Équipe Europe: l'union fait la force

Équipe Europe a remporté une victoire de 6-2... (Photo Geoff Burke, USA Today Sports)

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Équipe Europe a remporté une victoire de 6-2 contre la Suède lors d'un match préparatoire de la Coupe du monde de hockey, mercredi.

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
Toronto

Vers la fin du match préparatoire de la Coupe du monde remporté par Équipe Europe contre la Suède, mercredi, l'attaquant danois Frans Nielsen a jeté un oeil au drapeau de son pays cousu sur la manche de son chandail et s'est mis à réfléchir.

Nielsen s'est surtout souvenu des 200 fois où le Danemark a affronté la Suède et perdu.

«Nous avons essayé si souvent, mais ils sont trop bons», a-t-il laissé tomber.

Mais au sein d'une équipe formée des meilleurs joueurs du Danemark, de la Slovaquie, de la Suisse, de l'Allemagne, de la Slovénie, de l'Autriche et de la Norvège, Nielsen était fier d'avoir finalement - finalement! - battu les Suédois. Peu importe qu'il s'agissait d'un match préparatoire sans enjeu, Équipe Europe peut maintenant croire en elle à la veille d'amorcer son tournoi samedi, contre les États-Unis.

«C'est intéressant de prendre part à un tournoi comme celui-ci en sentant que vous pouvez accomplir quelque chose», a ajouté le patineur.

L'entraîneur-chef Ralph Krueger, un Canadien qui est également président du Southampton Football Club, appelle cela «la magie d'Équipe Europe», la seule de la Coupe du monde qui n'aura pas d'hymne national avant ses matchs. Certains ont critiqué le choix de regrouper les meilleurs éléments de ces petites nations de hockey pour une Coupe du monde, mais elle rend le tournoi plus compétitif que si ces pays avaient dû affronter individuellement des puissances comme le Canada ou la Suède.

Anze Kopitar est le seul joueur de la Slovénie dans la Ligue nationale et il sait très bien que son pays ne pourrait pas remporter un tournoi comme celui-là. De son côté, la Slovaquie a connu un certain succès sur la scène internationale, mais dans une compétition regroupant les meilleurs au monde, elle ne pourrait espérer faire aussi bien, pas plus que les autres nations formant cette équipe.

Ensemble, cependant, c'est différent.

«Vous ne vous sentez pas comme un négligé qui va être dominé 50-10 au chapitre des lancers et dont le gardien doit accomplir des miracles pour que vous ayez une chance de gagner, a noté l'attaquant danois Jannik Hansen. Le plateau est plus nivelé. On a maintenant la profondeur pour affronter ces clubs.»

Le gardien slovaque Jaroslav Halak, qui a stoppé 34 des 36 tirs suédois, n'aura donc pas à jouer les héros devant le filet européen. Il pourra compter sur l'appui des fabricants de jeu Marian Gaborik et Thomas Vanek, du puissant ailier Marian Hossa et du rapide Mats Zuccarello. Le colosse Zdeno Chara et Roman Josi sont les pierres d'assise de la défense.

Krueger croit que ça a fait du bien à son club de se faire «battre à plates coutures» deux fois par les jeunes espoirs nord-américains afin de chasser la rouille et de se défaire de vieilles habitudes avant d'affronter les États-Unis.

«C'était la meilleure chose qui puisse nous arriver», a déclaré l'entraîneur.

Elle l'était, jusqu'à ce que ses joueurs chassent Henrik Lundqvist en marquant cinq buts pour battre la Suède mercredi, à Washington. Plus qu'un soulagement pour Nielsen, cette victoire a grandement encouragé l'équipe.

«Il s'agit d'un autre pas dans la bonne direction, a indiqué le défenseur Christian Ehrhoff. De battre une bonne équipe comme la Suède prouve que nous ne ferons pas que de la figuration dans ce tournoi.»

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