Du pareil au même pour Alex Harvey

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Alex Harvey (no4) a dû se satisfaire de la 19e place au 50 kilomètres style libre, dimanche.

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(Krasnaïa Polyana) Ça a fini comme ça avait commencé pour Alex Harvey à Sotchi: par un faux pas. Cette fois, les skis n'étaient pas en cause, au contraire. Ce fut plutôt un bâton brisé qui traînait dans la neige. Il était blanc. Le fondeur québécois ne l'a pas vu, et s'est retrouvé les fesses dans la neige à moins de trois kilomètres de l'arrivée. Comme si un cycliste avait crevé juste avant de grimper l'Alpe d'Huez. L'énergie gaspillée à rattraper le groupe de tête n'était plus là quand les costauds se sont expliqués dans la dernière montée.

La déception d'Harvey était proportionnelle à l'enjeu de ce 50 kilomètres style libre, hier. Il n'était pas question de viser une médaille sur ce «parcours de Russes» qui, comme de fait, ont balayé le podium à cette épreuve de clôture des compétitions de ski de fond aux Jeux olympiques. «Je n'avais pas un podium dans les jambes, mais j'étais confiant pour le top 10», a affirmé Harvey, qui a dû se satisfaire de la 19e place, tout juste devant son compatriote Ivan Babikov.

«On avait de super skis», a souligné l'athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges, qui a passé la majeure partie de l'épreuve à l'avant. «En première moitié de course, Ivan et moi, on avait les meilleurs skis du groupe. Les (farteurs) se sont vraiment repris pour la première moitié de championnat. On revenait devant dans les descentes, ce qui fait qu'on pouvait relaxer dans les montées et donner trois ou quatre positions.»

Dernière montée

Skiant en contrôle jusqu'à la dernière boucle de cinq kilomètres, Harvey savait que la dernière montée, qui durait quatre minutes trente, n'était pas idéale pour lui. Dans de telles inclinaisons en pas de patin, un problème artériel à une jambe finit invariablement par couper son élan. Suivant les traces de Babikov, il a néanmoins rattrapé une demi-douzaine de rivaux dans le dernier kilomètre. «Aujourd'hui, j'avais les skis pour gagner la course, mais je n'avais pas les jambes pour gagner la course», a dit Harvey.

Devant, les Russes Alexander Legkov (or), Maxim Vylegzhanin (argent) et Ilia Chernousov (bronze) ont réussi à étouffer le Norvégien Martin Johnsrud Sundby (quatrième), le seul qui a pu s'accrocher dans cette montée finale de près de deux kilomètres, pour réussir le premier triplé au 50 km depuis 1936. Il faut dire qu'ils ont profité de la malchance du Suisse Dario Cologna, le favori, qui a brisé un ski avant la montée.

Soupçon

Pourquoi les Russes sont-ils si à l'aise dans ce genre d'exercice? Harvey a préféré ne pas commenter... mais n'a pu s'empêcher d'ajouter: «L'Autrichien qui s'est fait pogner pour de l'EPO, il aurait été bon en maudit pour cette course-là...»

Il parlait de l'Autrichien Johannes Duerr qui après sa huitième place au skiathlon au début des JO, est retourné chez lui pour une séance de régénération. De toute évidence, les autorités antidopage l'avaient à l'oeil et l'ont pincé. L'EPO, une substance dopante illégale, favorise l'oxygénation du sang.

«Tellement de gens ont tout fait pour m'aider et maintenant, je les ai déçus avec mes stupidités», a déclaré Duerr à l'AP avant de repartir de Sotchi. «Je n'ai pas peur. En un sens, je suis heureux que ça se termine... C'est la pire chose que j'ai faite dans ma vie.»

La veille, l'Autrichien de 26 ans racontait qu'il se sentait prêt pour le 50 km. «Il disait: "Ah, je me sens bien." J'espère qu'il se sent bien!» a raillé Harvey.

Ce dernier s'envole demain pour la Finlande pour la suite de la saison de Coupe du monde. Ses déceptions à Sotchi n'ont pas entamé son enthousiasme pour le prochain cycle olympique. Il pense déjà aux Mondiaux de Falun, en Suède, l'an prochain, et à un possible Tour de ski au Canada en 2016.

«Je n'ai pas de regrets, j'ai des déceptions», a résumé Harvey au sujet de sa deuxième expérience olympique. «Mais honnêtement, je ne sais pas ce qu'on aurait pu changer.»




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