Pas de Mondiaux pour Erik Guay

Erik Guay retarde son retour à la compétition... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

Erik Guay retarde son retour à la compétition même si sa réadaptation se déroule bien.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Même si sa réadaptation se déroule sans heurts, Erik Guay doit encore harnacher son désir de reprendre la compétition. Il ratera donc les descentes de Wengen (samedi) et Kitzbühel (24 janvier), de même que les Championnats du monde qui s'ouvrent dans trois semaines à Beaver Creek, au Colorado.

Heureusement, ce n'est pas son genou gauche, opéré l'été dernier, qui fait des siennes. Guay a même reçu des signaux très positifs depuis qu'il a retrouvé ses coéquipiers de l'équipe canadienne, la semaine dernière en Autriche, remportant sa part de manches d'entraînement dès la première journée.

Après des discussions avec ses entraîneurs, il a cependant décidé de repousser son retour au moins jusqu'à la Coupe du monde de Saalbach, programmée du 19 au 22 février. Des efforts de 45 à 50 secondes ne sont pas comparables à une descente comme Wengen, qui peut durer deux minutes et demie.

«Le ski va bien, le genou va bien, c'est tout simplement que j'avais besoin de millage, a expliqué Guay au téléphone depuis le village de Murau, au centre de l'Autriche. Quand tu joues au hockey, tu as besoin de retrouver tes jambes de match. C'est un peu la même chose pour moi. Je ne veux pas recommencer trop rapidement.»

La possibilité de rater la saison entière a même été évaluée. «J'espère que ce ne sera pas le cas, a-t-il précisé. J'espère revenir à un moment donné cet hiver. Mais il faut choisir l'endroit pour commencer comme il le faut. Pour moi, la priorité est de finir la saison en bonne santé pour que je puisse recommencer à bâtir déjà pour l'an prochain.»

Les plans ont changé

Quelques facteurs ont changé les plans de l'ancien champion mondial de descente, qui visait un retour à la fin du mois de décembre.

L'absence de neige en Europe a retardé sa réintégration dans l'entourage de l'équipe. Guay a fait au mieux à Mont-Tremblant dans des conditions relativement faciles, mais il a dû composer avec le public présent sur les pistes durant les périodes des Fêtes.

Il n'a pas non plus terminé l'adaptation à son nouvel équipement. Après avoir passé toute sa carrière sur des skis Atomic, il constate que le comportement des Head est sensiblement différent. Il doit aussi apprendre à travailler avec son nouveau technicien Bernt Fetz, qui oeuvrait auparavant chez les Norvégiens.

Par ailleurs, Guay doit renouer avec le nouvel entraîneur-chef de l'équipe de vitesse, l'Autrichien Burkhard Schaffer, qui l'avait dirigé avec succès jusqu'en 2006. «Ç'a cliqué tout de suite, mais ça faisait quand même presque 10 ans que je n'avais pas travaillé avec lui», a-t-il noté.

Avant de remettre un dossard, l'athlète de 33 ans veut s'assurer d'être compétitif, sans quoi il risque de perdre sa position favorable dans les listes de départ de Coupe du monde.

Pas prêt pour un podium

Pour les Mondiaux, Guay aurait eu à se soumettre au processus de qualification interne de l'équipe canadienne. «De toute façon, je n'ai pas envie de me présenter là pour rien. Quand tu vas aux Mondiaux, c'est pour faire des médailles. Je ne me sens pas encore prêt à monter sur le podium.»

Pendant que ses coéquipiers s'élanceront sur la Lauberhorn de Wengen, à partir d'aujourd'hui pour la première descente chronométrée, Guay poursuivra sa préparation en solo à la station Turracher Höhe. L'entraîneur Serge Dugas, son technicien et deux spécialistes du conditionnement physique l'accompagneront sur les pentes, dont son préparateur personnel, le Montréalais Scott Livingston.

Dimanche, le skieur canadien le plus prolifique de l'histoire en Coupe du monde a été encouragé par la réaction de son genou sur un parcours de super-G bosselé, dur et glacé. «C'est même rare en Coupe du monde de voir des conditions comme ça. Ça me donne beaucoup de confiance en mon genou.»

La prochaine étape sera d'augmenter le volume quotidien et d'enchaîner les jours sur la neige. Pour l'heure, il s'est limité à deux journées consécutives.

«On s'est dit qu'on n'était pas pressés, a indiqué l'auteur de 22 podiums en Coupe du monde. Je préfère prendre plus de temps que nécessaire. Ce n'est pas comme si on y allait pour le globe cette année.»

Pendant ce temps, l'Américain Bode Miller, opéré au dos en novembre, doit participer à la première descente d'entraînement à Wengen, aujourd'hui. Âgé de 37 ans, le sextuple médaillé olympique tient à tout prix à être des Mondiaux dans trois semaines à Beaver Creek, devant son public.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer