Le Québec sur les pentes

Erik Guay estime que son objectif de reprendre... (Photo André Pichette, La Presse)

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Erik Guay estime que son objectif de reprendre la compétition le 28 décembre demeure réaliste.

Photo André Pichette, La Presse

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Marie-Michèle Gagnon et Erik Guay se sont partagé le titre d'Athlète international 2014 à la 20e Rencontre au sommet Telus, le gala annuel du ski alpin québécois, hier soir, à Laval. En matinée, les meilleurs skieurs de la province avaient été présentés aux médias avec les membres de l'équipe du Québec. Morceaux choisis.
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Erik Guay... (Photo Alain Roberge, La Presse) - image 1.0

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Erik Guay

Photo Alain Roberge, La Presse

Erik Guay: «Ça progresse très rapidement»

Sous son élégant pantalon, Erik Guay sent que sa jambe gauche est toujours plus étroite que la droite, mais il estime que son objectif de reprendre la compétition le 28 décembre, à la descente de Santa Caterina, en Italie, demeure réaliste. Le champion du monde 2011 a pu augmenter les charges à l'entraînement au cours des dernières semaines sans que son genou, opéré le 25 juin, en ressente les contrecoups.

«Ça progresse très rapidement, mais il faut aussi dire que je n'ai pas fait de mouvements trop athlétiques, a-t-il précisé. C'était vraiment linéaire, du renforcement. Mais je reste optimiste, je ne crains pas que ça se mette à mal aller.»

D'ici peu, il ajoutera des exercices d'impact et de stabilisation en gymnase, avant d'enfiler les patins et de sauter sur la glace. Il ambitionne toujours de chausser les skis à Mont-Tremblant le 7 décembre. «Si ça va mal, au moins, je peux retourner en salle rapidement, a-t-il expliqué. (Son préparateur Scott Livingston) veut également que je prenne ça tranquillement. Si je vais (en Europe), je vais avoir l'esprit compétitif, je vais vouloir rembarquer avec les gars tout de suite. Scottie est un peu plus sage que moi!»

Si tout va bien après quatre ou cinq jours, il rejoindra ses coéquipiers en Italie. Moins exigeante que Bormio, qu'elle remplace, la descente de Santa Caterina serait l'endroit idéal pour se remettre dans le bain avant les difficiles Coupes du monde de Wengen (17 janvier) et Kitzbühel (24 janvier), où ses rivaux seront déjà à plein régime.

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Marie-Pier Préfontaine... (Photo Alain Roberge, La Presse) - image 2.0

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Marie-Pier Préfontaine

Photo Alain Roberge, La Presse

Marie-Pier Préfontaine: «Mon année tout ou rien»

Son teint hâlé ne trompe pas: Marie-Pier Préfontaine a bel et bien commencé sa saison de ski. Fraîchement débarquée de la Coupe du monde de Sölden, où elle a réalisé le meilleur résultat canadien samedi (24e), la géantiste de Saint-Sauveur vise le top 15 de la discipline à la fin de l'hiver. Sans quoi elle se retirera du circuit et entreprendra des études en business et s'impliquera peut-être dans le ski universitaire.

«C'est mon année tout ou rien», a résumé l'athlète qui vient d'avoir 26 ans. Sans qu'elle puisse s'expliquer pourquoi, elle a été victime du resserrement des règles pour accéder à l'équipe canadienne. Elle a donc hérité de l'affligeant statut de skieuse «invitée»... et de la facture de près de 30 000 dollars qui l'accompagne.

«J'étais un peu triste qu'ils ne voient pas d'avenir en moi, a admis la championne canadienne. Ce n'est pas comme si je n'étais plus capable de skier. Je fais encore partie des 30 meilleures au monde, ce qui n'est pas chose facile.»

Un peu secouée de prime abord, la jeune femme s'est retroussé les manches et a déjà amassé la rondelette somme, grâce entre autres à une campagne de sociofinancement. Elle doit aussi assumer ses dépenses personnelles, notamment le prix des billets d'avion entre Montréal et Calgary, où elle effectue une partie de son entraînement.

