Jansrud remporte une descente de Kitzbühel tronquée

Kjetil Jansrud... (PHOTO SAMUEL KUBANI, AFP)

Agrandir

Kjetil Jansrud

PHOTO SAMUEL KUBANI, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Astolfo CAGNACCI
Agence France-Presse
PARIS

Le Norvégien Kjetil Jansrud a accroché la descente de référence de la Coupe du monde de ski alpin, même amputée de moitié de sa substance à cause du brouillard, à son impressionnante panoplie de début de saison qui compte désormais cinq victoires, samedi à Kitzbühel.

Le Nordique a devancé, sous la minute (58.16), l'Italien Dominik Paris, à 2/100e près de réaliser le doublé descente et super-G, remporté vendredi, la même année sur la Streif.

Grâce au scratch de l'ultime section, le Français Guillermo Fayed a complété le podium, à 21/100e, aux dépens notamment de l'Italien Christof Innerhofer (6e à 42/100e), le plus handicapé par le format réduit.

Peu avant le départ renvoyé quatre fois, de demi-heure en demi-heure, Jansrud avait tweeté au sujet de la course: «Un tigre qui devient chaton». Après être monté sur le trône et empoché 90 000 francs suisses, le skieur de Stavanger, géantiste devenu ténor de la vitesse, a relativisé «je n'étais pas particulièrement heureux de ce raccourcissement, car le haut me convenait mieux. Mais l'important, c'est que la course ait pu avoir lieu».

«Gagner Kitzbühel, c'était un objectif depuis quelques années», a rappelé Jansrud, pour la première fois sur le podium au bas de la Streif.

En avance (23/100e sur Jansrud) après avoir volé sur la «traverse» ondulée de l'Hausberg, Paris a laissé filer le succès dans le virage successif à droite qui ouvre sur le schuss d'arrivée où il a manqué de vitesse.

Une image

Le skieur de Stavanger a pris sa tête dans les mains quand l'écart infime en sa faveur s'est inscrit sur le tableau géant. «Une image vaut plus que 1000 mots. Et j'étais tellement sûr qu'il (Paris) allait s'emparer du commandement».

«Avec une piste raccourcie, c'est toujours très difficile, car on ne peut pas se permettre la plus petite erreur. Et j'en ai commis. Deuxième, cela me va quand même. Il fallait y aller au courage. J'aime vraiment cette piste», a indiqué Paris, vainqueur de la descente du Hahnenkamm (La Crête du coq) en 2013.

La Mausefalle (la souricière), le Steilhang (la pente suspendue) et le chemin effacés par le brouillard, les chances autrichiennes étaient réduites. Les poids légers de la Wunderteam, Matthias Mayer (10e à 47/100e), champion olympique de la discipline reine, et Hannes Reichelt, le tenant du titre, seulement 34e après une grosse faute dans la +traverse+, ont payé leur tribut au mauvais temps.

Les 45 000 spectateurs officiels, que les trains avaient déversés toute la matinée au pied de la montagne magique du ski alpin, n'ont pourtant pas réduit les festivités qui, pour une partie d'entre eux, se prolongeront tard dans la nuit.

En attendant le slalom dominical pour lequel l'Autrichien Marcel Hirscher, qui a vu Jansrud revenir à 82 points au classement général, peut se donner de nouveau de l'air.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer