Les soeurs Dufour-Lapointe veulent amasser 700 000 $ pour Sainte-Justine

Les soeurs Justine, Chloé et Maxime Dufour-Lapointe participaient,... (Photo David Boily, La Presse)

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Les soeurs Justine, Chloé et Maxime Dufour-Lapointe participaient, hier, au lancement du 9e Défi-Jeunesse Sainte-Justine des écoles privées, au Centre de réadaptation Marie-Enfant du CHU Sainte-Justine.

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Sophie Allard
La Presse

Ils ont été heurtés par une voiture, ont été victimes d'un accident de vélo ou ont fait une chute d'un module de jeu. Chaque année, 600 enfants sont hospitalisés au CHU Sainte-Justine en raison d'un traumatisme. Ils y sont soignés au Centre d'excellence en traumatologie.

Pour permettre l'acquisition d'équipements de pointe, 40 000 élèves de 50 écoles privées prennent part au Défi-Jeunesse Sainte-Justine des écoles privées. Les trois soeurs Dufour-Lapointe sont porte-parole et prennent cette cause à coeur. L'objectif: amasser 700 000 $.

«Cette cause nous rejoint. On sentait clairement qu'il fallait s'impliquer. Nous sommes nées à Sainte-Justine, nous avons fréquenté le Collège d'Anjou et nous pratiquons un sport à risque de traumatisme», indique la championne olympique Justine Dufour-Lapointe.

Jamais elles n'ont été blessées sérieusement en piste; elles touchent du bois. «Quand j'étais bébé par contre, je suis tombée de la table à langer. J'ai passé la nuit à l'hôpital au centre de traumatologie de Sainte-Justine», raconte Chloé, aussi médaillée olympique. «Jeune, on m'appelait la fée Carabosse. Sur mon front, j'ai eu trois fois des points de suture. On est toutes trois téméraires.»

À quelques jours de leur départ pour la Suisse, pour le dernier camp d'entraînement avant la saison olympique, les soeurs Dufour-Lapointe étaient présentes hier, à Montréal, au lancement de la 9e édition de la campagne. Les jeunes sont invités à prendre part à un défi sportif tout en amassant des fonds. Leurs efforts permettront notamment l'acquisition d'un appareil pour soigner les grands brûlés (faire des greffes de peau et assurer le suivi des cicatrices). On achètera aussi un appareil de résonance magnétique sophistiqué pour les petits doigts fracturés.

«Ce défi, c'est une initiative par les jeunes pour les jeunes, c'est incroyable, confie Maxime. Ça nous donne un boost d'énergie positive en cette année olympique.» Les élèves qui auront le meilleur esprit d'équipe gagneront un entraînement physique particulier avec les soeurs, par le truchement du Défi 3SDL. «On va essayer de ne pas être trop exigeantes!», a rigolé Justine.

Plus tôt cet été, les soeurs ont visité les enfants traumatisés hospitalisés. «Ça nous a chamboulées. Ces enfants sont si courageux. Ils sont capables de sourire la veille d'une chirurgie, ils se battent tous les jours. C'est ce souvenir que nous garderons pour nous préparer aux Jeux», dit Justine.

Les skieuses passeront deux semaines sur la neige à Zermatt. «On a beaucoup skié cet été pour assurer un suivi serré. À Zermatt, toutes les équipes y seront. C'est excitant, on sent une fébrilité, dit Chloé. C'est le moment où on met les morceaux ensemble: sauts, bosses et vitesse. Le but est d'être au sommet aux Jeux.»




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