Les joueurs veulent-ils éviter Atlanta?

Gary Bettman va probablement se battre pour Atlanta... (Photothèque Le Soleil)

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Gary Bettman va probablement se battre pour Atlanta comme il se bat pour Phoenix: avec acharnement. Après tout, le hockey dans le Sud, c'est un peu son bébé à lui.

Photothèque Le Soleil

Glenn Healy a frappé fort samedi dernier, en affirmant, sur les ondes de Hockey Night in Canada, que plusieurs joueurs de la LNH ne veulent plus aller jouer à Atlanta. Rien de moins.

Selon l'ancien gardien devenu analyste, le nom des Thrashers se retrouve dans plusieurs clauses de non-échange. La raison? Tout le monde sait fort bien que les Thrashers s'en vont à Winnipeg, et personne ne veut aller jouer à Winnipeg. Aussi simple que ça.

Qu'est-ce que Glenn Healy voulait dire, au juste? Est-ce qu'il sait des choses que le commun ignore? J'ai tenté de le joindre hier pour en savoir plus, sans succès. Mais j'ai joint trois influents agents de joueurs de la LNH, et aucun n'avait entendu parler de cette révolution de la palette qui vise à éviter Atlanta coûte que coûte.

Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a bel et bien des clauses de non-échange qui existent dans cette ligue. Mais de là à dire que plusieurs joueurs du circuit ont soudainement décidé d'y inclure Atlanta, il y a une marge, selon l'agent Rick Curran.

«Non, je n'ai pas entendu parler de ça, m'a dit cet agent respecté, hier, en entrevue téléphonique. Je pense que c'est trop facile d'embarquer dans ce train-là et de dire que les Thrashers vont déménager.»

Rick Curran le reconnaît sans hésiter: souvent, ses clients rédigent une liste des équipes qu'ils veulent éviter. Pour toutes sortes de raisons.

«Les joueurs ne veulent pas être échangés à un club qui n'est pas compétitif, ajoute-t-il. C'est presque toujours la raison principale. Ensuite, il y a d'autres facteurs qui entrent en jeu, comme la météo ou le manque de joueurs de talent au sein d'une équipe.»

Selon Rick Curran, les équipes que tout le monde cherche à éviter ne sont pas nécessairement celles que l'on pense. Par exemple, j'étais sûr que le nom des Oilers d'Edmonton se retrouvait souvent sur ces listes-là.

Pas nécessairement.

«Pour être très honnête, j'ai eu plein de clients qui m'ont dit avoir adoré leur expérience à Edmonton... Quand il y avait des équipes à Winnipeg et à Québec, j'avais aussi des clients qui me disaient combien ils adoraient ces villes-là. Pour les joueurs, souvent, les villes plus froides leur rappellent leur jeunesse, quand ils jouaient au hockey dehors avec leurs amis. C'est faux de dire que tout le monde veut éviter les villes où il fait plus froid.»

Quant au déménagement imminent des Thrashers, là aussi, on s'emporte peut-être un peu vite. À entendre ce que l'on raconte depuis quelques jours, les Thrashers sont déjà partis. Remarquez, ce n'est pas comme si la ville d'Atlanta est soudainement hockey; le groupe d'appui Keep The Thrashers compte à peine 2500 fans sur sa page Facebook... une page qui est par ailleurs régulièrement visitée par des fans de Winnipeg!

Ce qu'il faut savoir, c'est que Gary Bettman va probablement se battre pour Atlanta comme il se bat pour Phoenix: avec acharnement. Après tout, le hockey dans le Sud, c'est un peu son bébé à lui.

En attendant, les commentaires de Glenn Healy devraient faire jaser pour une autre raison: soudainement, on ne parle plus de Québec quand on parle du départ probable des Thrashers. On parle plutôt de Winnipeg.

Ce serait bien si le maire Labeaume pouvait nous expliquer pourquoi. Peut-être que lui aussi sait des choses que le commun ignore.




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