je peux et j'aime la façon dont ça se déroule. Ce sont des produits haut de gamme et qui sont uniques. C'est du sur mesure.»

Le Globe de cristal ne sera pas dans sa mire, car il compte participer à la moitié des épreuves du circuit de la Coupe du monde, tout en se gardant une porte ouverte sur les Jeux olympiques de PyeongChang, ce qui serait son sixième rendez-vous olympique.

«Si je suis capable, j'irai me qualifier.»




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