René Fasel craint l'absence de la LNH à Pyeongchang

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Le président de la Fédération internationale de hockey sur glace, René Fasel.

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James Ellingsworth
Associated Press
Sotchi, Russie

Les probabilités sont élevées que les joueurs de la LNH ne participent pas aux prochains Jeux olympiques d'hiver.

Le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG), René Fasel, estime à 60 pour cent les possibilités que la LNH refuse de participer aux Jeux de 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud, faute de moyens financiers pour couvrir les polices d'assurance des joueurs.

Dans une entrevue accordée à l'agence Associated Press, Fasel a déclaré que le CIO a annulé sa contribution pour couvrir les frais de voyage des joueurs et les frais d'assurance pour Pyeongchang, laissant à la fédération un manque à gagner de 10 millions US et l'obligeant à «quémander» dans le monde entier pour trouver de l'argent.

«C'est toujours compliqué de les faire venir aux Jeux olympiques, a-t-il expliqué. Et maintenant, avec ces problèmes, je dirais que 50-50, c'est très positif. À mons avis, il y a plus de 60% de probabilités qu'ils ne viennent pas.»

Les négociations et les stratégies de confrontation sont courantes dans le cadre des préparatifs aux tournois olympiques de hockey. Pour les Jeux de Sotchi en 2014, la participation de la LNH a été confirmée seulement en juillet 2013, soit sept mois avant les jeux. Mais le refus du CIO de couvrir les frais d'assurance des joueurs ajoute un défi supplémentaire pour 2018.

Alors que le CIO verse environ 40 millions à la FIHG en revenus à chaque Jeux olympiques, Fasel insiste sur le fait que cet argent est destiné à développer le hockey et souhaite que les comités nationaux olympiques et les fédérations de hockey comblent l'écart.

Le CIO a retiré sa subvention supplémentaire parce que ses dirigeants ont «un peu peur que les autres fédérations viennent aussi demander une compensation pour les frais de voyage et d'assurance», a déclaré Fasel, qui est aussi un membre du CIO et qui siège à sa commission exécutive.

«Je pense que mon plan est de travailler plus étroitement avec les comités olympiques nationaux. Normalement, ils assurent les frais de transport et d'assurance pour les athlètes quand ils viennent aux jeux. Alors, j'ose croire que certains de ces comités sont également prêts à dépenser un peu d'argent pour ça. Nous devons donc faire le tour et quémander un peu.»

Fasel a déclaré que la date limite pour parvenir à un accord est la fin de cette année car la LNH doit établir son calendrier en vue de la saison olympique.

«Si vous ne comptez pas sur les meilleurs aux Jeux olympiques, ce sera certainement une compétition différente», a-t-il ajouté, mais il a averti: «Au final, quelqu'un doit payer. Voilà toute la question. Pour ma part, je ferai tout mon possible pour y arriver.»

Il a rejeté l'opinion selon laquelle le retour de la Coupe du monde de hockey pourrait amener certains joueurs à être moins enclins à faire pression pour disputer le tournoi olympique.

«Il n'y a rien comme les Jeux olympiques. Je pense que pour un athlète, ce n'est pas la même chose de remporter une médaille d'or que de gagner la coupe Stanley. Vous pouvez gagner la coupe Stanley à chaque année.»

À Pyeongchang en 2018 et à Pékin en 2022, les Jeux olympiques d'hiver se déplacent vers l'Asie et loin de l'Amérique du Nord et des pays européens qui ont toujours été la pierre angulaire de hockey.

La Corée du Sud, qui a formé une équipe composée d'un mélange de joueurs étrangers et locaux, n'aura pas la tâche facile au tournoi olympique en 2018. La Chine, elle, est encore moins compétitive.

Après des défaites contre l'Islande et l'Espagne le mois dernier, la Chine évoluera dans le cinquième tiers au championnat du monde de l'an prochain et, en 2022, elle pourrait devenir la première nation hôte à ne pas aligner une équipe de hockey - une situation qui inquiète l'IIHF, étant donné le potentiel de la Chine comme marché pour le sport.

«Ils n'aiment pas perdre la face. Ils ne peuvent donc pas ne pas avoir d'équipe, a expliqué Fasel. Je l'espère et je pense qu'ils auront une équipe chinoise à Pékin en 2022. Nous ne pouvons toutefois pas les envoyer sur la patinoire s'ils sont pour perdre 15 ou 20-0. Nous ne pouvons pas faire ça.»

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