Mikaël Kingsbury champion du monde des bosses

Mikaël Kingsbury a coiffé son compatriote Alexandre Bilodeau... (Photo Hakon Mosvold Larsen, Reuters)

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Mikaël Kingsbury a coiffé son compatriote Alexandre Bilodeau et remporté le titre de champion du monde des bosses, à Voss, en Norvège.

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Mikaël Kingsbury a donné une nouvelle démonstration de son fabuleux talent, mercredi, à Voss en Norvège, en dominant l'épreuve des bosses des Championnats du monde de ski acrobatique.

Fidèle à sa réputation, Kingsbury n'a commis aucune erreur de toute la compétition et il s'est imposé devant son compatriote Alex Bilodeau et l'Américain Kevin Dineen.

Médaillé d'argent et de bronze aux Mondiaux de 2011, quand il n'avait encore que 18 ans, Mikaël a accédé mercredi à un autre niveau. «Champion du monde, c'est un gros rêve qui se réalise. Et c'est vraiment le titre en simple, le plus prestigieux, que je voulais remporter. C'est le plus beau résultat de ma carrière et j'ai réussi l'une de mes meilleures descentes à vie pour l'obtenir.»

Avant les Mondiaux, Bilodeau avait vanté la constance de son jeune rival et ce dernier lui a spectaculairement donné raison... à ses dépens. Premier des qualifications mardi, Kingsbury a encore dominé la finale 1, puis la grande finale, toujours avec des marges conséquentes sur ses rivaux.

C'est surtout sur les deux sauts qu'il s'est démarqué de son rival. «Nous sommes, Alex et moi, deux skieurs avec des styles similaires et j'ai voulu avoir un atout supplémentaire en effectuant un saut plus difficile sur le tremplin du bas», a expliqué Kingsbury.

Ce deuxième saut - un «Cork 1080» (trois vrilles désaxées), le plus difficile réussi dans toute la compétition - a scellé la victoire du skieur de Deux-Montagnes.

Bilodeau déçu

En bas de la pente, Bilodeau n'a pas caché sa déception en découvrant le résultat. Plus tard, en conférence de presse, celui qui tentait d'aller chercher le seul titre majeur qui manque à son palmarès a reconnu: «C'est très dur à accepter. J'ai offert la meilleure performance que je pouvais et malheureusement, cela n'a pas été suffisant pour les juges.

«Je félicite Mikaël. Il est en tête de la Coupe du monde et méritait de remporter un titre de champion du monde. Mais je suis très déçu... J'ai beaucoup de choses dans la tête et je vais essayer de faire le vide, d'aller dormir un peu. Nous avons une autre compétition demain [les qualifications de l'épreuve de bosses en parallèle jeudi] et je vais me concentrer là-dessus.»

Alex est double champion du monde en titre dans cette épreuve et on peut déjà anticiper un duel de choc entre lui et Kingsbury. Sa médaille d'argent a quand même permis à Bilodeau d'assurer sa sélection pour Sotchi l'hiver prochain, où il défendra son titre olympique.

«Les Jeux, c'est encore loin, je préfère ne pas y penser...» a-t-il souligné, encore sous le coup de la déception et sans doute pour oublier que l'homme à battre sera plutôt Kingsbury.

Les deux autres skieurs québécois, Philippe Marquis et Marc-Antoine Gagnon, se sont arrêtés lors d'une finale 1 très relevée, prenant respectivement les 15e et 17e places avec des pointages qui leur permettent habituellement d'obtenir des top 10.

Justine Dufour-Lapointe sur le podium

Chez les femmes, on attendait beaucoup de quatre skieuses canadiennes, mais seule Justine Dufour-Lapointe a réussi à monter sur le podium. Seulement 11e en qualifications après une chute qui aurait pu l'éliminer, la plus jeune des trois soeurs Dufour-Lapointe avait retrouvé son allant, mercredi. La skieuse de 18 ans a pris la troisième place de la grande finale, derrière l'Américaine Hannah Kearney - sacrée pour la deuxième fois, huit ans après son premier titre - et la Japonaise Miki Ito.

«Je suis vraiment fière d'être revenue de cette façon, a expliqué Justine. Hier [mardi], après ma chute en première manche des qualifs, j'ai pleuré un bon coup, puis je me suis vite reprise en me disant que j'avais encore des chances. Et voilà que j'ai ma médaille des Mondiaux!»

Justine en a profité, elle aussi, pour assurer sa qualification pour les Jeux de Sotchi. «C'est la cerise sur le sundae!» a lancé la jeune femme, qui sera encore à surveiller jeudi et vendredi dans l'épreuve en parallèle.

Chloé Dufour-Lapointe a raté la grande finale de justesse (,6 pt) et s'est contentée du huitième rang. Audrey Robichaud (11e) et Andi Naude (12e) se sont également arrêtées en finale 1.

Difficile en sauts

Déjà privée d'Olivier Rochon, qui a déclaré forfait en raison d'une blessure à l'aine, l'équipe canadienne de sauts a connu des qualifications difficiles. Seul l'Ontarien Travis Gerrits a obtenu sa place en finale, les Québécois Sabrina Guérin et Jean-Christophe André s'arrêtant en qualifications avec des 20e et 19e places.

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