Ironiquement, cet épisode lui a donné un sursaut de confiance. «Je suis plus en contrôle», a-t-elle souligné, presque étonnée. «C'est moi qui ai ramassé tout cet argent-là. Et j'ai derrière moi tout ce monde de Saint-Sauveur qui m'a aidée avec ma campagne. On dirait que je suis plus confiante.»

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Julien Cousineau

Photo Alain Roberge, La Presse

Julien Cousineau est de retour

Julien Cousineau, lui, n'a même pas été invité dans l'équipe canadienne. Qu'à cela ne tienne, l'athlète de 33 ans a décidé de cultiver sa passion à sa façon, avec ses propres moyens. Le père de famille calcule que son année lui coûtera de 60 000 à 100 000 $. Il revient tout juste d'un camp en Autriche, où il a pu tester son genou opéré en mars après une (autre) rupture du ligament croisé antérieur. Ça s'est tellement bien passé qu'il sera du départ pour le slalom de la Coupe du monde de Levi, le 16 novembre. «Je n'ai pas eu de douleur, pas d'inflammation», s'est réjoui le cinquième des Mondiaux 2011. Son objectif: réintégrer le groupe des 15 premiers et l'équipe nationale.

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Brittany Phelan... (Photo Alain Roberge, La Presse) - image 4.0

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Brittany Phelan

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Brittany Phelan: plus de constance

Vice-championne canadienne du slalom, derrière l'intouchable Marie-Michèle Gagnon, Brittany Phelan fait partie de ce jeune groupe technique canadien en passe d'émerger sur le circuit de la Coupe du monde. «J'en voulais un peu plus l'an passé, a admis la technicienne de Mont-Tremblant. Je n'étais pas très constante. Mais je suis contente de mes résultats quand j'ai eu de bonnes courses. Comme aux Jeux olympiques, où j'ai fini 15e sur une piste très dure où beaucoup de filles sont sorties du parcours.» Son grand objectif pour la prochaine saison, qu'elle amorcera à Levi, en Finlande, le 15 novembre, est de se classer à quelques reprises dans le top 10 et de faire partie des 15 premières sur la liste de départ de la Coupe du monde.

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Mikaela Tommy

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Mikaela Tommy: les Mondiaux en tête

Avec ses amis de l'équipe du Québec qui s'amusaient à tenter de la déconcentrer, Mikaela Tommy s'inquiétait de la qualité de ses prestations devant les caméras de télévision. Elle devra s'y faire, car la skieuse de 19 ans est promise à un brillant avenir. Ce n'est pas un hasard si l'équipe canadienne l'avait sélectionnée pour le slalom géant des derniers Mondiaux de Schladming alors qu'elle avait 17 ans. Cet hiver, elle vise une deuxième participation à Beaver Creek, en février. «La première fois, c'était seulement pour l'expérience, a déclaré la skieuse de Wakefield. Cette fois, j'aimerais y aller pour faire de bons résultats.» Éliminée en première manche pour ses débuts à Sölden (40e), samedi, elle est toujours à la recherche de ses premiers points sur le circuit.

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De l'espoir pour La Crête

Le cri d'alarme de Ski Québec alpin (SQA) au sujet de la suspension de l'homologation de la piste La Crête, à Mont-Sainte-Anne, a été entendu. Les dirigeants de la fédération provinciale ont rencontré leurs homologues canadiens, hier matin, en marge de la conférence de presse. Le directeur général de SQA, Daniel Lavallée, a expliqué que la Fédération internationale de ski (FIS) était disposée à lever la suspension si son inspecteur de sécurité jugeait suffisante la réalisation de 80 à 90% des travaux exigés. Canada Alpin devra donc le convaincre, sans quoi «c'est fini», a admis M. Lavallée. La Crête était la dernière piste de vitesse (descente, super-G) praticable au Québec.

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