Bosses: relancer la machine devant les siens

La semaine dernière à Lake Placid, le Québécois... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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La semaine dernière à Lake Placid, le Québécois Mikaël Kingsbury a terminé sixième lors d'une épreuve de la Coupe du monde. C'était la première fois qu'il ne montait pas sur le podium depuis février dernier.

Photo Bernard Brault, La Presse

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Il y avait près de sept ans que les skieurs canadiens n'avaient pas été exclus des podiums en Coupe du monde de ski acrobatique en bosses... avant vendredi dernier, à Lake Placid!

Les Kingsbury, Dufour-Lapointe, Marquis, Gagnon et tous les membres de la formation nationale auront la chance de relancer la machine dès demain, devant leurs partisans à Val Saint-Côme, sur une piste où ils ont connu beaucoup de succès.

Mikaël Kingsbury a remporté les deux dernières épreuves dans Lanaudière, en 2015 et 2016, tout en terminant deuxième en 2014 derrière celui qui a donné son nom à la piste, Alexandre Bilodeau.

Et chez les filles, tous les amateurs se souviennent du formidable triplé réussi en 2016 par Justine, Chloé et Maxime Dufour-Lapointe, une première dans l'histoire du ski acrobatique.

Chloé, qui est championne en titre de la Coupe du monde en bosses, avoue que cette performance occupera toujours une place à part dans le palmarès des soeurs. «C'était vraiment très émouvant de se retrouver les trois ensemble sur le podium, et les gens nous en parlent encore beaucoup.»

Exclues du podium lors des deux premières compétitions de la saison, Justine (4e), Maxime (6e) et Chloé (7e) sont néanmoins bien placées au classement provisoire et espèrent profiter de l'«avantage du terrain» pour s'approcher de la meneuse Britteny Cox, d'Australie.

«Ce serait difficile de répéter notre exploit de l'an dernier, mais je pense qu'on est toutes prêtes pour un bon résultat», a estimé Chloé Dufour-Lapointe. «On est encore au début de la saison et, comme les Championnats du monde ne seront disputés qu'à la toute fin, en mars, nous sommes encore en période d'adaptation.»

«J'ai d'ailleurs l'impression que c'est le cas pour tout le monde, même les juges...», a souligné celle qui a pris la quatrième place à Lake Placid, la semaine dernière, après avoir obtenu en finale une note inférieure à ce qu'elle croyait mériter.

Reprendre le dossard jaune

Chez les hommes, Kingsbury n'est qu'à 10 points du Kazakh Dmitriy Reiherd et il entend bien reprendre le dossard jaune de meneur de la Coupe du monde qu'il n'avait pas cédé depuis presque deux ans.

«Les conditions étaient vraiment difficiles [à Lake Placid], et je me suis laissé surprendre», a-t-il concédé. «On apprend de ses erreurs, et je saurai à quoi m'en tenir la prochaine fois.»

L'épreuve de Val Saint-Côme sera aussi importante pour Philippe Marquis et Marc-Antoine Gagnon, les complices de Kingsbury, qui aimeraient eux aussi remonter sur le podium dans ce qui sera la première compétition ciblée du processus de sélection de l'équipe olympique des Jeux de 2018.

Les résultats des épreuves de Calgary, Bokwang (épreuve-test olympique) et Sierra Nevada (mondiaux) seront aussi considérés pour le premier des deux modes de sélection, en vertu duquel certains athlètes pourraient obtenir leur billet pour PyeongChang dès cette année.

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Une épreuve menacée?

On murmure en coulisses que l'épreuve de Val Saint-Côme est menacée et qu'elle pourrait être déplacée ailleurs au Québec ou même au Canada. Toujours aux prises à des problèmes de financement, l'association Freestyle Canada cherche à maximiser les retombées de ses compétitions en Coupe du monde. On étudie ainsi toujours la possibilité d'organiser une épreuve de sauts sur une rampe artificielle, à Montréal ou dans une autre ville, là où le grand public pourrait découvrir le sport.

Pour les bosses, l'éloignement de Val Saint-Côme est un handicap, même si les installations sont de première qualité. Marc-André Moreau, directeur haute performance de Freestyle Canada pour les bosses et les sauts, croit toutefois que les exigences techniques de la Fédération internationale de ski constituent un obstacle à un déménagement éventuel de l'épreuve.

«Nous ne pourrions plus organiser une épreuve en simple au Mont Gabriel, explique-t-il. Peut-être en duel, mais ce serait compliqué. Je comprends qu'on souhaite plus de revenus, mais les installations adéquates sont rares.»

Un dossier à suivre.




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