La saison des Flames prend fin abruptement

Les joueurs des Flames de Calgary avaient la... (Photo Jeff McIntosh, PC)

Agrandir

Les joueurs des Flames de Calgary avaient la mine basse au banc, mercredi soir, après avoir été éliminés en quatre matchs par les Ducks d'Anaheim.

Photo Jeff McIntosh, PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
la liste:2069:liste;la boite:68211:box

Vers la Coupe Stanley

Darren Haynes
La Presse Canadienne
Calgary

La saison des Flames de Calgary a pris fin abruptement mercredi soir, après qu'ils eurent encaissé une quatrième défaite consécutive par l'écart d'un seul but.

La déception n'était pas nécessairement dirigée vers l'issue - les Flames étaient les négligés dans cette série contre les Ducks d'Anaheim, les champions de la section Pacifique -, mais plutôt sur la façon dont l'élimination s'est produite.

Les Flames n'ont jamais été déclassés, pas même lors de la défaite de 3-1 au Saddledome qui a confirmé leur élimination, mais en raison de plusieurs ratés ils n'ont pu prolonger la série à un match no 5.

«C'est une leçon pour chacun d'entre nous, car la ligne est mince entre gagner et perdre en séries éliminatoires», a expliqué le capitaine des Flames Mark Giordano, dont l'équipe a été balayée en quatre matchs en série quart de finale de l'Association Ouest. Les pénalités, les erreurs, tous ces petits détails. J'ai eu l'impression que dans chaque match il y avait un petit détail dans lequel ils se sont révélés meilleurs que nous-mêmes, et c'est ce qui a fait la différence.»

La situation des gardiens de but fut de nouveau au coeur des préoccupations des Flames mercredi, comme ce fut le cas lors du match no 3.

Le vétéran Brian Elliott a éprouvé sa part d'ennuis en séries éliminatoires après avoir été acquis des Blues de St. Louis l'été dernier afin d'apporter un peu de stabilité devant le filet, après que les gardiens des Flames soient venus en queue de peloton de la LNH la saison dernière.

Le gardien âgé de 32 ans a concédé un mauvais but dans la dernière minute de la deuxième période du match no 3 qui a donné le ton à la remontée des Ducks. Ces derniers ont effacé un déficit de 4-1 et l'ont emporté 5-4 en prolongation. Elliott, qui a été confronté à 27 tirs, a admis après la rencontre qu'il avait laissé tomber ses coéquipiers.

Puisque sa seule autre option était le gardien substitut Chad Johnson, l'entraîneur-chef Glen Gulutzan n'a nommé son gardien partant pour le match no 4 que mercredi matin. Sa décision de retirer Elliott mercredi soir fut très rapide. Ça n'a pris qu'un but, qui a été marqué sur le troisième lancer des Ducks à 5:38.

La foule s'est tue au Saddledome après que le tir des poignets inoffensif de Patrick Eaves, d'un angle impossible, eut ricoché sur la jambière gauche d'Elliott avant de le déjouer.

«Je n'ai pas aimé ce but, a reconnu Gulutzan. J'avais l'impression qu'il nous fallait une étincelle à ce moment-là. Si on pense aux quatre ou cinq premières minutes de la rencontre, nous devons admettre que nous étions très nerveux.»

Elliott, qui deviendra joueur autonome sans restriction le 1er juillet, était complètement abattu après le match.

«Un gardien tire sa fierté du fait qu'il s'offre, ainsi qu'à l'équipe, une chance de gagner à tous les soirs, a-t-il confié. Je ne suis toujours pas capable d'expliquer pourquoi j'ai été déjoué (par le tir d'Eaves). Je me sens mal.»

Cette réponse d'Elliott a parfaitement illustré l'état d'esprit des Flames. Lors de leur participation précédente aux séries éliminatoires il y a deux ans, la formation albertaine était reconnue pour sa capacité à constamment trouver des façons de gagner. Cette année, elle a plutôt trouvé des façons de constamment perdre.

«Nous avons suffisamment bien joué pour obtenir des victoires, a soupiré Gulutzan. Deux, peut-être trois victoires. Nous n'avons pu inscrire les buts dont nous avions besoin en fin de match. Nous tirions constamment de l'arrière par un but. Si on analyse la série, on constate qu'aux moments déterminants nous avons commis certaines erreurs fatales.»

L'entraîneur-chef des Ducks, Randy Carlyle, n'a toutefois pas hésité à lever son chapeau aux Albertains.

C'est vrai qu'ils auraient mérité un meilleur sort à certains moments-clés, a reconnu Carlyle. C'est du sport, et lorsque tu te retrouves du côté des vainqueurs, c'est parce que tu as été opportuniste et que tu as profité de certaines occasions. C'est comme ça que ça fonctionne.»




publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer