Mikaël Kingsbury: «Je veux écrire l'histoire»

L'absence d'Alexandre Bilodeau n'incitera pas Mikaël Kingsbury à... (Photo Olivier Jean, archives La Presse)

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L'absence d'Alexandre Bilodeau n'incitera pas Mikaël Kingsbury à lever le pied au cours de la saison 2014-2015. Compétiteur dans l'âme, il entend régner longtemps sur le monde du ski acrobatique.

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Mikaël Kingsbury et Alexandre Bilodeau se sont livré l'un des duels sportifs les plus palpitants de récente mémoire. Si le premier a eu le meilleur sur le circuit de la Coupe du monde, le second a décroché le titre le plus convoité, celui de champion olympique.

Chaque jour, Kingsbury ne manquait pas de sources de motivation. Il savait, pour bien le connaître, que Bilodeau, un partenaire d'entraînement en salle, ne ménageait aucun effort pour atteindre son apogée aux Jeux de Sotchi. «Tu te levais le matin avec une belle pression et une belle adrénaline pour aller courir», racontait Kingsbury, rencontré au lendemain de l'officialisation de la retraite du double médaillé d'or olympique dans l'épreuve des bosses.

Foi du bosseur de Deux-Montagnes, l'absence de Bilodeau ne l'incitera pas à lever le pied au cours de la saison 2014-2015. Compétiteur dans l'âme, il entend régner longtemps sur le monde du ski acrobatique. «Je ne pense pas manquer d'adrénaline, a fait remarquer Kingsbury, qui achève un stage sur neige à Zermatt, en Suisse. Le sport continue de pousser, mais j'essaie de toujours regarder devant. Je veux continuer à dominer mon sport. Je veux écrire l'histoire. Je pense que je suis bien placé.»

À 22 ans seulement, il lorgne déjà le record de victoires en Coupe du monde détenu par le Français Edgar Grospiron. Le premier champion olympique de la discipline (Albertville, 1992) est monté 28 fois sur la plus haute marche du podium. Le Finlandais Janne Lahtela suit avec 22, tout juste devant Kingsbury (21), dont il était l'idole de jeunesse. Jean-Luc Brassard (20) et Bilodeau (19) complètent le quintette de tête.

Ne rien laisser au hasard

Avec neuf épreuves au calendrier, Kingsbury n'aura probablement pas l'occasion de dépasser Grospiron cet hiver, mais il prend tous les moyens pour s'en approcher. Sur le plan physique, il se sent plus fort que jamais, ayant ajouté deux kilogrammes de muscles à sa charpente. «Juste assez, pas trop», a-t-il mentionné. Cela lui permet d'être encore plus stable sur ses skis, comme il a pu le constater lors d'un stage en Argentine. «Le haut de mon corps a toujours été stable, mais là, avec mes bras, il y a encore moins de choses qui vont bouger », a-t-il annoncé.

Exécutant déjà les sauts les plus difficiles sur le circuit il est même prêt pour le double périlleux, si la Fédération internationale voulait bien le laisser faire, le champion mondial en simple a accordé une attention particulière à la qualité de son ski entre les bosses. «Je suis plus patient avant de tourner mes skis, ce qui fait que je peux aller plus vite et mieux me ralentir, a-t-il détaillé. Ça paraît mieux pour les juges.»

Pour la première fois de sa carrière, Kingsbury a également commencé à travailler avec un spécialiste de la psychologie sportive. Un peu réticent au départ, il s'est laissé convaincre par son entraîneur. «J'étais stressé, j'avais peur qu'il travaille sur tous mes défauts, a-t-il expliqué. Je suis quelqu'un de vraiment positif. J'aime penser aux choses que je fais bien. Avec lui, justement, on parle seulement de mes forces et on essaie de les améliorer.»

Réputé pour son calme et sa faculté à se dépasser dans les moments de grande tension, comme en super finale à Sotchi où il s'élançait le dernier, le jeune bosseur veut consolider cette qualité. «C'est bon de travailler sur ses défauts, mais c'est aussi bon de travailler sur ses points forts», a résumé le vice-champion olympique.

Peu après son retour de la Suisse, Kingsbury repartira vers Vancouver et Apex, où l'équipe canadienne effectuera sa préparation finale et quelques examens physiques. La saison de Coupe du monde de bosses sera lancée le 13 décembre à Ruka, en Finlande.

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