L'équipe canadienne de sauts chargée à bloc

Tenu à l'écart depuis février 2013 en raison... (Photo Christinne Muschi, archives Reuters)

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Tenu à l'écart depuis février 2013 en raison d'une déchirure ligamentaire au genou, Olivier Rochon compte sur son expérience pour rapidement chasser la nervosité qu'il pourrait ressentir ce week-end.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Après les bosseurs la semaine dernière, ce sera au tour des sauteurs canadiens de lancer leur saison ce week-end sur le circuit de la Coupe du monde de ski acrobatique, à Pékin.

Après un camp d'entraînement de quatre semaines à Ruka, en Finlande, l'équipe pourra compter sur le retour d'Olivier Rochon pour amorcer ce nouveau cycle olympique, en plus d'aligner deux sauteuses sur le circuit pour une première fois en quatre ans.

Tenu à l'écart depuis février 2013 en raison d'une déchirure ligamentaire au genou, Rochon compte sur son expérience pour rapidement chasser la nervosité qu'il pourrait ressentir ce week-end.

«Je suis assez excité de recommencer, mais je sais aussi qu'avec mon entraînement - les deux étés sur les rampes d'eau ont été très productifs - et mon expérience, même si je n'ai pas pris part à des compétitions, j'ai progressé (depuis deux ans).

«Comme je suis plutôt bon skieur, ajoute le vainqueur du globe de cristal en 2012, je sais que quand j'arrive sur la neige, je saute habituellement mieux. C'est donc encourageant.»

Bien qu'il souhaite grimper sur le podium aux Mondiaux, Rochon ne s'est toutefois pas fixé trop d'attentes pour la saison à venir.

«Côté résultat, je ne sais pas trop. Je veux surtout bien sauter pour me prouver que je suis encore là, aussi bon qu'avant. J'ai eu un très bon camp d'entraînement en Finlande, alors c'est certain que je suis très confiant.»

«Il était un petit peu rouillé, mais il a refait le plein de confiance à Ruka, a noté l'entraîneur de l'équipe, Dennis Capicik. Je ne sais pas s'il grimpera sur le podium cette saison, mais pour ma part, j'ai davantage une fenêtre de quatre ans devant les yeux quand je pense à la progression d'Olivier.»

Il retrouvera son cochambreur sur le circuit, Travis Gerrits, seul représentant canadien aux Jeux de Sotchi et vainqueur de l'épreuve de Pékin l'an dernier. Contrairement à Rochon, l'Ontarien a des objectifs très précis pour la prochaine saison.

«J'ai terminé deuxième aux Mondiaux en 2013, rappelle-t-il. Cette année, je ne veux pas juste un autre podium: je veux gagner. Ce n'est plus le temps de s'entraîner pour finir deuxième ou septième (comme aux Jeux olympiques), mais de vraiment mettre tout en place pour que je «performe» aux bons moments, comme ici à Pékin et aux Championnats du monde.

«Il faut aussi que la constance soit au rendez-vous, question d'accumuler les bons résultats afin de terminer parmi le top 3 à la Coupe du monde.»

Chez les dames, Sabrina Guérin ne sera plus seule sur le circuit, puisqu'elle sera accompagnée cette saison de la recrue Mélissa Corbo, une situation qui lui plaît au plus haut point.

«Ça me fait du bien de ne pas être la seule fille pour une fois, a-t-elle admis en riant. Je pense que c'est la première fois en quatre ans. On va pouvoir se séparer la pression à deux, mais on va surtout se tirer l'une et l'autre vers le haut.»

Afin de grimper au classement, Guérin a ajouté cette année un «full-double-full» à son répertoire: un double périlleux arrière accompagné de trois vrilles. Elle compte aussi ajouter une figure triple en fin de calendrier.

Quant à Corbo, première du Grand Prix NorAm 2012-13, elle participera à Pékin à sa première Coupe du monde.

«Je suis contente, excitée et impressionnée, a noté l'athlète de 24 ans de Blainville. On me dit que la Coupe du monde de Pékin est l'une des plus impressionnantes, alors je commence en grand! (...) Mais je ne ressens pas de pression: je m'attends à offrir d'aussi bonnes performances en Coupe du monde qu'en NorAm. À tout le moins, j'ai les mêmes objectifs.»

De son côté, Capicik revient à la tête de l'équipe après avoir laissé la place à Daniel Murphy pendant quelques années. Murphy gravite toujours autour de l'équipe, mais il désirait plus de temps pour des projets personnels, d'où ce changement à la direction.

En plus de la traditionnelle compétition individuelle, les sauteurs se livreront à une compétition par équipes, une nouveauté cette saison sur le circuit. Chacune des 10 nations qui prendront part à l'épreuve présentée dimanche enverront trois sauteurs, soit deux hommes et une femme, ou deux femmes et un homme. Chacun des athlètes effectuera un saut en qualifications et le total des points amassés par les trois skieurs détermineront les trois nations qui passeront en finale.

Cette compétition sera présentée seulement en Chine cette saison. Les sauteurs acrobatiques souhaitent convaincre le CIO d'ajouter l'épreuve aux compétitions olympiques à Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018.

Après Pékin, les sauteurs se rendront à Deer Valley au début janvier, puis à Lake Placid à la fin janvier. Ils poursuivront leur saison à Moscou le 21 février et à Minsk le 1er mars, en plus de prendre part aux Championnats du monde, qui seront présentés à Kreischberg, en Autriche, du 14 au 25 janvier.

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