Kingsbury, Dufour-Lapointe et Naude iront à PyeongChang

Justine Dufour-Lapointe et Mikaël Kingsbury... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

Agrandir

Justine Dufour-Lapointe et Mikaël Kingsbury

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

À 10 mois des Olympiques de 2018, Mikaël Kingsbury, Justine Dufour-Lapointe et Andi Naude pourront au moins éviter le stress engendré par le processus de qualifications. Les trois bosseurs ont déjà obtenu leur billet en vue des Jeux de PyeongChang.

Kingsbury, Dufour-Lapointe et Naude ont profité de leurs résultats acquis au cours de la dernière saison pour court-circuiter le long et complexe processus de qualification menant à la Corée du Sud.

«Ces athlètes ont utilisé la "méthode A", c'est-à-dire que nous avions identifié quelques compétitions que nous allions utiliser pour le calcul des points, a expliqué Marc-André Moreau, directeur haute performance, bosses et sauts, à Ski acro Canada. Pour être qualifiés selon cette méthode, les athlètes devaient grimper sur le podium lors de deux épreuves parmi l'épreuve-test de PyeongChang, les Championnats du monde, Val-St-Côme et Calgary. L'un de ces deux prodiums devait toutefois avoir été obtenu à PyeongChang ou aux Mondiaux.»

Ainsi, Kingsbury et Dufour-Lapointe sont montés sur la troisième marche du podium aux Championnats du monde de Sierra Nevada, en mars dernier, en plus de remporter une médaille - d'or pour Kingsbury, d'argent pour Dufour-Lapointe - à l'épreuve-test en Corée du Sud. Quant à Naude, elle a terminé troisième à PyeongChang et deuxième à Val-St-Côme.

«Je m'en doutais un peu, car je connaissais bien les critères de la méthode A, mais je ne voulais pas trop y croire, a indiqué Naude, qui participiera à ses premiers JO. Quand Marc-André m'a appelée et qu'on m'a confirmé le tout par courriel, c'était fantastique. C'est un moment spécial.»

Pour Dufour-Lapointe et Kingsbury, respectivement médaillés d'or et d'argent aux Jeux de Sotchi, en 2014, cette qualification hâtive permettra de livrer la prochaine saison sur le circuit de la Coupe du monde avec un peu moins de pression sur les épaules.

«Ça fait ça de moins à tenir compte, a admis Kingsbury. Pendant l'été, on peut se concentrer sur ce qu'on veut travailler, ce qu'on veut faire, puisque la qualifications est derrière nous. Ce n'est pas de lever le pied, mais c'est bien d'avoir cette qualification déjà en poche. J'avais eu la chance de me retrouver dans la même situation pour Sotchi. Je n'ai jamais eu à vivre le stress de me qualifier à un mois des Jeux. Je pense que c'est une bonne affaire, (...) surtout au niveau mental: nous serons plus détendus.»

«C'est clair que ça enlève beaucoup de pression, a renchéri Dufour-Lapointe. De mon côté, ça va me permettre de penser seulement à la descente que je veux faire aux Jeux. Tout l'été, je n'aurais que là-dessus à me concentrer. Ça va me libérer et me permettre de travailler à mon plein potentiel; d'être prête pour les Jeux olympiques et non pas d'être prête à me qualifier.»

Les bosseurs canadiens pourront envoyer un maximum de quatre hommes et quatre femmes aux Jeux d'hiver 2018. Ils sont en compétition avec leurs coéquipiers en sauts, en demi-lune et en slopestyle, en plus des athlètes provenant du ski cross.

En tout, 30 places sont disponibles pour ces cinq disciplines. Les bosseurs nommés mardi sont les trois premiers à obtenir leur qualification. Pour tous les autres, la prochaine saison sur le circuit de la Coupe du monde sera déterminante.

Le ski acrobatique a permis au Canada d'amasser neuf de ses 25 médailles aux Jeux olympiques de Sotchi, dont quatre d'or: Alexandre Bilodeau et Justine Dufour-Lapointe en bosses, Dara Howell en slopestyle et Marielle Thompson en ski cross.




publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer